SO*, SO*, S«0« SOV
La simplicité des rapporta détermine (à défaut d'autres
renseignements) le chimiste à choisir la première série. Pour choisir entre les nombres 32, 46, 64
Fig. < 67. pour la grandeur de Taxe secondaire , on examinera, s*il est possible, plusieurs espèces de modiBcations, soit sur le même cristal, soit sur d'autres cristaux de la même substance. Soit P (fig. 467) un autre cristal de la même substance, offrant une facette rs, on aura encore, si nous
supposons le décroissement opéré par une molécule en
hauteur sur une en largeur,
Taxe principal : Taxe secondaire ::«r:tr::siN srtiœs srt
Mais il pourrait y avoir dans le retrait une molécule en hauteur, surî, 3 en largeur; c'est encore ce que nous ignorons. En tous cas, admettons que i'expérience ait fait voir que st : th :: 400 : 428
Admettons encore que d'autres modiBcations nous aient donné le rapport de 400 à 64.
Nous avons donc 3 modifications qui donnent les rapports suivants :
Si , dans le premier cas , le retrait a eu lieu par une molécule en largeur sur une en hauteur, les 2 axes sont entre eux :: 400 : 32; alors dans le second, les retraits ont nécessairement eu lieu par 4 molécule en hauteur sur 2 en largeur, et dans le troisième, par 4 sur 4, nous
GRISTALLOGRAPHIB. 51
avopd donc la série suivante : ( H axe principal , S axa
secondaire)
HS
Admettons que, dans le premier cas, le retrait ait eu lien par 3 molécules en hauteur sur 5 en largeur, alors on a la série suivante pour les 3 modifications :
 cause de sa simplicité, on choisira la première séria qui donne pour la dimension relative des deux axes iea nombres 4 00 et 32.
Mais, outre la série des combinaisons, les chimistes possèdent encore d'autres moyens pour se déterminer dans le choix de tel nombre plutôt que tel autre , pour le poids de l'atome de l'hydrogène ( le volume, la chaleur apéciOque, l'isomorphisme].
Les cristallograpbes ont aussi souvent un moyen qui leur permet de choisir entre plusieurs rapports possibles ; c'est, dans quelques cas, le clivage et, dans d'autres, simplement la détermination du système cristallin.
Si les modifications font voir que le cristal appartient au système cubique, alors la grandeur relative des trois axes est connue. Si le cristal appartient au prisme droit à base carrée, on connaît 2 de ses axes; il ne reste plus que le troisième à déterminer.
Si le cristal se clive suivant 3 directions perpendiculaires, on n'en peut tirer aucune conclusion relativement à la grandeur de ses axes. Mais si le clivage a lieu suivant i directions qui conduisent à un octaèdre, et si l'on sait, d'autre part à quel système appartient le cristal, il est,
52 CRISTALLOGRAPfilE.
clair que l'on aura le rapport des 3 axes en mesurant les angles de cet octaèdre ; car de la mesure des angles d*un octaèdre , on en déduit facilement les 3 diagonales intérieures ou les 3 axes.
Il serait inutile de nous étendre davantage sur ce sujet, car toutes les personnes qui connaissent la trigonométrie comprendront facilement comment on peut déterminer la grandeur des axes à l'aide des modifications; elles verront que la mesure d'un seul angle d'un rhoi^boèdre suffit pour déterminer les axes; qu'il faut la mesure d'une modification sur une arête de la base et d'une modification sur une arête verticale d'un prisme droit à base rectangulaire pour en déterminer les 3 axes, ou bien qu'il suffit de mesurer l'inclinaison d'une facette produite sur un des angles solides du prisme.
Da rtKfpTt «inl existe entre la ferme erlsteUliie de» eerp« et leor eempesltlon chlmlqae.
Nous sommes partis de cette hypothèse , que toutes lés molécules dans un même corps sont semblables entre elles, mais différentes de celles d'un autre corps, et que les formes de ces molécules diverses différaient entre elles seulement par la dimension relative de leurs arêtes ou par la valeur de leurs angles. Il s'ensuit que si les molécules d'un corps, du sel marin, par exemple, sont cubiques, elles ne pourront donner naissance qu'à des cristaux appartenant au système cubique , et jamais à des cristaux dérivés du système rhomboédrique. Il en sera de même pour des molécules rhomboédriques , elles ne donneront jamais naissance qu'à des cristaux du système rhomboédrique. Un même corps simple ou composé se présentera donc toujours sous la même forme , ou mieux sous des formes appartenant toujours au même système.
CRISIALLOGBAPHIE. 53
Et, de plus, dans un même système, les corps différents auront des cristaux qui différeront entre eux, non par le nooabre de faces, mais par leur inclinaison ou par la dimension relative de leurs axes. Ainsi la magnésie carbonatée et la chaux carbonatée cristallisent l'une et l'autre en rhomboèdre; mais, dans la première, les faces font entre elles des angles de 405*> 5', tandis que dans la seconde , les angles sont de 407"* 25'. D'après la loi de symétrie, ces deux rhomboèdres pourront donner naissance à des cristaux dérivés à vingt, trente et cent faces; mais l'influence des angles des deux rhomboèdres se fera sentir dans tous les cristaux dérivés.
