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Quels seront les fruits de notre immolation

La glorification de Dieu et de Notre-Seigneur.

Un apostolat fécond, qui nous sanctifiera nous-mêmes.

La paix et la joie du Saint-Esprit. Le Psalmiste et l’Apôtre sont d’accord pour le dire2 : ces hommes superbes et cupides qui se sont recherchés eux -mêmes, « n’ont pas connu la voie de la paix ». Mais ceux qui se conduisent selon la règle de Jésus-Christ et la doctrine de sa croix obtiennent la paix et la miséricorde en partage. Ils sont le véritable Israël auquel Dieu les a promises3.

1. Reconnaissons que l’existence la plus sublime est une existence volontairement dévouée à l’immolation.

(1) Ép. aux Coloss., 1, 24.

(2) Ps. 13, 3 ; ép. aux Rom., 3, 17.

(3) Ép. aux Gai., 6, 16.

ART. VI. L’OFFICE DE VICTIME, 3e MED.

S’il y avait eu une voie plus excellente, Notre- Seigneur nous l’aurait indiquée1.

Constatons en même temps qu’elle surpasse de beaucoup notre faiblesse, notre lâcheté.

2. Bien peu de personnes, d’autre part, acceptent cette vie, etNotre-Seigneur mérite tant qu’on la mène pour Lui !

3. Rappelons-nous qu’il est capable de suppléer tout ce dont nous manquons, et que nous devons mettre en Lui une entière confiance.

Faisons donc généreusement, par les mains de Marie, notre oblation à Notre-Seigneur.

Unissons-nous au Chœur des Vertus pour cet Office, que nous placerons sous la protection de la Sainte et d’un saint Martyr.

Ille MÉDITATION

1er Prélude. Me représenter Notre-Seigneur, entouré de ses disciples, et prononçant ces paroles que saint Paul nous a heureusement conservées dans ses conseils d’adieu aux prêtres d’Éphèse : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir2. »>

2e Prélude. Demander instamment d’abord la grâce de comprendre par quel don, par quelle immolation constante de Lui-même, Notre-Seigneur a vérifié ces paroles, ensuite la grâce d’en faire, par amour pour Lui, le programme de notre vie.

1er point. L'exemple de Notre-Seigneur.

La vie de notre cher Sauveur révèle constamment une action bienfaisante, un amour désintéressé qui n’est jamais bien payé de retour. Partout II donne sans rece-

(1) Imit., n, 12, 15.

(2) Actes des Apôtres, 20, 35.

voir. Mais j’arrêterai mon attention^ sur quatre grandes occasions de recevoir, qui ne sont pour Jésus que des occasions de donner; que dis-je, de Se donner Lui-même.

1° A sa naissance , l’enfant, par sa faiblesse même, réclame et obtient les soins de tous; il les reçoit sans rien pouvoir donner. La naissance est pour Notre-Seigneur le moyen de Se donner à moi comme compagnon : compagnon, si je le veux, inséparable. « Se nascens dédit socium. *

2° Aux banquets , on s’empresse autour des convives. On se prodigue pour leur plaire. Notre-Seigneur s’assied à la table du pharisien, en vue de donner le pardon à une pécheresse repentante : Il choisit la dernière Cène, pour Se donner à nous en nourriture. « Convescens in edulium. * 3° La famille éplorée, les amis entourent un père mourantj s’évertuent à soulager son agonie, à lui prouver leur affection. Lui, quand II meurt, Il songe à me donner sa Mère; Il se donne Lui-même comme rançon pour moi. « Se moriens in pretium. *

4° Le règne symbolise aux yeux des hommes la jouissance et l’honneur. Jésus monte au ciel pour y être ma récompense. « Se regnans dat in praemium1 . » Reconnaissance au Sacré-Cœur de Jésus.

2e point. L'enseignement de Notre-Seigneur .

« Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. *

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