LE SOUCY SOUS LE NOM DE CLYTIE
MADRIGAL
Je suis et TAmante et l'Image De l'astre étincelant qui règne dans les Cieux, Et je puis sans orgueil prétendre l'avantage
De parer son front glorieux ;
Mes rivalles ont eu l'audace.
Dans leur plus superbe appareil.
De l'oser demander ma place.
Mais, incomparable Soleil, Plus digne de mes vœux que celuy qu'on adore,
Nulle dans Pempire de Flore
* Le texte imprimé des poésies de Malleville (Paris, Courbé,
4649, 10-4, p. 265), doune celle varianie, pour les deux derniers
vers ;
Aymer la dirine Julie M'ettHïe pu aymer le Soleil?
M^ APPENDICK.
Ne me peut disputer cet honneur sans pareil. Je n'exalte point ma naissance.
Je ne vante point mes appas; Pour concevoir cette espérance, J'ay ce que les autres n'ont pas;
De rayons éclattants je suis environnée;
Telle est ma destinée^
Que tu ne peux qu'à moy cette gloire donner.
Qui pourroit qu'un Soleil un Soleil couronner?
M. d'andilly, lb filz