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Cette prière de Jésus nous était indispensable

a) Sans elle, nous n’aurions pas le Sacrifice de la nou-

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velle alliance. En effet, nne institution positive est nécessaire pour donner au sacrifice sa signification et sa portée. Ce n’était donc pas assez que le Christ s’offrît à son Père ; Dieu devait agréer la victime et l’offrande. Le Père l’agréa à la prière de Jésus-Christ.

b) Sans elle encore, les oeuvres méritoires du Christ, sa passion elle-même ne nous auraient pas profité. Le Christ était homme, sans doute, mais II n’était pas le pécheur auquel II consentait à se substituer. Qu’est-ce donc qui obligeait Dieu à accepter l’échange? Mais le Christ pria : Il obtint pour ses expiations d’éteindre nos dettes; pour ses mérites, de devenir le trésor inépuisable de son Église, et, par elle, de l’humanité.

Seule la prière efficace du Christ pouvait obtenir de nous sauver par son offrande, de nous enrichir par ses souffrances.

3. Nul n’était fondé à prier pour nous au même titre que le Christ.

Toujours d’accord avec Lui-même, Dieu établit dans les deux ordres, naturel et surnaturel, un même rapport d’influence entre notre action et ses effets. Dans les deux ordres, elle est d’autant plus efficace, qu’elle est plus voisine de son objet. Nous sommes plus puissants auprès de Dieu en faveur de ceux qu’un lien légitime rapproche de nous. Pour ceux qui sont commis à leurs soins, la prière d’un père, d’une mère, d’un supérieur, vaut plus que celle d’un étranger.

L’ordre de la charité nous dévoile donc une gradation de crédit spirituel et de puissance sur le cœur du bon Dieu. Or, Jésus-Christ est envoyé au genre humain comme un nouveau Père. Il engendre spirituellement tous ceux qui L’accueillent. « A tous ceux qui L’ont reçu, Il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu1. » Quel

(1) Év. S. Jean, 1, 12.

art. vnr. l’office de SUPPLIANT, lre MED. 177

lien plus intime que celui qui unit les enfants à leur Père? DeYplus, la valeur de ce lien n’augmente-t-elle pas avec le prix de la vie qui est communiquée? Et la vie divine à laquelle le Christ nous enfante ne remporte-t-elle pas infiniment sur toute autre vie? Transcendante à tous les autres points de vue, la prière que le Christ formule pour nous s’appuie encore sur une incomparable intimité. Et nous bénéficions réellement de cette prière. Écoutons Notre -Seigneur après la Cène. Quoi de plus formel que ces paroles : « Père, je ne prie pas seulement pour ces apôtres qui m’entourent, mais aussi pour ceux qui, par leur prédication, croiront en moi1. »

II. Cette prière sacerdotale de Jésus-Christ nous inspire-t-elle toute la confiance qu’elle devrait? Malgré cette prière, serions-nous de ces pusillanimes auxquels Notre- Seigneur dirait : « Hommes de peu de foi, pourquoi avezvous douté2? »

2e point. Notre prière par Jésus-Christ .

I. 1. Notre-Seigneur a poursuivi le dessein général, universel, de partager ses biens avec ceux qu’il appelle légitimement ses enfants, ses frères, ses amis. Il nous a réservé de la sorte la grâce d’avoir une prière entée sur la sienne, et digne à ce titre d’être exaucée. A la suite de l’Église, nous prions par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Qu’est-ce que cela veut dire?

Cela signifie d’abord que notre prière émane de cette vie divine que le Christ, notre chef, nous a infusée et entretient en nous.

Et ensuite, que nous invoquons les mérites surabondants de Notre-Seigneur Jésus-Christ comme raison principale d’être entendus.

(1) Év. S. Jean, 17, 20.

(2,) Èv. S. Matth., 14,31.