Les cristaux qui appartiennent au système cubique sont les seuls qu'on ne pourra distinguer les uns des autres; tels sont ceux de l'alun, du fluorure de calcium, du diamant, du sel marin. Cependant cette distinction peut se faire si l'on a égard à la structure et à la forme dominante de ces corps. On appelle forme dominante d'un corps , celle que l'on rencontre dans presque tous les cristaux d'une même substance; ainsi l'alun cristallise presque toujours en octaèdre régulier tronqué sur ses 6 angles. Si l'on n'a égard qu'aux troncatures , on peut dire que l'alun cristallise en cube. Mais comme les faces de l'octaèdre sont beaucoup plus grandes que celles du cube, l'octaèdre est donc la forme dominante de l'alun. ' Le fluorure de calcium et le diamant se clivent en octaèdres. La forme dominante du fluorure est le cube , et celle du diamant est l'octaèdre. Le sel marin se clive en cubes, l'alun ne se laisse pas cliver.
Il y a quelques exceptions à la loi que nous venons d'établir, nous allons les examiner.
SA GRlSTAIXOGEAPaiE.
La chaui carbonatée se rencontre sous la forme d'un rhomboèdre ou de cristaux dérivés do rhomboèdre. Tous ces criiitaux donnent, parle clivage, des rhomboèdres de407'' 25'. Cependant Ton trouve assez souvent la chaux carbonatée sous la forme d*un prisme droit à base rhombe qui ne se laisse plus cliver en rhomboèdre. Or le prisme droit rhomboïdal , et le rhomboèdre n*ont aucun rapport. Les cristaux de Tun ne peuvent pas, d'après la loi de symétrie, donner naissance aux cristaux dérivés de Tautre. Un corps peut donc avoir deux formes différentes. Cette conclusion n*est pas tout à fait exacte ; car la chaux carbonatée rhomboédrique et la chaux carbonatée prismatique, sont plutôt deux corps différents qui ont la même composition, mais leurs propriétés sont différentes. Ainsi» Don-seuiement ils n'ont pas la même forme , mais ils n'ont ni la même dureté, ni la même pesanteur spécifique ; ils oe se comportent pas de même sous l'influence de la cha* leur, ils n'agissent pas de la même manière sur la lumière, etc.
On dit que la chaux carbonatée est dimorphe. Plusieurs corps sont aussi dimorphes , nous citerons les suivants : le soufre cristallisé par fusion et cristallisé dans le sulfure de carbone, le diamant et le graphite, les deux pyrites de fer, les deux acides titaniques, etc.
Des corps de composition différente ont souvent la même forme. Tels sont les nitrates de plomb et de baryte qui cristallisent en octaèdres réguliers; les carbonates de chaux, de magnésie, de fer, de zinc et de mapganèse, qui cristallisent en rhomboèdres. La similitude de forme est due à l'analogie de composition que présentent ces corps. On dit dans ce cas que ces corps sont isomorphes.
GRISTALLOGRAPHIF. 55
Cependant pour que deux corps soient isomorphes, W n*est pas nécessaire qu'ils aient absolument les mêmes angles. Il faut, d'abord qu'ils appartiennent au môme système , et ensuite qu'il y ait peu de différence entre leurs axes. Ainsi la chaux carbonatée et la magnésie carbonatée , que nous avons citées plus haut, sont isomorphes, parce qu'elles cristallisent en rhomboèdres qui n'ofhrent pas plus de 4 à 2 degrés de différence.
Oe la forme de* moléeule*.
Nous avons fait (page 5) une hypothèse sur ces formes ; le clivage est venu la confirmer. Rien n'est plus simple, en effet, en voyant un cristal d'un corps simple se subdiviser à l'infini en fragments cubiques, que d'en conclure que les molécules sont elles-mêmes cubiques. Mais il n'en est plus de même lorsqu'il s'agit d'un corps composé. Comment concevoir, par exemple, qu'une molécule de soufre, qui est un octaèdre à base rhombe, et qu'une molécule de plomb, qui est cubique, puissent en se combinant, donner naissance à du sulfure de plomb qui cristallise en cube ? Comment concevoir que le soufre, corps simple, puisse cristalliser, tantôt dans le système prismatique droit à base rectangulaire, tantôt dans le système prismatique oblique? On peut résoudre cette difficulté en supposant, avec Vollaston et Ampère, que les atomes des corps simples sont des sphères ou des ellipsoïdes, et que plusieurs de ces atomes se groupent d'une manière symétrique pour former des atomes composés, indivisibles par le clivage; ces groupes se comporteraient , dans les cristaux, comme les molécules sur lesquelles nous avons fait nos démonstrations ; et on concevrait alors comment des atomes de aoufre, en se groupant, tantôt d'une manière, tantôt
58 CBUTALLOGftAPHIE.
AeltoA ém erlateiu mmr Ui HnUère.
Toutes les fois qu'un rayon lumineux passe obliquement de Tair dans la plupart des corps non cristallisés, oomme Teau, le verre, ete., il se brise en se rapprochant de la normale et en suivant la loi de Descartes. Mais il n'en est plus de même lorsqu'il travers un corps cri'staU lise , et nous pouvons déjà prévoir que , suivant que le oristal appartiendra au système cubique, prismatique ou rhomboédrique , la lumière éprouvera des modifications différentes, non-seulement d'un système à un autre, non* seulement dans les différents corps qui appartiennent à un même système, mais encore suivant qu'elle traversera un même cristal dans telle ou telle direction.
On a observé que tous les cristaux , excepté ceux qui appartiennent au système cubique, sont susceptibles de forcer le rayon lumineux à se partager en deux faisceaux de sorte que si l'on regarde un petit objet à travers ces substances, dans certaines directions, on le verra constamment double. Cette action n'est pas due à la disposition des faces du cristal, mais bien à l'arrangement intime des molécules qui le composent, car si on fait tailler des faces dans la cristal sous d'autres inclinaisons , on voit encore les objets doubles à travers. On a remarqué que la lumière était modifiée symétriquement par rapport aux axes des cristaux, comme si la cause de ces modifications existait dans oes axes mêmes. Les cristaux qui ont un axe principal (le prisme à bases carrées, et le rhom^ boèdre) se comportent autrement que ceux qui ont trois axes différents.
