‹ Précieux et précieusesChapitre 44 sur 86 · V. DB SCUDÉRT · texte numérisé non relu

V. DB SCUDÉRT

1 Les éditions de Didot et de Nodier portent « trouve ; » le manuscrit original « treuve. »

LA ROSE

MADRIGAL

Alors que je me voy si belle et si brillaute, Dans ce teint dont Téclat fait naître tant de vœux; L'excès de ma beauté moy-méme me tourmente. Je languis pour moy-même et brusle de mes feux. Et je crains qu'aujourd'huy la Ross ne finisse Par ce qui fit jadis commencer le Narcisse.

M. HABBRT, ABBjft DB CBRIST.

LA ROSE

, MADRIGAL

Devant ce teint d'un beau sang animé»

Je ne parois que pour ne plus paroistre ; Je n'ay plus rien de ce lustre enflammé Que de Vénus le sang avoit fait nûstre; Le vif éclat de ce teint nompareil Me fait paslir^ accuser le Soleil, Seicher d'envie et languir de tristesse: 0 sort bizarre.! ô rigoureux effet!

Ce qu'a produit le sang d'une Déesse, Le sang d'une autre aujourd'huy le défait.

M. DB ICALIiBVXLLB .

LA ROSE

MADRIGAL

Assise en majesté sur un throsne d'épines, Je porte le sceptre des fleurs.

LA GUIRLANDK BR JULIB. 397

Qui cèdent à l'éclat de mes grâces divines Quand TAurore au matin m'arrose de ses pleurs;

Maîs^ beauté que le monde adore^

Et qui sçaîs doucement ravir, J'estime beaucoup plus l'honneur de vous servir Que celuy de régner dans T empire de Flore.

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