Cela veut dire encore que nous en appelons à la prière que le Christ a faite pour nous sur la terre, et à son intercession constante pour nous dans le ciel. Il est là, d’après l’apôtre, « toujours vivant, afin d’intercéder pour nous * L

Et par là même, cela signifie que nous prions d’accord avec le Christ. Nous n’entendons formuler d’autres prières que celles que Jésus peut appuyer. Il savait, Lui, quels biens Dieu faisait dépendre de ses supplications. Nous l’ignorons, il est vrai. Mais l’apôtre nous rassure : l’Esprit-Saint agit en nous pour diriger leurs prières vers leurs vrais buts.

II. 1. Le Christ pouvait prier en tant qu’homme. Comme Dieu, Il disposait des biens qu’il sollicitait pour nous. Sa prière n’est donc pas celle d’un serviteur impuissant, sans ressources. Elle fait partie des abaissements volontaires de son humanité devant son Père éternel. Et une des raisons pour lesquelles le Christ voulut prier, c’est qu'il désirait nous donner l’exemple1 2.

Correspondons à cette intention du Christ; devenons des hommes de prière. Prenons conscience de notre rôle d’intercesseurs. Soyons heureux et fiers de le remplir. Mettons-y tous nos soins.

2. Aidé du Saint-Esprit, qu’il est grand, le chrétien qui prie ! Quel spectacle auguste pour les anges eux-mêmes !

3. Seul le juste en état de grâce participe pleinement à la vie du Christ. Quelques vestiges de cette vie demeurent pourtant dans les pécheurs qui ont gardé la foi et l’espérance, ou même la seule foi. Ceux-ci sont donc admis à prier. Mais les prières des justes, des chrétiens, sont douées d’une efficacité particulière.

(1) Ep. aux Hébr., 7, 25.

(2) Cf. Petàü, De Incarnatione, 1. 2, c. nu, n. 12, et voir là les textes des Saints Pères.

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3® point. Notre prière pour Jésus-Christ.

I. 1. Cette prière que Jésits-Christ a de la sorte ennoblie, divinisée, pour qui va-t-elle supplier Dieu?

a) Un vaste champ s’étale à notre regard ; avec toutes les applications particulières de la grâce du Christ, pour lesquelles notre intervention paraît providentiellement requise. Nous le savons : le Christ a tout mérité; et sa prière a obtenu l'application générale de ses mérites aux hommes d’ici-bas. Mais pour que telle ou telle âme en particulier mette cette grâce à profit, pour que la rosée en descende plus abondante sur telle ou telle contrée, de nouvelles œuvres et prières sont attendues de Dieu : nos prières, que Jésus a rendues efficaces.

Les besoins multiples que nous découvrons en nous viennent ainsi solliciter l’usage de notre puissance surnaturelle.

h) Mais une fin spéciale ne s’offie-t-elle pas à être poursuivie; et cette fin n’attire-t-elle pas notre cœur? Si nous sommes reconnaissants, rien doit-il autant nous toucher que les intérêts et la consolation du Sacré Co ur de Jésus? Lui-même nous l’apprend en nous faisant dire dans l’oraison dominicale : « Que votre règne arrive * : nos pieuses instances peuvent hâter ce règne, le préparer, en procurant des triomphes à son Cœur! Pouvoir obtenir de Dieu que son Fils, notre Sauveur, soit davantage connu et aimé, qu’il retire quelque bénéfice de tout ce qu’il nous a donné ; réjouir ainsi vraiment le Cœur de ce Fils en multipliant autour de Lui les témoignages d’affection et de dévouement, — car ce Cœur est sensible à toute délicatesse, — quelle perspective séduisante pour les amis de ce divin Cœur!

c) Allons-nous donc passer d’un but à l’autre, prier tantôt pour les hommes, tantôt pour Jésus-Christ? L’ingénieuse bonté du Sauveur nous ménage mieux. Devinant

rembarras de ce choix, les inconvénients de ces fluctuations, Il nous les a comme épargnés. S’assimilant à tous ceux qui croient en Lui, Il regarde comme fait à Luimême ce que l’on fait au moindre des siens. Or, tous. ces hommes pour lesquels nous obtenons de3 grâces, Lui appartiennent en quelque manière, sont appelés du moins à Lui appartenir, et, même à leur insu, commencent mystérieusement à croire en Lui. « Saul, pourquoi me persécuter »? C’est le reproche que Jésüs fait à saint Paul en le voyant s’acharner à la poursuite des chrétiens. A plus forte raison, toute bonté témoignée à des chrétiens l’estelle en même temps à Jésus. C’est que Jésus se forme un corps mystique; Il en est la tête, nous en sommes les membres : membres qui peuvent encore, hélas! s’en détacher pour leur perte. Mais la grâce est la vie propre de ce corps. Sans relation avec ce corps, on espérerait en vain une faveur céleste.

