TESTICULE TUBERCULEUX. — TESTICULE SYPHILITIQUE
La syphilis et l'affection tuberculeuse peuvent, comme le cancer, donner au testicule un développement qui légitime les expressions de sarcocèle syphilitique, sarcocèle tuberculeux, en n'attachant à ce mot vague de sarcocèle que l'idée de tumeur solide ou charnue du testicule.
I. — De ces affections, le testicule tuberculeux est celui qui prête
Fig. 133.
Fig. 133. Coupe d'un testicule tuiierculeux. — Le corps môme du testicule restant sain, les noyaux sont accumulas dans les trois parties de l'épididyme. — C'est une règle très-générale.
MALADIES DU TESTICULE
le moins à l'erreur ; elle est pour ainsi dire impossible si la suppuration, terminaison obligée de la maladie, a eu lieu : une ou plusieurs fistules, tenant de près ou de loin à l'épididyme engorgé et noueux, se voient en arrière des bourses ou beaucoup plus rarement en avant contre le corps même du testicule; une fois installées, ces fistules versent peu de pus, jusqu'au moment oîi elles servent de voie à l'élimination d'un nouveau noyau tuberculeux. Mais le travail de suppuration peut jusqu'ici faire défaut : l'épididyme, en totalité ou en partie, est le siège d'un engorgement indolent qui double ou triple son volume, d'autant que la vaginale voisine contribue à augmenter la masse en devenant le siège de fongosités analogues à celles des tumeurs blanches. Tout à fait au début, si la queue seule de l'épididyme est envahie, on peut être embarrassé et croire à la possibilité d'un noyau d'épididymite. Plus souvent peut-être, quand le mal est très-limité, c'est la tête de l'épididyme qui en est le siège, et ce caractère n'appartient qu'au tubercule. Le diagnostic du reste trouve d'autres auxiliaires : les tubercules de l'épididyme sont bien rarement limités à cet organe. Palpez le canal déférent, vous le trouverez presque toujours dur, renflé par places et moniliforme, et, suivant
Fig. 134. Retentissement profond dusarcocéle tuberculeux. — Il n'est pas toujours juste de dire que le sarcocèle tuberculeux retentit au col vésical et à la portion aliénante de l'urèthre. Car ce peut être là, au contraire, le point de départ et le commencement du mal. — Mais ce qui est vrai cliniquement, c'est que chez un tuberculeux du ou des testicules, il faut toujours interroger la prostate, les vûsicules séminales, le col de la vessie et la partie courbe de| l'urèthre par le toucher rectal, la sonde, les troubles d'excrétion urinaire et spermatique, —
Fig. 13/|.