I. Méditation résumée
2e Prélude. — Jésus dans le temple, assis avec une calme gravité au milieu des docteurs.
Remarque préliminaire. — Cet exemple du Sauveur mérite à un titre particulier d’attirer toute notre attention. Il renferme une peine, une douleur de saint Joseph, de la trè3 sainte Vierge, et, par contre coup, du Cœur même de Jésus. Cette peine, pourquoi Jésus se l’est-Il imposée à Lui-même et à ses saints parents? Avait-Il besoin d’éprouver la vertu de ceux-ci? Nullement. Mais II voulait instruire ses disciples à venir; leur apprendre quelle force peut et doit accompagner la délicatesse la plus exquise du sentiment, jusqu’à faire oublier les liens les plus étroits et les plus légitimes. Disposons la méditation en vue de recueillir ce fruit principal.
Nous considérerons la grandeur de caractère que dénotent dans cette scène :
1er point. — La liberté de cœur, qui demeure intacte au milieu de profondes mais saintes affections, et malgré les prévisions les plus pénibles. « Il demeura à Jérusa-
lem à l’insu de ses parents... Votre père et moi nous étions, tout affligés, à votre recherche. » (#. 43-48.)
2e point. — Une entière indépendance des hommes , alliée à une humble soumission aux hommes. Docile à toute volonté de Joseph, de la sainte Vierge, Jésus se réserve une complète liberté de suivre l’appel divin. Cette considération L'émeut et L’entraîne : « Les affaires de mon Père. * (*. 49.)
3e point. — Le parfait dévouement à Dieu. Ces affaires ne L’occupent pas d’une façon quelconque. Il s’y doit, Il y veut être tout entier. « Il faut que je sois aux affaires de mon Père. » (t. 49.)