Demander pour nous-mêmes ou pour autrui, c’est donc demander pour Jésus ; pour Jésus ou l’un de ses membres.

Il nous est loisible de ramener à une magnifique unité tous nos buts de prière : Jésus mystique les comprend tous. Toutes nos prières peuvent être formellement pour Jésus.

II. Aimons à nous placer à ce grand point de vue, qui nous permet de rapporter à Jésus tout ce que nous avons reçu de Lui.

o. Quelle raison de prier beaucoup, quand on prie pour Jésus ! Et quelle raison de prier bien, afin de prier beaucoup.

3. Le Christ pria pour nous à l’heure de sa passion et sur la croix. Il pria en souffrant pour nous. Joignons des sacrifices à nos prières pour Jésus.

colloque

« En tant qu’il est notre prêtre, le Christ prie pour nous; en tant qu’il est notre chef, Il prie en nous; en

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tant qu’il est notre Dieu, Il est prié par nous1. » Inspirons-nous de ce texte ancien, pour nous pénétrer de confiance envers un Dieu qui nous aide Lui-même à Le prier. Exprimons-Lui les vœux que nous formons dans le Christ Jésus. Demandons l’intelligence meilleure de ce Christ mystique, afin de pouvoir, comme saint Paul, parler, agir, prier, vivre dans ce Christ, c’est-à-dire, comme membres de ce Christ, selon la volonté du Chef et sous la douce influence de son Saint-Esprit.

Il® MÉDITATION

1er Prélude. Représentons-nous Notre-Seigneur sur une des montagnes de la Judée, passant toute la nuit en oraison.

2e Prélude. Nous demanderons avec ferveur cette grâce des grâces, de puiser chez notre divin Modèle le véritable esprit de prière.

1er point. L'exemple de Notre-Seigneur.

1. Quelle part la prière a dans sa vie. Ses premières années passées dans un silence extérieur absolu, qu’étaientelles, sinon une suite ininterrompue de fervents entretiens avec son Père? — Qui peut dire la large part qu’il réservait à l’oraison pendant tout le temps de sa vie cachée, c’est-à-dire, pendant la plus grande partie de son existence?

Du reste, les travaux, les occasions extérieures ne pouvaient suspendre l’oraison privilégiée dont jouissait son âme, et qui se prolongeait même pendant le sommeil. L? théologie est formelle sur ce point2.

(1) Sermon 382 parmi les œuvres de S. Augustin, sur S. Étienne. (M. P. L., t. xxxix, col. 1685.)

(2) Voy. Suabez, De Voraison, livre II, c. 19, n. 5. 6.

Cependant, quand l’heure est venue d’annoncer la bonne nouvelle, tant de prières ne lui semblent pas suffire; Il veut se préparer à la vie apostolique par quarante jours de jeûne et de supplication au désert.

Il prie au milieu même des courses de sa vie publique; plus d’une fois l’Évangile appelle notre attention sur les prières qu’il prolongeait durant toute la nuit.

Quel grand et salutaire exemple Notre-Seigneur nous donne là ! Que deviennent, mis en regard de cette leçon, nos prétextes ordinaires pour abréger les exercices de piété convenant à notre état? Une bonne fois, touchés de cet exemple, renonçons à d’aussi vaines excuses. Non, ni embarras ni occupations ne nous dispensent d’être des hommes de prière.