Le chalumeau est un petit instrument simple et commode pour faire , sur une très-petite quantité de matière et en très-peu de temps , l'essai des minéraux et la plupart des opérations qui s'exécutent par la voie sèche dans les laboratoires. L'emploi de cet instrument est si avantageux qu'on peut reconnaître par son secours, avec promptitude, facilité et sans aucun frais, presque tous les métaux et leurS'Combinaisons. Pour n'en citer qu'un exemple, nous dirons qu'en moins de deux à trois minutes on peut démontrer la présence de tous les corps simples qui entrent dans la composition d'un des minéraux les plus compliqués, le cuivre gris , lequel renfermé du soufre , de l'arsenic , de l'antimoine , du plomb , du fer, du cuivre et de l'argent; on peut même déterminer adse2 exactement la quantité de ce dernier métal.
Le chalumeau est employé depuis longtemps par les orfèvres pour souder les petites pièces d'or et d'argent; mais il parait que c'est Swab, chimiste suédois, qoij lé premier, (en 4738) eut l'idée de l'appliquer aux recbsN ches chimiques. Depuis cette époque ^ Cronstedt, Bein^mann, Gahn et Berzéliui en ont considérablement pei^ fectionné l'emploi. L'on doit même à ce dernier savant un traité complet concernant l'usage de cet instrument. Le chalumeau le plus simple et le premier dont on ait lait usage, est un tube conique en fer ou en laiton, re« courbé à angle droit et terminé par un orifice très-étroité Depuis que Ton a appliqué cet instrument à la giinéralo* gie, on en a beaucoup varié la forme; mais l'expérience a fait connaître que le suivant est le meilleur :
60 CHALUHBAU.
Fiy. 472.
Il se compose d*un tube conique T, en tôle vernie, ou en laiton , ou en pakfong, long de 20 à 25 centimètres ; il est muni, lorsqu'il est en laiton, d'une embouchure en ivoire I ; il s'adapte, par frottement, à un réservoir R, en étain, laiton ou pakfong, qui sert à condenser la vapeur d'eau lancée avec l'air par les poumons ; à ce réservoir s'ajuste un petit tube L, terminé p^r un petit bec en platine P. Ce bec est percé d'un trou du diamètre d'une •aiguille très-fine. Il est en platine, parce qu'étant sujet à s'obstruer, et ne pouvant être nettoyé à l'aide d'une aiguille qui en agrandirait le trou, on peut le nettoyer facilement, en le faisant rougir avec le chalumeau dépourvu de bec.
namlère de «'en «errlr.
Il faut , tenant l'instrument de la main droite, et l'ex* trémité I dans la bouche, en diriger le bec horizontalement et même un peu incliné de haut en bas, devant la flamme d'une bougie, sans cependant la toucher. Lorsqu'on vient à souffler dans le tube, le jet d'air recourbe la flamme du combustible, en lui donnant la forme d'un dard long et mince. C'est à l'action de ce dard, dont la température est très-élevée , qu'on expose le minerai à essayer. Mais il est indispensable de s'habituer à produire un jet continu et régulier; pour cela, il faut commencer par remj^lir sa bouche d'air, l'expulser ensuite dans le tube par faction seule des muscles des joues , sans faire aucun effort de la poitrine. Pour renouveler cet air dans
la bouche, il faut inspirer successivement par le nez , ce qui peut toujours se faire, avec un peu d'habitude, sans discontinuer le jet.
Matiire dn dard, et de ses effets.
La composition chimique du dard n'est pas homogène, et la température n*est pas uniforme dans toutes ses parties. Si Ton examine avec attention le dard , on verra dans l'intérieur une petite flamme bleue conique ; c'est vers son extrémité pointue que se trouve la plus haute température : pour s'en assurer, on saisit avec une petite pince une parcelle d'un minéral peu fusible (feldspath ) , et on la promène successivement dans toutes les par^i^ de la flamme : ce n'est que vers la pointe bleue qu| en fusion. Le cône bleu est enveloppé d'une flami lante , étroite, qui s'étend assez loin au delà delà pointe bleue. Cette flamme renferme un excès de carbone et d'hydrogène, et sert à réduire les corps oxydés. En6n , le tout est environné d'une flamme pâle qui s'étend ensuite en longueur bien au delà de la partie brillante et visible , comme elle ne renferme plus de corps combustibles, c'est dans son intérieur que l'on place les substances à oxyder. A l'aide de la flamme du chalumeau , on peut donc, à volonté, obtenir une haute température, oxyder ou désoxyder les combinaisons métalliques. Nous verrons plus bas comment on tire parti de ces diverses propriétés.
Comme il faut une certaine habitude pour reconnaître la partie oxydante et désoxydante de la flamme , nous recommandons l'expérience suivante, comme étant le meilleur exercice que l'on puisse se proposer pour s'habituer à manier le chalumeau.
Vers rextrémité d'un long morceau de chafbon, on ftiit un petit creux suffisant pour recevoir une parcelle d'étain de la grosseur d'un grain de blé, et on projette
Fig. 473.
le dard dessus, en tenant le charbon de la main gauche. Si l'on expose l'étain vers Texirémité obscure, il s'oxydera en se recouvrant d'une croûte blanche terne et infusible ; si ensuite on l'avance dans la partie intérieure la plus brillante , il se désoxydera en reprenant son aspect métallique. Ce dernier effet est plus difficile à produire que le premier.
leml» tt<^rr— Irn pmar ftilMi les ewla.
