‹ Précieux et précieusesChapitre 59 sur 86 · LA JONQUILLE · texte numérisé non relu

LA JONQUILLE

MADRIGAL

Daos la Fable, ni dans THistoire,

Il ne se parle point de moy ; Je ne me puis vanter de posséder la gloire De descendre du sang ni d'un Dieu ni d'un Roy;

Mais la passion véritable

Que vous témoigne ma couleur.

Plus qu'une plus illustre fleur

Me doit rendre recommandable.

^Dans roriginal, dans la copie Maarepas et dans l'édition de 4739, cette pièce n*est signée que d*initiale8: cM, G. » — Les éditions de Didot et de Nodier ont signé « de M. Conrarl. » •— Le Recueil de Sercy signe c Corneille. »

LA GUIRUHDB DE JLLIE. Ai\

0 Beauté qu'on doit adorer !

Permettez-moy de vous parer, Et je m'estimeray cent fois plus glorieuse Que celle dont l'histoire est cent fois plus fameuse.

M. LB M. DB HONTAUSIBR.

L'HYACINTE

MADRIGAL

Je n'ay plus de regret à ces armes fameuses^

Dont l'injuste refus précipita mon sort \

Si je n'ay possédé ces marques glorieuses^

Un destin plus heureux m'accompagne à la mort;

Le sang que j'ay versé, d'une illustre folie ,

A fait naistre une fleur qui couronne Julie.

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