‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré CœurChapitre 131 sur 334 · I. Méditation résumée · texte numérisé non relu

I. Méditation résumée

2« Prélude. La modeste demeure de Nazareth.

Remarque préliminaire. — Ces deux versets du texte sacré, qui résument trente années d’une vie divine, nous révèlent :

1er point. — Un cœur humblement soumis , d’une soumission simple et entière : « Et il leur était soumis. * (t. 51).

(1)8 Lue. 2, 40.

3e JOÜB. LA VIS CACHÉE DE JÉSUS 281

2e point. — Un cœur adonné à la pratique de toutes les vertus 1 : « Jésus croissait en sagesse... et en grâce devant Dieu. » (t. 52).

3e point. — Un cœur plein de charmes et d’affabilité. « Jésus croissait en grâce devant les hommes. * (ti. 52).

Ou, si nous voulons faire ressortir les précieuses leçons de cette vie cachée, Jésus nous donne :

1er point. — Une leçon d’obéissance et de mépris pour l’humaine grandeur {t. 51).

(1) La grâce proprement dite est un bienfait gratuit de Dieu qui dépasse toutes les exigences de la nature créée. Il ( st question ici de la grâce sanctifiante, qui nous rend amis de Dieu et nous assure l’héritage du ciel. Cette grâce, reçue d’ordinaire au saint baptême, s’augmente à l’occasion des actes vertueux que fait l’homme juste, à chaque sacrement dignement reçu par lui.

Jésus avait dans sa nature humaine une double grâce. L’une, infinie, incréée, était l’union même de cette humanité avec le Verbe divin, la seconde personne de la Sainte Trinité. L’autre, créée et nécessairement finie, comprenait notamment la grâce sanctifiante. Mais dès le premier instant, Jésus en posséda l’admirable plénitude destinée par la sagesse de Dieu à parer dignement le Chef de l’humanité régénérée.

Ni la grâce incréée, dont il ne s’agit pas dans ce passage de S. Luc, ni la grâce sanctifiante, ne pouvaient donc, en Jésus, recevoir ces accroissements véritables que semblerait indiquer la lettre du texte sacré. Mais rien n’empêchait le Sauveur de régler sur les progrès de l’âge les manifestations des richesses surnaturelles de son âme, de multiplier ces actes de vertu dont le mérite infini eût réellement fait croître la grâce, si la plénitude n’en avait été versée dans son cœur. En disant que Jésus croissait en sagesse et en grâce devant Dieu, lVvangéliste entend donc signifier qu’une plus grande sagesse apparaissait en Lui, qu’il développait l’exercice extérieur des vertus. Nous avons voulu insinuer cette explication, en formulant ainsi le 2e Point : « Un cœuf^ adonné à la pratique de toutes les vertus » plutôt que de répéter la lettre : « Un cœur croissant en grâce devant Dieu. »

2e point. — Une leçon de progrès (t. 51).

3e point. — Une leçon d'affabilité (t. 52).

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