4 "* Un morceau de charbon sans écorce. Celui de bois blanc, à grain fin et sans fissures est le meilleur. Il sert de support au minéral que Ton veut essayer, et à aider la réduction des corps oxydés.
Fig. 174.
2* Une pince armée de deux lamelles de platine i, l ; elle sert à saisir de petites écailles des minéraux dont on veut éprouver la fusibilité. Il ne faut Jamais prendre avec elle des composés susceptibles de dégager de l'arsenic ou de se i^éduire à l'état métallique par l'action du cha^ lumeau.
V Un fil de platine deSà 4 Ocentimètres de longetdu dia« mètre d'une très-fine aiguille à coudre. Pour s'en servir od
recourbe une de ses extrémités en orochet , on l'humeete avec un peu de salive a6n de pouvoir y faire adhérer un petit grain de borax ou d'un autre réactif, puis on y ajoute la dixième ou la centième partie de son volume du minéral à essayer réduit en poudre fine; on expose le petit crochet, chargé du mélange, à raction du dard ; le borax fond , et par le refroidissement il donne une perle opaque ou transparente, incolore ou colorée, suivant la nature du minéral.
4<* Un petit mortier en agate, de 5 centimètres de diamètre.
5** Un petit marteau d*acier avec son enclume qui est un petit parai lélipipède d'acier de 3 centimètres de côté sur 15 millimètres d'épaisseur; ils servent à briser les minéraux et à essayer si les culots métalliques obtenus dans les essais sont malléables ou cassants.
6" Un barreau aimanté.
7^ Une loupe.
Béfietifti.
Les substances que Ton soumet à Faction du chalumeau y sont exposées tantôt seules sur le charbon , tantôt mélangées avec divers réactifs sur le charbon ou sur le fil de platine. Voici ceux que l'on emploie ordinairement :
'i** Le carbonate de soude pur, desséché et pulvérisé. Il s'emploie ordinairement sur le charbon , et il sert à dégager les métaux de leurs combinaisons avec les acides ou les corps électro-négatifs.
2** ]Le Qi/Qnure de potassium; il remplace dans certains cas le carbonate de soude avec avantage , principalement lorsqu'il s'agit d'opérer une réduction; l'oxyde d'éiain se désoxyde rapidement sous son influence.
3* Le borax; boursoufflé et pulvérisé il sert à reconnattre les oxydes par la couleur qu'il prend lorsqu'on le
6& CHALUMeAU.
fond avec eux. L*essai 8e fait ordinairement sur le fil de platine.
i" Le phosphate de soude et d'ammoniciqw ; il sert comme le borax.
ô"" L'acide borique ;
6*" Le bisulfate de potasse fondu ;
7* L'oxyde de cuivre ;
8* Du fil de fer doux de la grosseur d'une fine aiguille ;
9" Du plomb métallique pauvre en lamelles ;
40* De rétain en feuille;
44*" Des os calcinés et pulvérisés ;
42<* Du nitrate de cobalt en dissolution ;
43** Un petit flacon d'acide chlorbydrique;
4 i*" Des bandelettes de papier de Fernambouc et de tournesol.
Il faut si peu de chaque réactif pour faire un grand nombre d'essais , qu'on peut les ranger tous , ainsi que les instruments indiqués plus haut, dans une trousse portative.
Manière d^opérer*
Pour déterminer la nature d'un minéral, il faut d'abord en examiner avec soin les propriétés physiques ; la couleur, l'éclat, la transparence, le magnétisme , la couleur de la poussière, la dureté, la cassure, l'état cristallin, le clivage, etc., ensuite on en prend une quantité extrêmement petite et on lui fait subir les opérations suivantes :
Examen du minéral au ehalnmean nor le cliarlion.
La parcelle du minéral placée dans une petite cavité pratiquée dans le charbon , doit être soumise soit à l'action oxydante soit à l'action désoxydante de la flamme. On examine s'il est peu ou très-fusible ; si son aspect
change ; sMl devient magnétique dans la flamme désoxy* dànte ; s'il dégage de l'odeur , des fumées ; s'il répand autour de lui, sur le charbon, une poudre (auréole) colorée ou non , volatile ou non ( il ne faut pas confondre la cendre que donne' le charbon avec l'auréole) ; si la flamme se colore. Beaucoup de minéraux éclatent et se dispersent quand on les chauffe ; pour éviter cet inconvénient, il faut les pulvériser et les humecter pour en faire une pâte que Ton dessèche ensuite.
Kxamen par le earboiiate de iMiade.
On prend une autre portion du minéral, qu'il faut ordinairement réduire en poudre fine , et on la mêle avec 3 , 6 à 4 fois son volume de carbonate de soude ; on place le mélange sur le charbon et l'on chauffe dans la flamme désoxydante. On cherche ordinairement, par ce moyen , à obtenir un métal ; mais souvent celui-ci est entraîné parla soude dans les pores du charbon. Pour le découvrir, il faut racler la surface du charbon, mettre la partie détachée dans le mortier d'agate, la triturer en y ajoutant de l'eau , puis laver par décantation afin d'entraîner le charbon. Le métal reste ordinairement dans le mortier, sous la forme d'une poudre qui prend l'éclat métallique par le frottement du pilon.
Le carbonate de soude sert encore à reconnaître les combinaisons du chrome et du manganèse ; alors on l'emploie sur le fil de platine.
Examen par le borax ou par le «el de ptaespliore ( phosphate de soude et d^ammonlaque )•
L'essai se fait comme nous l'avons dit à l'article instruments {fU de platine).
