‹ Pratiques et croyances médicales des Malgaches (volume 2)Chapitre 3 sur 46 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Ce n’est pas un cours de médecine malgache que j'ai la prétention de faire. C’est l’histoire de la médecine telle qu’elle existait encore il y a quelques années à Tananarive même, et telle qu’on la pratique encore actuellement dans les campagnes, à où l'influence française n’a pas pénétré. Il y a maintenant dans la capitale de dl’ile une Ecole de médecine qui porte déjà ses fruits et qui répandra tous les jours les découvertes de la science. Son action s’étendra peu à peu, mais je crois qu'il peut être utile de connaître les erreurs et les préjugés malgaches, pour mieux les combattre et les remplacer par des données précises sur les symptômes, les effets et le traitement des maladies.

En conséquence, les idées, parfois bizarres, que nous exposerons, montreront que mes compatriotes ne subissent pas les maux sans lutte et qu’ils sont tout disposés à accepter des faits et à suivre les indications qui pourront leur être données.

LÉ pre

Que ce traité fasse mieux connaître mon pays, qu'il fasse naître le désir, chez quelques-uns, d ’aller travailler à son instruction et à son bien-être, tel est mon plus FT désir et tel est aussi le but de cette thèse.

Avant d'aborder notre sujet, je tiens à adresser mes plus sincères remerciements à M. le professeur Brouardel, doyen de la Faculté de médecine, pour la bienveillance qu’il a bien voulu me témoigner dans le cours de mes études; je n’oublierai jamais ce qu’il a fait pour moi. J'exprime aussi ma sincère reconnaissance à tous mes maîtres, et particulièrement à M. le Professeur R. Blanchard, membre de l’Académie de médecine; qu’il veuille bien accepter l'expression de toute ma gratitude pour le grand honneur qu’il m'a fait en me donnant l’idée de ce travail et en acceptant là présidence de ma thèse.

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