Portons maintenant le regard sur le médiateur
a) « Tune dixi , eccevenio^ . » Alors je me suis écrié :
(1) Ép. aux Hébr., 10, 7.
« Me voici. » Paroles amies, paroles réconfortantes, qui viennent soudain frapper notre oreille !
D’où partent-elles? D’une crèche, d’un enfant qui est couché dans les langes.
D’un Enfant-Dieu! « Vous n’avez point voulu d’hostie ni d’oblation, mais Vous m’avez formé un corps. Les holocaustes pour le péché n’ont pu Vous plaire. Alors j’ai dit : Me voici; je viens, selon qu’il est écrit de moi dans le livre, pour faire, ô mon Dieu, votre volonté... Et c’est cette volonté, ajoute l’Apôtre, qui nous a sanctifiés par l’oblation du corps de Jésus-Christ 1. »
Oh! le dénouement magnifique! solution où éclate une sagesse infinie ! Entre Dieu et l’homme s’interpose l’Homme-Dieu. C’est dans notre nature que la satisfaction sera offerte, mais dans une nature substantiellement unie au Verbe ; c’est un homme comme nous qui offrira le prix, mais un homme dont toutes les actions ont une valeur infinie.
Et voilà qu’au-dessus de cette crèche, j’entends les anges chanter : » Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté1 2. »
Goûtons ce bonheur d’être réconciliés avec Dieu, de voir une fin imposée au désordre insupportable de notre rupture. Désormais, ô mon Dieu, que l’univers nous révèle vos magnificences! Nous les publierons hautement; nous les chanterons en enfants chéris jusqu’à ce que nous allions en posséder, en célébrer la plénitude dans le ciel qui nous est rouvert.
b) Mais cet enfant, considérons-le de près. Il a un cœur. De ce cœur sont parties les paroles qui me ravissent; là, je lis l’amour qui Lui fait prendre cette mission, accepter d’être mon Médiateur, et cela en mourant sur la croix.
(1) Ép. aux Hébr., 10, 5, 10.
(2) Év. S. Luc. 2, 14.