Dans quelque cas, il faut d'abord griller le minéral
66 CHALUIUAU.
avant de le SfNjffler avec le borax , priocipalemeat lorsque l'on a affaire à un sulfure , un areeniure, un antimoDiure. Le grillage sert à oxyder les métaux, en œèmetein{» que Ton brûle le soufre, l'arsenic, l'antimoine , etc., le métal oxydé se dissout ensuite pluâ ou moins facilement dans le borax ou le sel de phosphore. Le grillage s'opère avec la flamme oxydante et le minéral pulvérisé se place sur le charbon, ou mieux sur une coupelle d'argile ou sur une feuille de mica. Il faut chauffer d'abord très-légèrement, car autrement le sulfure ou l'arseniure fondrait, et ne s'oxyderait plus que difficilement. Vers la fin de l'opération on peut chauffer plus fortement.
Les essais précédents suffisent le plus souvent pour déterminer la nature d'un minéral, nous allons maintenant indiquer quels sont les caractères que présentent les différents corps au chalumeau.
rpseédéa peur ree«MUiltr« lea méMloI^ea*
Pour abréger nous désignerons le carbonate de soude par N, le borax parB, le sel de phosphore par P, la flamme oxydante par Po, la flamme désoxydanteparFd, le minéral par M.
Chlorures et chloratea.
On fond sur le charbon un mélange de 4 à 6 parties de P avec4 partie d'oxyde de cuivre. On y ajoute ensuite le M, puis on chauffe de nouveau en faisant en sorte que le dard lèche horizontalement le mélange. Le dard , après avoir touché le mélange, s'élargit en prenant aussitôt une belle couleur bleue tirant sur le pourpre. Les chlorures et les chlorates sont solubles, excepté le chlori^re d'argent, le protochlorure de mercure et quelques oxychlorures. Celui de plomb est très-peu soluble. Les cblo-
rates bien deseéchés se distinguent des ciiiorures en les projetant sur un charbon incandescent ; les premiers fusent, les seconds non.
lodures et iodates.
L'essai se fait comme pour les chlorures. La flamme se colore fortement en beau vert.
On peut encore les chauffer dans un petit tube bouché avec du bisulfate de potasse fondu , il se dégage des vapeurs violettes. Solubilité à peu près comme les précédents.
Bromures et bromates.
L'essai se fait comme pour les chlorures. La couleur de la flamme est intermédiaire entre celle que donnent les chlorures et les iodures.
Chauffés dans un petit tube bouché, avec du bisulfate de potasse fondu et un peu de peroxyde de manganèse , ils dégagent l'odeur et les vapeurs rouges du brome. Solubilité comme les chlorures et les chlorates.
Fluorures.
On les mêle avec du P préalablement fondu , et on place le mélange dans un petit tube coudé et ouvert aux deux bouts. On projette le dard, dans la partie inférieure du tube , sur ce mélange ; il se dégage de l'acide hydro-
Fig. 475,
fluorique qui se condense sur les parois supérieures du tube , le corrode et le dépolit. Si l'on introduit une lan-
guette de papier de Fernambouc dans la partie supérieure du tube, il devient jaune.
Sulfures et sullates.
Premier procédé. On les chauffé sur le charbon dans le Fo ; il se dégage ordinairement une odeur piquante d'acide sulfureux. Plusieurs sulfates ne dégageant pas d'odeur par ce procédé, on a alors recours au suivant qui ne manque jamais .
Deuxième procédé. On mêle le M avec N sur le charbon , on chauffé dans Fd ; on détache ensuite la masse scoriacée, ou le charbon si N y a pénétré; on la place sur une pièce d'argent , puis on l'humecte légèrement soit avec de l'eau , soit avec une gouttelette d'acide hydrochlorique ; la pièce d'argent devient brune , et si l'on ajoute de l'acide , il se dégage une odeur d'œufs pourris.
Troisième procédé. On fond 4 à 6 parties de Na avec 4 partie de silice sur le charbon ou sur le fil de platine; puis on met sur la perle une petite quantité de la substance à essayer et mouillée afin de la faire adhérer, et on chauffe dans Fd. Par le refroidissement la perle prend une couleur jaune ou rouge brun. Ce procédé convient pour les sulfates qui ne colorent pas les flux , pour les sulfates de potasse , de soude , de baryte, de strontiane, de chaux , de zinc. La couleur rouge-brune est due à la formation du foie de soufre. Tous les sulfures naturels sont insolubles. La plupart d'entre eux ont l'aspect métallique. Le sulfure de zinc a quelquefois un faible aspect métallique; il est jaune brun plus ou moins foncé. Le sulfure de mercure est rouge. Les sulfates de potasse, de soude, d'ammoniaque, de zinc, de cuivre, de fer, de cobalt, d'alumine sont solubles. Les sous-sulfates de fer et d'alumine sont insolubles. Les sulfates de baryte, strontiane, chaux et plomb sont insolubles.
Les hyposulfates, les sulfites et les hyposulfites donnent au, chalumeau les mêmes caractères que les précédents.
Les sulfites et les hyposulfites dégagent de l'acide sulfureux par l'addition de l'acide hydrochlorique.
Séléniures*
4 "^ Au chalumeau , sur le charbon , ils dégagent une forte odeur de raifort ou de choux pourri ;
S"" Avec Na et silice ils donnent la même couleur que les sulfures ;
3"* Chauffés dans un tube ouvert aux deux bouts, le métal s'oxyde pendant qu'une partie du sélénium se volatilise et vient se condenser sur les parois du tube sous la. forme d'une poudre rouge qu'il ne faut pas confondre avec le sulfure d'arsenic; l'odeur peut servir à les^ distinguer.
Les séléniures sont insolubles et ils ont l'aspect métallique.
Tellururefi.
