M. LB M. DB R
L'HYACINTE
MADRIGAL
Depuis mon changement^ tout Tunivers remarque Que d'un triste et muet discours Je me plains qu'eu mes plus bcaui jours J'ai ressenti la rigueur de la Parque ; Mais je cesse de murmurer 3
Car l'extrême plaisir que j'ai de te parer
* Dans la copie de Maurepas, ce madrigal paraît signé seiilemenl des initiales c de M. le M. de R. » — Les éditions Didot et Nodier ont signé : « de M. le Hi« de Racan. • Il est attribué généralement au marquis de Rambouillet » père de Julie.
41i APPENDICE.
Efface roaiotenant la pleintc
Que mes feuilles portaient empreinte.
M. LE M. DB MONTACSIBlt .
L'HYACINTE
MADRIGAL
D'un éternel bonheur, ma disgrâce est suivie; Je n*ay plus rien en moy qui marque mon ennuj. Autrefois un Soleil me fit perdre la vie ; Mais un autre Soleil me la rend aujourd'huy.
L'ELIOTROPE
MADRIGAL
A ce coup les Destins ont exaucé mes vœux; Leur bonté me permet de parer les cheveux
De rincomparable Julie ;
Pour elle^ Apollon^ je t'oublie^
Je n'adore plus que ses yeux.
C'est avecque leurs traits qu'Amour me fait la guerre;
Je quitte le Soleil des Cieux
Pour suivre celui de la Terre.
M. LB M. DB MONTAUSZBft.,
1 Original, et Ms. de Maurepas : « M. C. »— Les éditions Didol et Nodier porlent : • de M. Conrart. »
LA GtHRUKDC 1)R JULIK. 413
LE SOUCY
MADRIGAL
Si l'on TOUS donne un Lys, un Œillet^ une Rose^ Je vous veux présenter aussy Un triste et languissant Souct; Le sort ne nie laisse autre chose.
Je souffre une telle douleur De vous offrir la moindre fleur^ Qu'on verra dans votre Couronne Que je deviens ce que je donne.
M. LB M. DB MONTAUSIBR.
LE SOUCY
MADRIGAL
Faul*il donc que la Rose ait sur moy l'avantage D'étaler se^ beautez dessus votre visage. D'y charmer tous les cœui*s et d'y donner des loix? Luisez, Astre vivant, dessus ma dernière heure, Une jalouse ardeur ordonne que je nieure^ Pour un second Soleil, une seconde fois.
If. HABBRT, C. DB l'aRTILLBRIB <•
1 L*origînal et la copie de Maurepas portenl : « de M. Haberl, C. de l'artillerie^ » — Les éditions Didot et Nodier, portent : « Cap.; » — Voir la noie 2, p. 399.
LE SOUCY
MADRIGAL
Ne pouvant vous donner ni sceptre ni couronne^
Ni ce qui peut flatter les cœurs ambitieux.
Recevez ce Sooct, qu'aujourd'huy je vous donne.
Pour ceux que tous les jours me donnent vos beaux yeux.
M. RABBRT, O. DB L*ART1LLBRIB *.