‹ Pratique journaliere de la chirurgieChapitre 25 sur 125 · COUP D'OEIL GÉNÉRAL.— APPAR. AMIDONNK ET DEXTRINK · texte numérisé non relu

COUP D'OEIL GÉNÉRAL.— APPAR. AMIDONNK ET DEXTRINK

faille serrer un baiida£;e. La bande a caché la première couche de cartons; on abreuve largement d'amidon tout le membre, et l'on dispose lu deuxième couche. Pour celle-ci, deux cartons sont croisés comme il est représenté, et soutenus par deux autres, un en dedans, un en dehors. Nouveaux tours de bande régulièrement roulés cette fois et sans renversés du pied h la cuisse. Presque h chaque tour et en tous sens la main gauche dépose la colle. Reste à faire le bandage superficiel pour la coquetterie du pansement. Trois bouts de bande ont été coupés d'une longueur de 2 décimètres et amidonnés ; on les applique en les croisant sur les orteils , ou plutôt sur le large revêtement d'ouate qui protège ceux-ci. Souvent leur extrémité postérieure va couvrir le talon. Enfin l'opérateur termine par un bandage roulé méthodique avec ses renversés bien réguliers et aussi lUégants que possible.

L'appareil dextriné est beaucoup plus simple. La pâte de dextrine est préparée en versant, sur un demi-kilogramme de dextrine, assez d'cau-de-vie camphrée ou d'eau de Cologne, pour avoir la consistance du miel ; puis en ajoutant par gouttes un peu d'eau froide, jusqu'à ce que le tout devienne fluide et léger aux doigts. Une bande déroulée est plongée dans la solution, bien imprégnée et roulée serré.

l'ig. 57.

Fi^'. .')7 08. Al'PAIlEIL AMIDONNÉ, iVI'PLICATION Ulis GAUÏONS. — .SuuVCllt jc tlépOSC

les cartons en une fois, comme il est ici représenté, une couche de cartons verticaux, une •lutrc de cartons en spirale. La colle est toujours sous la main tic l'opérateur pour ôlrc l argement déposée à cliaq\ie instant.

■ïlxU FUACTUHES ET LUXATIONS.

Le membre est revêtu d'une bande sèche, puis d'une ou deux couches de la bande dextrinée. La striction doit être très-faible, à peine égale à celle du bandage ordinaire.

L'usage de ces deux appareils est absolument différent. L'appareil dextriné est un appareil essentiellement inamovible. Il maintient avec légèreté un membre sur lequel il n'y a pas de réduction à faire, ni de déplacement à combattre, ni de symptômes à suivre et à surveiller. Une fracture de jambe, de bras, d'avant-bras, sans saillie, sans tendance au déplacement, y trouve très-bien son compte.

L'appareil amidonné a bien d'autres qualités. Avec lui on peut déployer toute la force de réduction imaginable, dans les fractures

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