I"" Grillés sur le charbon, ils répandent une auréole blanche très -volatile. S'ils sont accompagnés d'autres métaux qui donnent aussi une auréole, on a alors recours au procédé suivant:
S'' On les chauffe dans un tube coudé ouvert aux deux bouts (voy . fluorwes } ; il se dépose sur les parois une poudre blanche, qui^ étant légèrement chauffée, fond en gouttelettes transparentes avant de se volatiliser. Cette fusibilité de la poudre blanche sert à distinguer le tellure de l'antimoine;
Z"" L'auréole blanche déposée sur le charbon colore fortement la flamme du chalumeau en beau vert foncé. L'antimoine la colore en bleu verdâtre très-pâle.
Les tellurures sont insolubles et ont l'aspect métallique .
70 CHAtUllSAU.
Nilratei.
Bien desséchés , ils fusent sur les charbons.
Chauffés dans un petit tube bouché avec du bisulfate de potasse et un peu de tournure de cuivre , ils dégagent des vapeurs rouges uitreuses.
Arfteniures, ariénites, araéniates.
4* Au chalumeau sur le charbon , avec ou sans N, ils répandent une très-forte odeur d*ail ;
3** Grillés dans le petit tube ouvert, ils donnent un sublimé blanc , qui , examiné au microscope , est composé d'octaèdres réguliers.
3* Les arsénites et les arséniates, mêlés avec de Tacide borique et chauffés dans un petit tube bouché , donnent un sublimé blanc d'acide arsénieux ;
i* Les arsénites et les arséniates mêlés avec de Tacide borique et du charbon donnent un sublimé métallique.
Les arseniures ont l'aspect métallique.
Arséniosulfures.
On reconnaît le soufre par le procédé f" avec Na. Quelques-uns donnent un sublimé jaune ou rougeâtre dans le tube bouché.
Les deux sulfures d'arsenic sont Tun jaune, Tautre rouge. Tous les deux se volatilisent complètement quand on les chauffé sur le charbon.
Les arséniosulfures ont l'aspect métallique.
Borates.
Après les avoir pulvérisés, on les mêle intimement avec du bisulfate de potasse , ou mieux avec un mélange de bisulfate de potasse et de fluorure de calcium. On humecte légèrement le tout, de manière à en faire une bouillie épaisse que Ton étale sur le charbon. Celui*ci absorbe l'humidité , et Ton obtient une lamelle que Ton saisit avec la pince de platine afin de Texposer à la pointe bleue du dard ; la flamme se colore pendant un court instant en vert jaunâtre. Cette coloration est due à la formation du fluorure de bore. Pour bien apercevoir la couleur verte, il faut obtenir un dard fin, peu lumineux, et se placer dans un lieu peu éclairé.
Si le borate bien pulvérisé est attaquable par Tacide sulfurique chaud, il faut, après l'avoir traité par cet acide , dans une petite capsule , y verser un peu d'alcool et l'enflammer. L'alcool brûle avec une flamme d'an vert doré.
Carbonates.
On ne possède pas de moyen pour les reconnaître au chalumeau. On y verse une goutte d'acide hydrochlorique , et ils font effervescence.
Quelques carbonates naturels ne font pas effervescence avec l'acide hydrochlorique ordinaire. Il faut alors étendre l'acide de 5 à 6 fois son volume d'eail , et au besoin chauffer dans un petit tube bouché. Les carbonates de baryte , de strontiane, de magnésie, de plomb et même de fer sont dans ce cas. La dolomie fait lentement effervescence.
Phosphates.
On ne connaît qu'un seul procédé qui demande beaucoup d'habitude.
On fond le minéral avec de l'acide borique sur le charbon. Lorsque la perle est fondue, on y plonge rapidement un Gl de fer doux et très-fin. On coupe les extrémités du fil qui dépassent la perle, et l'on donne un bon coup de feu et pendant assez longtemps dans Fd. L'acide phospborique, déplacé par l'acide borique, se réduit, et le phosphore attaque le fer, avec lequel il forme une combinaison fusible et cassante. Après le refroidissement, on enveloppe la perle dans du papier et l'on frappe légèrement dessus afin de la briser. On en retire soit un globule métallique, soit un petit morceau de fil de fer aminci vers ses extrémités et plus ou moins renflé au milieu. En le frappant sur l'enclume il doit se briser. Si le minéral ne renferme pas de phosphore, ou si l'opération a été mal faite, le fer s'aplatit sans se briser.
Les phosphates sont insolubles. Us n'ont pas l'aspect métallique , si ce n'est un phosphate de fer et de manganèse qui en possède un très-faible.
Silicates.
4<' On les fond sur le fil de platine avec P. La silice se sépare ordinairement sous la forme d'un squelette blanc opaque qui nage dans la perle transparente, si toutefois on a mis assez de P.
Cependant tous les silicates ne présentent pas ce caractère.
Le verre fondu devient ordinairement opaque par le refroidissement, ce qui n'arrive pas lorsque le minéral est de la silice pure.
2^ On réduit le silicate en poudre impalpable , et on le mêle bien avec 5 à 6 fois son poids de N. On met le mélange dans ii&e capsule de platine très*mince , que l'on saisit avec les pinces de platine, et Ton donne un bon coup de feu, à l'aide du chalumeau, sous la capsule placée au-dessus d'une lampe à alcool. Après le refroidissement de la matière fondue , on verse de l'eau et un peu d'acide hydrochlorique dans la capsule et l'on fait bouillir. Si c'est un silicate, il laisse une matière blanche, insoluble , un peu gélatineuse. Quelques silicates hydratés sont attaqués par l'acide hydrochlorique bouillant , qui laisse de la silice en gelée.
Oxydes.
On ne les reconnaît que par élimination , puis à leurs propriétés physiques, lorsqu'on a déterminé le métal.
