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Voici les réactions les plus importantes de la soude

a. La matière se combine avec la soude, entre en fusion et pénHre dans les pores du charbon, — Cette>éaction appartient aux sels de :

Potasse, Soude, Baryte, Strontiane.

b. La matière ne se dissout pas dans la soude, qui fond seule, pénètre dans les pores du charbon, et laisse pour résidu la substance ajoutée. Ainsi se comportent :

La chaux ,

La magnésie,

Valumine. Cet oxyde ne fund pas avec la soude, mais se combine avec elle en se boursouflant légèrement ; Teicès de soude fond et pénètre dans les pores du charbon.

c. La matière se dissout dans la soude en produisant une vive effervescence et en formant avec elle un verve incolore et limpide. — Cette réaction caractérise particulièrement la silice, et permet de distinguer ce corps de Talumine.

d. La matière ne se réduit pas à Vélat métallique et downe avec la soude une masse colorée, — Cette réaction est s artout caractéristique pour le manganèse, dont elle permet de découvrir les plus faibles

traces. Le chrome se comporte d'une manière analogue, assez différente cependant pour qu'il n'y ait pas de confusioD possible.

Le manganèse se dissout en petite quantité dans la soude et donne au feu d'oxydation une masse verte transparente (manganate de soude), devenant bleu verdèlre par le rerroidissemeot. Uq petit cristal de salpêtre introduit dans l'essai rend celte réaction encore plus nette et plus sensible.

Le chrome se dissout, au feu d'oxydation, dans la sonde, et forme un verre jaune foncé qui, par le refroidissement, devient opaque et d'un jaune moins foncé. Au feu de réduction, le verre devieot opaque, et se colore en vert par le refroidissement.

e. La matière est insoluble dans la soude, mais chauffée sur le charbon par un bon feu de réduction^ elle fournit une poudre métallique qui est attirée par le bareau aifnanté. — Ce caractère appartient aux oxydes de

fer. )

nickel , > Aucun de ces métaux ne peut être fonda eu culot.

cobalt, j Pour donner à ce caractère foute la netteté désirable, il faut observer les précautions suivantes : Après l'action prolongée d'un bon feu de réduction sur la matière bien mélangée avec la soude , on éteint le charbon avec une goutte d'eau, puis on enlève la masse avec le charbon qui y adhère, et on la broie daus le mortier d'agate, de manière à la réduire en une poudre extrêmement fine. On lave ensuite cette poudre avec de l'eau, pour la débarrasser du charbon, et l'on décante très doucement la liqueur, de manière que les parties les plus légères et les plus ténues de la masse porphyrisée soient seules entraînées par l'eau. Cette opération étant répétée plusieurs fois, la poudre métallique finit par rester au fond du mortier, entièrement débarrassée de matières étrangères. Ce traitement doit être appliqué toutes les fois qu'on cherche à découvrir un métal quelconque dont le culot n'est pas immédiatement perceptible à l'œil nu.

f. La matière ne se dissout pas dans la soude et ne fournil pas de culot métallique, mais le charbon se recouvre d'un enduit d^oxyde régénéré. — Dans ce cas sont :

Le xine, qui donne un enduit blanc.

Le cadmium, dont Fendait esi rouge brun ou jaune foncé.

g. La matière donne avec la sotÂde un culot métallique , et la surface du charbon, autour de la pièce d'essai, est recouverte d'un enduit.

Cette réaction appartient aux corps suivants :

Plomb, Il donne au enduit jaune, et le culot métallique, mon et malléable, se laisse aplatir sons le martean. (Au Teu d'oxydation et sor le fil de platine, Toxyde de plomb se dissout aisément dans la soude» en donnant un verre limpide qui devient jaun&tre et opaque par le refroidissement.)

Bismuth, Il donne un enduit jaune brun, ainsi que des grains métalliqaes cassants sous le marteau.

Antimoine, Il donne an enduit blanc et un culot très cassant.

h. La matière donne avec la soude un culot métallique ductile et brillant, mais sans formation d'enduit sur le charbon.

Dans ce cas sont les oxydes ou sels de :

Étain. Sur le fil de platine Toxyde d'étain se combine avec la sonde avec effervescence.

Argent,

Cuivre,

Or.

199. EMai aa nitrate die cobalt. — Cet essai, bomé aux subslances blanches ou incolores, fournit immédiatement quelques renseignements utiles, suivant la colo* ration qu'elles prennent au contact du sel de cobalt. On humecte légèrement la matière placée sur le charbon avec une goutte de la solution du sel, et on la calcine fortement ; on obtient alors :

/ phosphates, ]

Dn verre bleu avec les l borates, > alcalins.

( et silicates ;

iPalumine et plusieurs de ses combinaisons, ! phosphate dalumme, et quelques silicates.

226 MÉTHODE GBNÉRALB.

Une masse d'un beau vert avec. . . Toxyde de zinc.

Une masse bleu verdâtre avec . . . Toxyde d'étain.

Une masse rouge de ebair avec. . • la magnésie.

Une masse grise ou noire avec. . . la stronliane et la chaux.

DÉSAGRÉGATION ET DXSSOI.17TZOir.

