LA PENSEE
MADRIGAL
Vous qui suivez Pamour, dont le feu vous égare^ Ne jettez point les yeux sur un objet si rare; C'est avecque respect qu'il en faut approcher. Quoique de ses beautez votre âme soit blessée^ Apprenez que les mains n'ont pas droit d'y toucher, Et que cet heur n'est dû qu'à la seule Pensée.
M. COLLETBT
LES SOUCYS ET LES PEX8ÉES
MADRIGAL
Lorsque pressé de mon devoir Je veux t'ofiFrir une Guirlande, Ta beauté ro'oste le pouvoir D'accomplir ce qu'il me commande ;
LA GUiRLANDB DK JULIE. 417
Ce qui te Ta fait mériter Enipesche que tu ne l'obtiennes : Ton beau teint ne peut supporter D'autres merveilles que les siennes; Par luy la Rose est sans couleur^ Les Œillets ont perdu la leur^ Les Tulipes sont effacées.
Les Lys n'ont plus de pureté; Et pour toy rien ne m'est resté Que des souas et des pbnsiSbs.
M. DB MAXLBTXLLB.