Quelques oxydes naturels ont l'aspect métallique. Les oxydes d'étain , de fer, de manganèse et de titane ont ordinairement l'aspect métallique.
Hydrates.
On reconnaît la présence de l'eau dans les combinaisons en chauffant celles-ci dans un petit tube bouché. Les gouttelettes d'eau se condensent dans la partie supérieure du tube.
Garbures, combustibles.
Quelques-uns brûlent avec flamme et en répandant de l'odeur et de la fumée (houille, tourbe, succin, etc.). D'autres brûlent très-difficilement au chalumeau et ne brûlent même pas ; tels sont le diamant , le graphite et
quelques variétés d'anthracite. On reconnaît ceux-ci en " les pulvérisant et en les projetant avec du salpêtre dans la petite capsule de platine chaufiée au rouge ; il y a aussitôt une vive déf^gration.
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Toutes les fois que Ton a un sulfure ou un arseniure, il faut le griller avant de chercher à en retirer le métal, parce que Ton obtiendrait souvent , sans cette précaution, des culots cassants, à aspect métallique et qui ne seraient que des sulfures, séléniures, ou arseniures.
Or.
Les sels d'or donnent sur le charbon un culot jaune, fusible, très-malléable, inoxydable; pas d'auréole.
Platine.
Les sels de platine , chauffés sur le charbon ou sur la coupelle d*argile , laissent une poudre grise infusible , inoxydable, qui prend l'aspect métallique sous le pilon.
Argent.
Tous les sels donnent avec Na sur le charbon , un culot blanc inoxydable, fusible, dur et très-malléable.
Lorsque Targent est avec d'autres métaux (plomb, cuivre, etc.), il faut, après avoir grillé le minéral s'il est nécessaire, le fondre avec 8 à 40 fois son poids de plomb pauvre et un peu de Na sur le charbon. On retire
le culot de plomb et on le place sur une coupelle que Ton fait de la manière suivante : on prend des os calcinés pulvérisés, on les humecte légèrement pour en faire une pâte très-consistante. On place celle-ci dans un assez grand creux fait dans le charbon, et on la tasse avec le pilon en lui donnant une surface concave. Après avoir desséché lentement cette coupelle, on y place le culot de plomb , que Ton chauffe fortement dans la flamme oxydante. Le plomb fond et s'oxyde. La litharge formée se volatilise en partie, et pénètre en partie dans la coupelle en y entraînant les métaux étrangers. A la fin de Topération , il reste un petit culot d'argent , qui n'est souvent visible qu'à la loupe. Lorsque la coupelle est trop saturée d'oxyde de plomb, on arrête l'opération, on fait une autre coupelle et on y place le culot de plomb que Ton chauffe de nouveau. On peut prendre des fragments de coupelles dont se servent les essayeurs, on les creuse légèrement et on les place sur le charbon.
Mercure.
Ses sels sont volatils au chalumeau. On les ^ mêle intimement avec N fondu et pulvérisé , et on chauffe le mélange dans un petit tube bouché ; le mercure métallique se volatilise et vient se condenser sur les parois du tube sous la forme d'une poudre grise qui a l'aspect métallique si le mercure est assez abondant. S'il y a peu de mercure, on mouille l'extrémité d'une flèche de papier que l'on promène sur les parois du tube ; la poudre grise se réunit souvent en globules métalliques ; dans le cas contraire, après avoir retiré la flèche, on frotte, avec son extrémité, une lame de cuivre rouge bien propre (décapée) , la lame blanchit.
Plomb.
Tous ses sels avec N , sur le charbon , donnent un culot gris blanc très-fusible , très-mou et malléable : auréole j aune rougeâtre. Le culot chauffé dans la Fo disparaît peu à peu.
Bismuth.
ÂvecN sur le charbon, ses sels donnent un culot blanc très-fusible , mais cassant : auréole jaune orangé. Le culot chauffé dans Fo disparaît peu à peu.
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' Avec N , sur le charbon ou mieux avec le cyanure de potassium, ses sels donnent un culot blanc, très-fusible et malléable. Ce culot isolé de la scorie qui l'entoure , et chauffé sur le charbon , dans Fo, se recouvre d'une croûte blanche non volatile. Pas d'auréole.
Antimoine.
Ses sels donnent quelquefois avec N sur le charbon un culot blanc, très-fusible et très-cassant. Ce culot répand des fumées longtemps après que Ton a cessé de le chauffer, et il s'entoure d'un buisson d'aiguilles blanches. Si l'on n'obtient pas de culot, il se dépose toujours sur le charbon une grande auréole blanche qui est très-volatile (V. Tellurures).
GHALUMBAU. 77
Zinc.
Ses sels chauffés avec N sur le charbon dans Fd , ne donnent pas de culot; il se dépose sur le charbon une auréole qui est jaune et phosphorescente à une assez douce chaleur, mais qui devient blanche par le refroidissement.
Cadmium.
Ses sels chauffés avec N sur le charbon, ne donnent pas de culot, mais une auréole brune» Les mines de zinc qui ne renferment que quelques centièmes de Cadmium, donnent une auréole brune.
Cuivre.
Avec N sur le charbon , ses sels donnent un culot métallique ou une grenaille très-fine qui pénètre dans les pores du charbon. Culot rouge, malléable, laissant dans le mortier, après avoir été frotté avec le pilon, des traces rouges métalliques. Avec B sur le fil de platine dans Fo perle verte ; dans Fd perle rouge brun. Cette dernière réaction s'obtient facilement quand on chauffe le mélange dans une coupelle d'argile. On obtient d'abord un verre vert. Si ensuite on y ajoute une parcelle d'étain , et si l'on chauffe rapidement, en faisant promener le globule d'étain sur la coupelle sous l'influence d'un vent assez fort , la coupelle se colore en rouge brun.
