SCÈNE V
LORENZO
Eh! non! Une jeune fille charmante dont je sui< éperdument amoureux.
MARPHURIUS
Une jeune fille!..
LORENZO
C AVAT INB.
Dn ange, une aimée.
Qu’en rêve je vois chaque jour,
Remplit mon âme charmée D’ivresse et rl’amour.
Sirène ou mortelle,
Toujours son image si belle Apparaît à mes yeux.
Bel ange des cieux,
O toi que j’appelle.
Si tu m’entends Réponds, ma belle.
C'est moi, je t’attends.
MARPHURlliS.
Qu’entends-je? un rendez-vous! Et c’est avec moi que vous avez l’audace d’y venir!..
LORENZO
Puisque vous n’avez pas voulu me quitter.
MARPUURIUS.
Mais...
LORENZO
Vous aviez tant de plaisir à parler... vous m’avez tenu un discours long... déplus d’une lieue... oh! je n’exagère pas... voyez là-bas, au loin... les tours de l’Àlhambra.
MARPHURIUS
C’est ma foi vrai !..
LORENZO
Mais je ne vous retiens pas...
MARPHURIUS
Ainsi, quand je vouscroyais captivé par la force de mes Raisonnements...
LORENZO
Je ne pensais qu’à elle. . Sur la route elle avait effeuillé son bouquet, j’en ai retrouvé chaque fleur... Tenez, le voilà! Vous parliez toujours et je me baissais furtivement pour ramasser ces gages chéris qui me disaient : Te voilà plus près d’elle... un pas encore, et tu vas la voir... l’entendre... (a ce moment Testaferrata et Truiillo paraissent accompagnés de deux bohémiens.)