‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré CœurChapitre 46 sur 334 · Faisons, sur ce point, un examen personnel, sérieux · texte numérisé non relu

Faisons, sur ce point, un examen personnel, sérieux

(1) Év. S. Jean, 6, 69.

(2) St0 Marg.-Mar., Vie et Œuvres , I, 125.

(3) Év. S. Luc, 22, 33.

ART. V. L’OFFICE DE DISCIPLE, lrc MÈD.

Hélas! combien souvent j’ai écouté dans ma vie d’autres voix que celles de Jésus ! M’en suis-je jamais bien trouvé?

Et plus je tarde à fermer l’oreille à ces autres avis, moins ma docilité aux enseignements de Jésus sera méritoire : fondée qu’elle sera, moins sur la foi qui croit avant d’avoir vu, que sur une longue expérience de mécomptes, qui me forcent à me réfugier finalement auprès de Lui.

Je regretterai profondément mes égarements passés.

COLLOQUE

1. Je mettrai en parallèle les deux maîtres qui prétendent enseigner et conduire les hommes : le monde et Jésus-Çhrist.

Qu’est-ce que le monde? Vague collectivité, égoïste et inconstante, qui ignore elle-même les chefs auxquels elle accorde un moment de faveur ; — et qu’est Jésus-Christ?

Qui dicte au monde ses principes? Sur quelles grandes raisons sont-ils appuyés? — Et Jésus, d’où emprunte-t-Il les siens? « Tout ce que j’ai enteudu de mon Père, je vous l’ai fait savoir L »

Où mènent les principes du monde? — Où conduisent ceux de Jésus-Çhrist?

Ce monde qu’a-t-il fait pour moi? — Que n’a pas fait pour moi Jésus-Christ?

Combien suivent le monde? — Combien peu de vrais disciples compte Jésus-Christ?

2. A cette vue, je me prendrai à déplorer l’erreur ingrate de tant d’hommes, et la part si large que les préjugés, les préoccupations du monde ont, hélas ! tenue dans ma propre vie.

Par ma bonne Mère Marie, j’implorerai mon pardon.

3. Et m’adressant à Jésus-Christ, comme à mon seul Maître, je Lui présenterai tout mon esprit et tout mon

(1) Év. S. Jean, 15, 15.

132 SECT. n. MÉDITATIONS > CH. I. OFFICES

cœur, résolu de ne plus m’attacher qu’à Lui, de ne plus m’inspirer que de ses enseignements.

4. Et je supplierai son Père et mon Père, par les mérites de ce Fils bien-aimé, qu’il me fasse la grâce d’écouter désormais mon vrai, mon seul Maître, comme Lui-même m’en a donné l’ordre : « Voici mon Fils bien-aimé, écoutez-Lel. »

Je m’unirai, pour cet Office, au Chœur des Chérubins, et choisirai, comme de coutume, un saint protecteur outre la Sainte.

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