XII INTRODUCTION
Non-seukineDt les personnes laïques pouvaient être reçues^ pour des motifs de piété^ dans des couvenis comme ceux de la réforme si sévère des Carmélites, mais là se retiraient encore des femmes comme la duchesse de Mazarin ou la marquise de CourcelleS; qui avaient tant de scandales à faire oublier ; par les bruits vrais ou faux qu'on publiait sur la manière dont vivaient au couvent des filles Sainte-Marie, de la rue Saint-Antoine^ ces femmes si compromises, on peut juger des infractions à la règle que causait la présence de telles pénitentes. Laissons parler madame de Mazarin :
a Madame de Courcelles ayant été mise avec moi dans le couvent, j'eus la com plaisance d'entrer pour elle dans quelques plaisanteries qu'elle fit aux religieuses. On en fit cent contes ridicules au Roi : que nous mettions de Tencre dans le bénitier pour barbouiller ces bonnes dames; que nous allions courir par le dortoir pendant leur premier somme avec beaucoup de petits chiens^ en criant tayaut, et plusieurs choses semblables ou absolument inventées ou exagérées avec excès...
« Sous prétexte de nous tenir compagnie, on nous gardoit à vue. On choisissoît pour cet office les plus âgées des religieuses, comme les plus difficiles à siiborner; mais, ne faisant autre chose que nous promener tout le jour, nous les eûmes bientôt mises sur les dents Tune après Tautre : jusque-là que deux ou trois se