PLACE DE L*ÉCOLE-DE-MÉDECINE
L'éditeur se réserve le droit de IraducWoYv.
Nous allons maintenant passer en revue tous les réactifs qui peuvent être de quelque utilité dans un laboratoire d'analyse.
Eau diftiillée.
3. L'eau distillée étant le dissolvant par excellence et servant dans toutes les opérations d'analyse, ne doit
Fig. 1.
jamais manquer dans un laboratoire. Avant de s'en servir, il faut s'assurer : qu'elle s'évapore sans résidu sur la lame de platine, qu'elle ne colore pas le papier de tournesol, el qu'elle ne trouble ni le nitrate d'argent, ni l'oxalate d'ammoniaque, ni les sels de baryte. Ordinairement, quand on dispose d'un laboratoire.
ALCOor. 7
Teau sû distille dans un alambic de cuivre ; mais on peut très bien aussi se servir de Tappareil ci-contre, à Taidc duquel on se procure aisément la quantité d*eau sufrisante pour les besoins de l'analyse. Cet appareil se compose d'un ballon a (d'une capacité de 2 litres), contenant l'eau à distiller ; d'un long tube traversant un réfrigérant dit de Liebigé; d'un flacon c destiné à recueillir l'eau distillée, et d'un réservoir d contenant de l'eau pour alimenter le réfrigérant. On le dispose^ comme l'indique la figure 1 .
Cet appareil fonctionne avec une certaine lenteur, parce qu'une quantité notable de la vapeur d eau se condense avant de dépasser la courbure du tube qui joint lo ballon au réfrigérant, et retombe, par conséquent, dans lo liquide bouillant : mais c'est là un avantage, car on est sûr ainsi d'éviter les projections et d'empêcher la vapeur condensée dans le récipient de se mêler avec de l'eau non distillée.
Alcool.
k. On l'emploie, dans l'analyse minérale, pour découvrir l'acide borique, pour désoxyder l'acide chromique et le ramener à l'état d'oxyde de chrome, pour opérer la séparation du chlorure de calcium et du chlorure de strontium, pour faciliter la précipitation du chloroplalinate de potasse dans la recherche de la potasse, etc. Il est d'un emploi encore plus fréquent dans l'extraction et l'analyse d'un grand nombre de matières organiques.
On peut, dans la plupart des cas, se servir de l'alcool
8 REACTIFS.
du commerce (dit trois-six)^ marquant 85 centièmes à l'aréomètre de Gay-Lussac, pourvu qu'il se volatilise sans résidu et ne renferme pas de matières minérales.
Dans quelques recherches, on a besoin d'un alcool plus fort, et même d'un alcool absolu. On se procure ce dernier en traitant Talcool du commerce par de la chaux vive. (On peut remplacer la chaux par le carbonate do potasse préalablement rougi, ou bien par Tacétate de potasse fondu.) Il faut opérer sur d'assez fortes quantités d*alcool pour le priver d'eau complètement. On emplit une cornue aux deux tiers de petits fragments de chaux vive, et l'on y verse ensuite l'alcool, déjà convenablement rectifié, de manière à couvrir à peine la chaux : celle-ci s'éteint promptement, et la chaleur qu'elle développe alors est presque assez forte pour faire bouillir l'alcool ; on laisse celui-ci en digestion avec la chaux pendant deux ou trois heures, et l'on distille ensuite au bainmarie, en ayant soin de refroidir. Le produit n'est pas entièrement privé d'eau après une première opération, et exige alors une nouvelle rectification sur la chaux. Quelquefois même il faut encore avoir recours à l'hydrate de potasse fondu ; on en dissout quelques fragments dans le produit, et l'on distille à feu nu ou dans un bain de chlorure de calcium, jusqu'à ce que les trois quarts du liquide aient passé. On ne perd pas mal de substance par l'emploi de la potasse caustique, et le résidu est toujours coloré en brun, par suite d'une altération que la potasse fait subir à l'alcool.
On s'assure, à l'aide de l'aréomètre, si l'alcool n( renferme plus d'eau. Un autre moyen de reconnaîtr