2. Dans quelles circonstances voyons-notis Notre - Seigneur prier?

Notre Seigneur prie :

Avant les actions principales de sa vie : l’élection des apôtres, la résurrection de Lazare, l’institution de l’Eucharistie, sa passion.

Après les succès. On veut Le faire Roi; 11 s’enfuit sur la montagne, pour prier.

Dans les angoisses et les tourments. « Réduit à l’agonie, Il redouble sa prière1 ; * sur la croix, Il emprunte au Psalmiste2 des accents prophétiques qui Le concernaient : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné? *

Au moment de quitter ses chers Apôtres, Il mêle alors aux plus touchants avis d’ardentes supplications, pour que son Père les préserve de la contagion du monde, leur donne en Lui un cœur et une âme. Et sa voix monte au Ciel pour nous aussi, pour tous ceux qui croiraient en Lui.

(1) Év. 8. Luc, 22, 43.

(2) Ps. 21, 2.

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Que ces leçons, encore une fois, sont instructives ! Nos efforts peuvent-ils, sans le >ecours divin, avoir l’effet désiré? Combien une prière fervente remplacerait utilement les soucis qui nous absorbent et nous rongent ! — Qu’il nous siérait bien de chercher dans l’action de grâces un refuge contre nos vaines complaisances en nous-mêmes ! — La supplication résignée et confiante doit prendre, dans l’épreuve et l’affliction, la place de la plainte et du murmure. — Et si des âmes nous sont confiées, cultivonsles autant par la prière que par nos conseils.

3. Comment Notre- Seigneur prie-t-Il? Ici, pour nous, quel sujet de confusion! Il est le Fils de Dieu. La dignité de sa personne relève à l’infini ses moindres actions ; et pourtant, aux moments réservés à la prière, Il renvoie la foule, Il congédie les disciples; et, nonobstant sa lassitude, gravit les montagnes pour offrir, pendant la nuit, à Dieu son Père, des hommages empreints de ce profond respect auquel saint Paul attribue leur efficacité1.

Et nous, qui ne sommes rien, quelle gêne nous imposonsnous, quels efforts faisons-nous, pour prier avec le respect et l’attention voulus? La prière est tout à notre avantage; et, à nous voir prier, ne dirait on pas que Dieu est l'obligé?

4. Ces prières si parfaites de Notre-Seigneur compensent les défauts des nôtres. Et tout ce que l’Écriture nous rapporte de son oraison, témoigne d’une tendre sollicitude pour nous instruire, que l’amour, le désir intense de notre bien inspire au Cœur du bon Maître.

De ce double chef, rendons-Lui grâces, et décidons, une fois de plus, de vivre à jamais pour Lui.

2e point. Les enseignements de Notre-Seigneur.

1. « Il faut toujours prier j et ne jamais se lasser2. * Prier toujours, c’est avoir Yesprit de prière, qui élève

(1) Ép. aux Hébr., 5, 7.

(2) Év S Luc, 18, 1.

sans cesse notre Coeur vers Dieu, et nous fait entretenir avec Lui un commerce humblement familier; c’est attendre de Lui, non seulement ces biens plus précieux dont l’origine céleste nous apparaît évidente, mais encore ces moindres dons qui tombent comme par surcroît de sa main ; c’est joindre aux invocations plus expresses et plus longues, ces regards fugitifs sur Dieu, par lesquels, au milieu même des occupations, nous Lui confions tout désir, tout projet, nous Le remercions de tout événement heureux, nous L’appelons à notre aide dans nos moindres détresses. Heureux celui qui a le secret de ces rapports incessants avec le Ciel !

2. « Demandez... cherchez... frappez' ... * Par ces conseils, qui suivent la parabole du solliciteur importun, Notre-Seigneur nous enseigne à faire des instances, à ne pas nous décourager pour un retard qui prend l’apparence d’un refus; mais à Lui abandonner le soin de nous entendre au moment qu’il choisit, et à ne jamais mettre 8a bienveillance en doute. Ces instances répétées sont une preuve de confiance ; elles prolongent cette conversation avec le Ciel, qui nous est si profitable. Et combien de fois elles sont requises, pour suppléer à l’insuffisance d’une première requête, que vicient tant d’imperfections !