Parce procédé, on reconnaît très-facilement la pré-
78 €HALnilEA0.
sence du cuivre dans la plus petite parcelle d'argent monnayé.
Le sel de P se comporte comme le borax.
Urane.
AvecB dans Fo perle jaune, sur le fil de platine. Perle vert sale dans Fd. Avec P perle verte dans les deux flammes.
Chrome.
Avec N sur le fil de platiae, donne une perle jaune opaque. Avec B et P une perle verte dans les deux flammes.
Cobalt.
Avec N sur le charbon, les sels donnent une poudre grise métallique qu'il faut aller chercher dans les pores du charbon. Après la trituration , le lavage et la décantation , il reste une poudre grise qui prend l'aspect métallique sous le pilon et qui est magnétique.
Avec B et P sur le fil de platine , perle d'un beau bleu dans les deux flammes.
Nickel.
Avec N sur le charbon, se comporte comme le cobalt :
B, sur le fil de platine, donne une perle qui est rouge
à chaud, et incolore à froid dans Fo;j' grise dans fd.
P donne une perle rouge à chaud et incolore à froid dans les deux flammes.
Fer.
Ses sels chauffés seuls, ou avecN, sur le charbon dans la Fd, deviennent magnétiques.
B et P donnent dans Fo une perle qui est rouge à chaud, devient jaune en se refroidissant, puis incolore à froid. Dans Fd on obtient ordinairement une perle qu| est d'un vert bouteille pâle.
Manganèse.
Avec N sur le fil de platine, donne une perle opaque d'un bleu verdâtre (Turquoise).
P et B donnent dans la Fo une perle améthiste; s'il y a trop de manganèse la perle est noire ; incolore dans Fd.
Molybdène, tungstène, titane, cériam.
Voyez les tableaux.
Alumine.
Ses sels humectés avec du nitrate de cobalt , et fortement chauffés, prennent une belle couleur bleue. Plusieurs corps donnent aussi une couleur bleue avec le nitrate de cobalt. Mais cette coloration sert principale* inent à distinguer l'alumine de la magnésie.
Magnésie.
Avec le nitrate de cobalt , ses sels donnent une couleur rougeàlre très-pâle. .
Ammoiiiaqae.
La plupart de ses sels sont complètement volatils au chalumeau. Le borate et le phosphate laissent de Tacide borique et phosphorique. Chauffés dans un tube bouché avecN, dégagent une forte odeur d'ammoniaque. Une bandelette de [5apier de tournesol rouge plongée dans le tube devient bleue.
Potasse.
Tous ses sels sont solubles; un grain de Na dissous , n'y occasionne pas de précipité.
Le nitrate , le chlorure, le carbonate chauffé sur le fil de platine, colorent la flamme en violet très-pâle qui se remarque principalement quand on l'oppose à la coloration que donnent les sels analogues de soude chauffés à l'autre extrémité du fil de plaline.
Soude.
Sels solubles ; aveo N pas de précipité.
Le nitrate , le chlorure, le carbonate et quelques autres sels chauffés sur le fil de platine colorent le dard en rouge jaunâtre. Le dard paraît prendre plus de volume. Une
petite quantité de soude dans un sel de potasse détruit la couleur que ce dernier communique a la flamme.
Baryte, strontiane et chaux.
Leurs sels se reconnaissent en partie par élimination.
Baryte.
Un petit fragment de ses sels, saisi dans la pince de platine , même le sulfate , colore la pointe bleue du dard en vert très-pâle. Il faut se placer dans un lieu peu éclairé.
Strontiane.
Ses sels, même le sulfate, colorent la flamme en rouge pourpre ; le nitrate et le chlorure assez fortement , le sulfate faiblement.
Giauœ.
Ses sels , surtout le carbonate , répandent un éclat éblouissant lorsqu'on les chauffe fortement à l'extrémité de la pointe bleue du dard.
Couleur du Borax sur le fil de platine
ou le charbon.
NOMS DES CORPS
FLAIOIE OXYDANTS.
FLAMME DisOXTDANTE.
Incolore dans les deux flammes. 1
Potaflse.
Glucine.
Thorine.
Soude.
Ittria.
Silice.
Lithrine.
Zircone. .
Étain.
Baryte.
Tantale.
Strontiane.
Zinc.
Chaux.
Cadmium.
Magnésie.
Alumine.
Oxydes :
de molybdène.
Incolore.
Brun ou brun rouge.
de tungstène.
Id.
Jaune à chaud, brun à froid.
de tellure.
Id.
Gris opaque.
de bismuth.
Id.
Gris opaque.
de titane.
Id.
Violet ou bleu noirs*ilyatrop d*oxyde.
d'antimoine.
Jaune à chaud , incolore à froid.
Gris opaque.
de plomb.
Jaune, devient incolore à froid.
Donne du plomb.
NOMS DES CORPS
FLAMME OXYDAIfTE.
FLAMME DÉSOXTDANTE.
Chrome.
Vert.
Beau vert.
Cuivré.
Vert.
Rouge brun.
Urane.
Jaune.
Vert sale.
Cérium.
Rouge à chaud.
Incolore.
puis jaune et incolore à
froid.
Nickel.
Rouge à chaud, incolore à froid.
Gris opaque.
Fer.
Rouge à chaud, puis jaune et incolore à froid.
Vert bouteille.
Manganèse.
Violet , améthyste.
Incolore.
Cobalt.
Bleu.
Bleu.
SBBBBBBBBBSBBa
Couleur du Sel de Phosphore sur le fil de platine ou de charbon.