‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré CœurChapitre 225 sur 334 · I. Méditation résumée · texte numérisé non relu

I. Méditation résumée

2e Prélude. — La route de Jérusalem à Emmaüs. Trois promeneurs sur cette route. L’un d’eux est Jésus.

Remarque préliminaire. — Jésus, dans son corps mystique qui est l’Église, repasse par les humiliations et les souffrances de sa vie mortelle. Combien de ceux qui L’aiment, éprouvent la tristesse découragée des disciples d’Emmatts, et comme eux descendent de Jérusalem, si

nous voulons voir, dans le nom symbolique de cette ville ( ville de la paix ), la figure d’une paix tranquillement possédée. Le Sauveur, plein d’une compatissante pitié, rejoint les deux disciples pour relever leur courage. Recueillons à notre tour ses fortifiantes consolations.

1er point. — La consolation de la foi. Elle est suggérée par le reproche : « O insensés et lents à croire tout ce que les prophètes ont dit * (t. 25). Les souffrances du Sauveur étaient prédites. Il a Lui-même annoncé les épreuves de l’Eglise. « Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups1. Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous... Le serviteur n’est pas plus grand que son maître... S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi... Vous aurez de grandes afflictions dans le monde2. »

2e point. — La consolation de l’ espérance. La souf france est le chemin de la gloire. « Ayez confiance, j’a" vaincu le monde3. » Perspective sur le règne futur du Christ, l’exultation perpétuelle de l'Église triomphante.

3e point. La consolation de la charité : l’assistance réelle, bien qu’invisible, du Christ; sa communication familière avec les siens, l’ardeur intime qu’il fait naître; le pain qu’il rompt et nous donne dans l’Eucharistie; tous les éléments de consolation qui se déduisent aisément du récit de saint Luc. (t. 15-35.)

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