Parmi les acides organiques dont les sels nechar
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bonnent pas par la calcination, il y a lieu de rattacher aux acides minéraux du deuxième groupe, l'acide cyanfaydrique, l'acide acétique et l'acide formique.
Adde cjanhydriqne. — On traite la matière primitive par r acide sulfurique concentré, et l'on observe s'il se dégage de l'acide cyanhydrique, reconnaissable à l'odeur d'amandes amères. Pour plus de certitude, on calcine, dans un petit tube fermé par un bout, une portion du précipité formé par le nitrate d'argent dans la solution acide de la matière, et Ton examine s'il se dégage du cyanogène, brûlant avec une flamme pourpre.
Lorsqu'une liqueur contient des cyanures alcalins et qu'on la mélange avec une solution de sulfate ferrosoferrique, il se forme un précipité de bleu de Prusse. Cette réaction est caractéristique , mais il ne faut pas oublier qu'elle ne se produit pas avec le cyanure de mercure. Ce sel exige un examen tout spécial, car il n'est même pas précipité par le nitrate d'argent. Pour le reconnaître, il est nécessaire de le soumettre à la calcination et voir s'il se dégage du cyanogène ; on peut aussi en séparer d'abord le mercure (166).
Aeide neétiqae. — L'acétate d'argent n'étant pas insoluble dans l'eau, le nitrate d'argent ne précipite que les dissolutions concentrées des acétates. Pour reconnaître cet acide, on chautfe la matière primitive, dans une petite cornue munie d'un récipient, avec de l'acide sulfurique dilué : l'acide acétique se dégage ainsi et se reconnaît déjà à son odeur. On met le produit distillé en digestion avec un excès de litharge, et l'on examine s'il se
produit du sous-acétate de plomb soluble, ramenant au bleu le tournesol rougi par un acide.
Dans une portion de la liqueur débarrassée de tous les corps appartenant aux trois premiers groupes des métaux, on verse du perchlorure de fer ; si elle contient de l'acide acétique, il se produira une coloration rouge foncé, et, après une ébullition prolongée, un précipité brun rougeàtre.
Les acétates sont aussi caractérisés par Todeur suave de réther acétique , qu'on produit en les chauffant avec de Talcool et de l'acide sulfurique.
Acide fonniqae. — Le perchlorure de fer se comporte arec les formiates de la même manière qu'avec les acétates. Mais l'acide formique, obtenu parla distillation de la maitière avec l'acide sulfurique dilué , ne donne point, par la digestion avec l'oxyde de plomb, un sel basique ramenant au bleu le papier rouge de tournesol.
Pour reconnaître l'acide formique en présence de l'a* cide acétique, on ajoute du bichlorure de mercure à la liqueur préalablement étendue, et on la porte à l'ébullition ; si elle contient un formiate, il se produira un précipité gris de mercure métallique, accompagné d'un dégagement d'acide carbonique.
TROISIÈME GROUPE
Acides qai ne précipiteot ni par Tacétate de baryte ni par le nitrate d'argent.
256. Les essais préliminaires accusent immédiatement la présence des nitrates et des chlorates; car ces sels, jetés sur un charbon rouge , produisent une déflagration et
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activent la combustion. Chauffés dans un petit tube fermé par un bout, la plupart d'entre ces sels dégagent du gaz oxygène qui enflamme une allumette présentant quelques points en ignition.
AcMe nitrique. — Pour reconnaître la présence des nitrates, on chauffe une portion de la matière avec de Tacide sulfurique dans une petite cornue munie d'un récipient : si le produit distillé contient de Tacide nitrique, il décolorera facilement une solution d'indigo.
Une autre portion de la matière primitive est chauffée dans un tube fermé par un bout, avec des rognures de cuivre et de l'acide sulfurique concentré; on adapte au tube, à l'aide d'un bouchon, un autre tube recourbé qui se rend dans une éprouvette contenant une dissolution de protosulfate de fer ; dans le cas d'un nitrate, il se dé* gagera des vapeurs nitreuses qui bruniront la solution du sel de fer.
Les nitrates qui ne sont pas mélangés avec des chlorures ou des chlorates, donnent, par la calcination, un résidu dont la dissolution aiguisée d'acide nitrique ne précipite pas les sels d'argent.
Aeide chioriqne. — Pour reconnaître les chlorates en présence des nitrates, on commence par précipiter les chlorures, s'il y en a, par un excès de nitrate d'argent, on décante la liqueur limpide et Ton ajoute un excès de potasse parfaitement pure, puis on filtre. On évapore à siccité la liqueur filtrée dans une petite capsule de porcelaine et l'on calcine fortement le résidu. Si la liqueur contient un chlorate, la dissolutiotl de ce résidu donnera, par le nitrate d'argent, un précipité blanc caillebotté de chlorure.