‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré CœurChapitre 132 sur 334 · II. Développements · texte numérisé non relu

II. Développements

1er point. La soumission de Jésus.

1. 1. Considérons la promptitude, le contentement avec lequel Notre-Seigneur obéit. Il témoigne à ses parents cette obéissance dont saint Paul a exalté la perfection, en rappelant les paroles qui, d’après le prophète, devaient marquer son entrée dans le monde. Le Verbe fait chair s’offrit à son Père en ces termes : « Me voici pour faire votre volonté1. » Il témoigne cette obéissance, car c’est la volonté de son Père qu’il entend accomplir par sa soumission à Marie et à Joseph.

2. Notre-Seigneur nous enseigne aussi par son exemple, qu’il importe peu d’être Supérieur ou inférieur : que la seule chose nécessaire, c’est de remplir son devoir à la place marquée par la Providence divine.

II. 1. Beaucoup d’hommes professent d’obéir à Dieu, mais refusent d’être soumis à d’autres hommes. Du moins, combien cette seconde obéissance leur est plus difficile ! Pourquoi Pest-elle? Parce qu’elle contrarie notre amourpropre ou notre vanité; ou bien encore, parce que noua ne pénétrons pas assez la volonté de Dieu dans l’obéissance rendue à d’autres hommes.

Désormais mettons comme un soin jaloux à prouver notre obéissance à Dieu par la soumission que, pour Lui, nous professons à des créatures.

2. Supérieurs ou inférieurs, acceptons le rôle qui nous est destiné, sans vanité et sans regret.

(1) Hebr. 10, 9.

3e JOUR. LA VIE CACHÉE DE JÉSUS

2e point. L’élan de Jésus vers la perfection.

I. Comment nous représenter l’entraînement du Cœur de Jésus vers tout bien, vers toute perfection? Il y voyait une volonté de son Père: et faire cette volonté, tel était, — Il le disait Lui-même, — son aliment. Et puisque dès le premier instant de son existence, la plénitude de grâce et de mérite Lui était acquise, combien cette ardeur était pure de tout intérêt personnel !

II. Notre volonté est-elle de la sorte inclinée vers tout bien, n’attendant que de le connaître, pour le saisir et le pratiquer? Hélas! comme tant d’hommes, n’en venons-nous pas à nous dissimuler la volonté de Dieu, pour nous excuser de ne pas l’accomplir?

Oh! Si nous savions le don que Dieu nous fait par ses préceptes et ses conseils! Nous comprendrions qu’il nous invite à un festin. Aucun attrait ne serait comparable à celui de la vertu et de la perfection. Quand cesseronsnous d’être des enfants prodigues, de gaspiller par égoïsme ou lâcheté des trésors éternels?

3e point. L’affabilité de Jésus.

I. La vertu de Notre-Seigneur était aimable : elle n’effarouchait personne; elle gagnait tous les cœurs.

II. Une sainteté accomplie est toujours affable. A cette condition seulement, elle peut être apostolique. Le bien et le beau sont indissolublement unis. Une vertu qui rebute est imparfaite. Et lors même que l’obstacle viendrait du naturel, ou des dispositions physiques, cette austérité malentendue indiquerait un défaut d'empire sur soi-même.

COLLOQUE

Prenons Jésus enfant comme modèle. Qu’Il nous enseigne à sanctifier notre vie cachée : cette vie d’ordinaire si négligée, et qui occupe cependant la majeure partie de

notre temps, et peut être si précieuse pour les autres et pour nous. Jésus Enfant, rendez notre cœur semblable au vôtre !

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