200. Pulvérisation. — Dons l'analyse par voie humide on n'opère que sur des corps en dissolution ; il faut donc rendre solubles ceux qui ne le sont pas déjà. Le premier soin du chimiste consiste, dans ce cas, à diviser, à réduire en poudre la matière qu'il s'agit d'examiner. Le succès de l'analyse dépend souvent de celte opération préliminaire.

La pulvérisation se fait de diverses manières, suivant la nature de la substance. Si elle n'est pas d'une dureté très considérable, on peut la broyer dans un mortier de verre ou de porcelaine ; mais dans un grand nombre de cas, il faut vaoir recours à un mortier d'agale, et apporter à la porphyrisation un soin tout particulier, afin qu'aucune portion de la matière ne puisse échapper aux réactions ultérieures. Souvent aussi, lorsque la substance a déjà atteint un certain degré de division, faut-il encore, pour la réduire en une poudre impalpable, l'agiter avec de l'eau, laisser déposer les parties les plus lourdes, et décanter le liquide surnageant ; celui-ci ne retient aipsi que les particules les plus ténues, qu'on peut laisser déposer à leur tour ou recueillir sur un filtre. Cette lévigation doit surtout être appliquée aux silicates.

Il faut, en général, éviter l'emploi des mortiers métal-

DéSAGRÉGAttÔN ET DISSOLUTION. 227

liques ; cependant, dans certains cas, on peut faire usage d'instruments d'acier bien trempé. Pour réduire en poudre des substances très dures et dont on ne possède que de très petites quantités, on emploie avec avantage le mortier d'Abich. Voici en quoi il consiste : Dans un disque d'acier bien trempé AB (fig. 18), se trouve une excavation cylitjdrique de U ou 5 millimètres de profondeur. Sur celle-ci est ajusté un cylindre creux DE de 25 millimètres de diamètre et de 20 milli- Fig. is. mètres de hauteur. Un cylindre massif FG glisse à frottement dans le cylindre creux DE, et vient, par sa partie inférieure, parfaitement plane et polie, s'appliquer exactement sur la surface du disque. S'agit-il de pulvériser une substance, on en place un fragment dans l'intérieur du mortier, et on l'écrase en donnant de légers coups de marteau sur le cylindre massif. On obtient ainsi une poudre assez fine, qu'on achève de pulvériser dans le mortier d'agate.

201. Action de Feau. — A moins de connaître déjà d'avance le genre de dissolvant qui convient à une substance, on commence toujours , après l'avoir pulvérisée, par essayer sur elle l'action de l'eau. Si, après l'agitation et un contact suffisamment prolongé avec ce liquide» la matière ne paraît pas se dissoudre, on expose le matras ou le tube qui la renferme à la flamme de la lampe à alcool, et Ton maintient le liquide en ébuliition pendant quelque temps. Plusieurs cas peuvent se présenter :

1"* Là substance se dissout entièrement dans Veau, en donnant une liqueur parfaitement limpide.

2*» Elle y est tout à fait insoluble ; pour s'enassurer, il suffit, après une ébullition prolongée, de filtrer le liquide et d'en évaporer quelques gouttes dans une capsule ou sur une lame de platine ; cette évaporation ne laisse alors aucun résidu.

3° La substance est en partie soluble dans l'eau. Dans ce cas, malgré une ébullition prolongée, on a une partie solide qui refuse de se dissoudre, et une liqueur laissant par Tévaporatioii un résidu plus ou moins considérable. La partie dissoute et la partie insoluble sont alors isolées par le filtre et examinées séparément.

On n'éprouve aucun embarras dans les deux premiers cas, où la solubilité ou l'insolubilité de la matière est parfaitement tranchée. Mais lorsque la substance ne se dissout qu'en partie, il est nécessaire de s'assurer si cette solubilité partielle tient à un mélange de plusieurs corps, ou simplement à la faible solubilité d'une substance unique dont l'eau , entièrement saturée, refuse de dissoudre davantage.

Pour résoudre cette question, il suffit de traiter à plusieurs reprises, par l'eau distillée, le résidu séparé de la liqueur par filtration ou décantation , et d'examiner chaque fois si quelques gouttes de la liqueur limpide laissent, par l'évaporation, un dépôt à peu près constant. S'il en est ainsi, la substance n'est évidemment pas un mélange, mais un corps peu soluble qui se dissoudrait en totalité par un traitement suffisamment prolongé. Si, au contraire, ces lavages successifs ont pour effet de dimi-

nuer chaque fois et de faire disparaître finalement le résidu produit par Tévaporation de quelques gouttes du liquide, il est clair que la substance est un mélange formé d'une partie insoluble, et d'une partie soluble entièrement contenue dans les eaux de lavage.

Quelquefois Teau ne parait avoir aucune action dissolvante, et ne donne, par Tévaporation sur la lame de platine, que des tacbes à peine sensibles. Celles-ci peuvent tenir soit à des traces d'impuretés, soit à une solubilité extrêmement faible de la matière. Dans ce dernier cas, il n*y a aucun inconvénient à la considérer comme insu* lubie, puisque, en analyse, on entend par là toute substance qui ne se dissout pas en quantité suffisante pour donner des réactions parfaitement nettes.

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