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INTRODUCTION. IX

obtenus^ el fit adopter formellement d'une manière continue et régulière un langage nouveau pour des

mœurs nouvelles.

Aux femmes fut réservée cette tâche ; elles seules purent obtenir des hommes des manières plus délicates et un langage épuré; mais en même temps qu'elles durent se faire rechercher par le charme de

leur conversation, elles eurent à faire désirer, en le rendant difficile, Taccès auprès d'elle, et à commander le respect par la pureté de leurs mœurs. Elles avaient donc elles-mêmes à se réformer. Il nous reste à chercher d'où partit la réforme.

Pour qui s'est rendu compte du nombre des couvents et aussi de la quantité de jeunes filles qui y étaient élevées et qui y vivaient jusqu'à leur mariage, il semble que rinfluence des maisons religieuses devait être grande sur la société contemporaine ; si ce n'est pas de là que sortirent ces femmes qui» les premières, songèrent à protester contre la corruption de la société , c'est un phénomène étrange qui demande une explication.

Les couvents étaient depuis longtemps dirigés par des abbesses qui songeaient plus au revenu qu'elles en tiraient qu'aux règles qu'elles y devaient faire suivre. Comme les évèques, qui restaient peu dans leur diocèse, les titulaires des abbayes observaient rarement la résidence et laissaient le champ libre aux petites ambitions, aux intrigues, aux révoltes, au re-

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