De cette vue générale, descendons au particulier
a) Au milieu des villes les plus peuplées, l’homme se sent Beul, assez souvent, avec des intentions généreuses qui ne sont pas partagées, un besoin d’affection qui cherche en vain quelque correspondance : l’isolement pèse lourdement sur l’âme.
b) Des nécessités de tout ordre, et parfois pressantes, le préoccupent ; et il constate l’exiguité de ses ressources : il se trouve pauvre, court de moyens.
c) Les incommodités corporelles, les désolations de l’esprit, les événements dont il est l’acteur ou le témoin lui font éprouver fréquemment une pénible impression d’exil.
Bref, la solitude, le dénuement, une certaine tristesse voisine du découragement, voilà trois maux de l’homme sur la terre : la communion peut l’en consoler.
a) La communion nous restitue Celui que les apôtres voyaient avec tant de peine les quitter. Sans supprimer l’épreuve salutaire de la foi, elle approche de nous, par un contact tout intime, le bon Maître qui sonde notre intelligence et en ratifie toutes les pensées élevées; le véritable ami qui, le premier, nous donne son cœur avec ses inestimables trésors.
236 SECT. il. MÉDITATIONS, CH. II. FÊTE ET NEUVAINE
b) Infiniment riche, avec une volonté désireuse de notre bonheur, Il vient en nous, nous convainquant qu’aucun bien véritable ne nous manquera jamais, que la seule pauvreté dont II permettra les atteintes, c’est celle qui peut devenir pour nous une richesse éternelle.
c) Pour soutenir nos courages, Il nous offre un banquet, dont la jouissance est d’autant plus sereine et plus durable, qu’elle prélude au banquet destiné par le même Dieu aux élus dans le ciel.
II. Après avoir bien apprécié l’immense valeur de ces consolations, remercions Dieu de nous les avoir ménagées. Et cherchons à consoler notre consolateur, par notre empressement à Le visiter et à Le recevoir, par notre confiance en Lui, par notre fermeté dans les tentations déprimantes.