X INTRODUCTION
lâchemenl et même à roubli de toute discipline. Au XTU« siècle les abus devinrent si criants qu'il fallut y porter remède. De pieux ecclésiastiques, de saintes femmes provoquèrent de nombreuses réformes^ qui^ malheureusement, s'opérèrent isolément et non d*une manière générale. Leurs écrits nous fournissent des peintures si vives des désordres qu'ils ont à réprimer qu'on les soupçonnerait volontiers d'exagérer le mal pour prouver mieux la nécessité de le combattre; mais il n*est que trop d'autres sources qui confirment les faits avancés par enx^ et qui nous révèlent cet état de choses déplorable d'où ne pouvait provenir aucun effet utile et qui se perpétua pendant tout le xvii« siècle '. Non-seulement les femmes de qualité étaient admises à suivre, ou plutôt à troubler les exercices des couvents^ mais elles y avaient leur appartement^ leur maison méme^ qu'elles y faisaient bâtir; M. Cousin nous rappelle^ dans la Jeunesse d$ madame de LongueviUe, que la mère Agnès refusa 100^000 livres de mademoiselle de Guise^ qui sollicitait à ce prix la permission d'entrer souvent dans la communauté. Cette somme^ disait-elle, ne réparerait point la brèche faite par là à Tesprit de l'institutioui qui ne se peut conserver que par la retraite et réloignement de tout commerce du monde *; mais^
* Voyec» dans la préface de noue édition dn Dicttonnatre dêê PrécieweSt de Somaize, des Extraits du P« Joseph, relaiifa à cette nécessité d*une réforme.
* La Jeunesse de madame de LongueviUe, 2« édit. Paris, Didier, tS53,p. 403.