3. « En priant, n’ affectez pas de parler beaucoup , comme font les païens, qui s’imaginent qu’ils seront exaucés à force de paroles1 2. > Notre-Seigneur pouvait-il plus clairement reprendre les errements un peu superstitieux, de beaucoup de chrétiens et même de personnes pieuses, qui sont plus préoccupés du nombre de leurs paroles que des dispositions intérieures avec lesquelles ils les prononcent : comme si notre Père céleste ne savait pas tous nos besoins; comme si c’était pour s’instruire,

(1) Év. S. Luc, 11, 9,

(2) Év. S. Matth.. 6,

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et non pour attirer notre esprit, notre coeur jusqu’à Lui, qu’il demande la manifestation de nos désirs et de nos raisons?

4. Notre-Seigneur veut que notre prière soit hïimble : bien éloignée de l’ostentation extérieure des hypocrites, — qui, de son temps, affectaient de prier aux angles des rues pour être vus des hommes 1 ; — bien éloignée aussi de la suffisance orgueilleuse des pharisiens2. Aux premiers, Notre-Seigneur conseille de s’enfermer dans le silence de leurs demeures ; aux seconds, Il révèle qu’ils valent moins à ses yeux que le publicain repentant, objet de leur mépris. -

5. Notre prière doit être accompagnée d’une confiance filiale , qui exclut toute appréhension, sauf celle qui peut provenir de l’erreur de notre demande, ou du défaut de nos dispositions. Nos vœux s’adressent à un Père. « Vous prierez ainsi : Notre Père qui êtes aux cieux3. * Et ce mot, c’est l’Esprit-Saint, sa grâce, qui nous apprend à le bien dire. Ce Père, tout disposé à nous entendre Luimême, voit encore, assis à sa droite, son Fils bien-aimé, qui plaide notre cause4 *.

6. Notre prière doit être généreuse . Elle doit se faire dans un esprit de charité, qui en étende l’action « à nos calomniateurs, à nos ennemis 5. »

7. Pour des grâces plus importantes, nous devons savoir joindre la mortification à la prière. « Ce genre de démons, disait Notre-Seigneur à propos d’un exorcisme infructueux de ses disciples, ne peut être chassé que par le jeûne et l’oraison6. »

(1) Év. S. Matth., 6, 5. (2) Év. S. Luc, 18, 10 sa.

(3) Év S. Matth., 6, 9. (4) Év. S. Jean, 16, 23. 27.

(5) Év. S. Matth., 5, 44; S. Luc, 6, 28.

(6) Év. S Marc, 9, 28. Le manuscrit grecB du Vatican ne mentionne

pas le jeûne. Plusieurs, pour cette raison, l’omettent dans le texte

ou le commentaire, malgré la Vulgate et la plupart des manuscrits.

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Avouons-le à notre confusion. Nous avons jusqu’ici trop peu connu, du moins en pratique, et la façon de prier et l’importance de la prière dans notre vie. Nombreux sont nos exercices de piété, beaucoup moins nombreuses nos vraies prières. Ne le sentons-nous pas? Que notre vie serait transformée, si nos oraisons se modelaient sur celles de Notre-Seigneur ou des Saints, ce3 parfaits imitateurs de Jésus-Christ!

3« point. Notre docilité à suivre ces enseignements de Notre-Seigneur.

1. Les motifs de suivre ces enseignements de Notre- Seigneur.

a) Pourquoi sommes-nous prêtres, religieux, adonnés à la perfection? N’est-ce pas pour nous rapprocher de Dieu?

b) La prière bien faite n’est-elle pas la source d’un apostolat fécond et à la portée de tous? La prière ne va-t-elle pas jusqu’à susciter des apôtres? « Priez le Seigneur de la moisson, afin qu’il envoie des ouvriers pour sa moisson L »

c) N’est-ce pas de notre union avec Dieu que nous pouvons attendre pour nos travaux la seule efficacité désirable, l’efficacité surnaturelle?

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