‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré CœurChapitre 54 sur 334 · IL · texte numérisé non relu

IL

(3) Év. S. Jean, 14, 31.

voulait dire : Allons à la mort. Un peu auparavant, Il avait dit : « Je vous ai aimés. La plus grande preuve d’amour consiste à donner sa vie pour ses amis1. » Et plus clairement ailleurs : « Je meurs pour mes brebis2. »

Aucun autre motif encore que ce même amour n’a pu Lui inspirer cette série de renoncements, de peines et de sacrifices, cette acceptation d’injures et d’outrages, qui constituent l’autre aspect de son immolation.

3. Les fruits de son sacrifice. Une gloire infinie est rendue à Dieu, gloire que jamais aucune iniquité ne parviendra à ternir. Car elle surpasse infiniment tout ce que les hommes et les démons peuvent opposer à Dieu de malice rebelle.

Réjouissons-nous grandement de ce premier effet.

C’est notre salut; c’est tout bien qui nous arrive. Toute grâce, toute faveur, toute bénédiction nous sont accordées parce qu’il fut victime.

Les immolations de sa vie sont notre lumière et notre consolation.

Celles de sa passion sont toute notre richesse.

Celles de l’Eucharistie nous dispensent cette richesse, et nous préparent l’aliment de vie.

Cœur de Jésus, après cela, comment Vous refuser un dévouement parfait?

2e point. Soyons victimes.

1. Combien il est juste que Jésus ait, dans son corps mystique, quelques membres qui acceptent de s’immoler à l’exemple de leur chef !

Sera-t-Il le seul Roi qui, à côté de la masse de ses sujets, n’aura pas une élite spécialement dévouée?

(1) Év. S. Jean, 15, 12. 13.

(2) Ibid., 10, 15.

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