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Combien il est juste que nous soyons ses victimes

a) C’est nous qui avons entendu les confidences du Sacré-Cœur, et ses appels à l’expiation.

b) Mieux que beaucoup, nous connaissons, nous comprenons le sacrifice de Jésus.

c) Comme prêtres, comme religieux, affranchis des entraves du siècle, nous avons toute liberté de nous immoler.

d) Notre dévotion au Sacré-Cœur nous y pousse intérieurement. Oserions-nous le nier?

Nous sentons que c’est la seule manière de répondre parfaitement aux intentions du Sauveur. Et nous comprenons également, que seule une âme qui s’immole peut tirs parfaitement soumise au bon plaisir divin.

3. Comment serons-nous ces victimes ? Diverses formules résument ce qu'il faut faire.

a) En voici une première, bien éloquente dans sa simplicité : « Laissez-vous consumer du feu de l’amour divin, par une continuelle mortification et abnégation. » Méditons chaque terme.

Le feu de V amour divin , c’est-à-dire l’intention parfaitement pure qui inspire le sacrifice, et la généreuse ardeur que nous mettons à l’accomplir.

(1) Év. S. Luc, 24, 26.

152 SECT. n. MÉDITATIONS, CH. I. OFFICES

La mortification , c’est-à-dire tout ce qui coûte, peine, fait souffrir.

L’ abnégation, c’est-à-dire le sacrifice intérieur de tout désir, intérêt, satisfaction personnelle.

La mortification , V abnégation continuelles : c’està-dire l’esprit de mortification, d’abnégation, qui transforme celles-ci en saintes habitudes.

b) Nous serons victimes, en accomplissant dans notre chair ce qui reste d’une certaine manière à souffrir à Jésus Christ1. L’application des mérites de la passion du Christ demande que Jésus-Christ souffre encore dans son corps mystique. A nous l’expiation/ et pour nous-mêmes et pour les pécheurs.

c) Être victime, c’est encore accepter d’être traité dans notre vie, comme Notre-Seigneur l’est dans le Saint- Sacrement. Réfléchissons à la portée de cette expression.

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