MALADIE FINALE
La Mort (lasa ambiroa, de lasa, partie, amby, surplus, et roa, deux). — Le Malgache croit que le corps renferme, indépendamment du principe vital, une âme qui pourtant n’est pas indispensable et sans laquelle on peut vivre encore pendant un temps plus ou moins long. Le corps peut vivre sans l’âme; de son côté, l’âme peut vivre sans le corps, du moins pendant un certain temps, mais d’une manière plutôt précaire.
Pour subsister, le corps doit se nourrir d'aliments, mais l'âme également se nourrit de l’âme des aliments. L'âme est donc la doublure du corps, et la mort ne fait que séparer le corps de sa doublure. Comme ils sont faits l’un pour l’autre, ils ne peuvent vivre séparés qu’au détriment lun de l’autre. Ils se dirigent alors tous les deux, mais à pas inégaux, vers un terme fatal, la seconde mort, le néant.
L'opinion la plus généralement admise est que l’âme
RAMISIRAY. : 7