‹ Précis d'analyse chimique qualitative: ou, Traité des opérations chimiquesChapitre 24 sur 124 · isolation d'indigo · texte numérisé non relu

isolation d'indigo

Préparation. — On expose à une douce chaleur un mélange de 1 partie indigo en poudre avec 7 parlies d'acide sulfurique fumant. Pour l'usage, on étend la solution d'assez d'eau pour qu'elle ne paraisse plus que sensiblement bleue.

Usage. — En faisant bouillir Tindigo avec de l'acide nitrique, il se détruit et se transforme en produits oxydés de couleur jaune. On a tiré parti de cette réaction pour déceler Tacide nitrique libre ou combiné aux bases, après l'avoir, dans ce dernier cas, mis en liberté par une addition préalable d'acide sulfurique.

f II* Empois d'amidon*

Préparation. — On broie de la fécule ordinaire avec de l'eau, et on porte le tout à l'cbuliition, en ne cessant de le remuer. Lemé* lange, qui est bien homogène, doit avoir la consistance de pâte claire, presque liquide.

Usage. — La fécule forme avec l'iode libre une Combinaison particulière, noir bleuâtre, dont la teinte est si intense qu'elle sert à faire reconnaître ces deux corps dans les liqueurs même les plus étendues. C'est un réactif beaucoup moins sensible pour le brome ; car la teinte rouge orangé que l'empois produit avec ce corps n'est pas, à beaucoup près, aussi caractéristique que celle qu'il communique à l'iode.

B. RÉACriFS POUR LA VOIE SÈCHE.

!• PBOCKDBS DIS D^SAGBKOATl^M ET US

DKCOIHPOSITIOIV.

lé Mélange lie Carbonates sodiqde et potassliiae'

HaO^COs+KO^COg.

Préparation. ^^ On broie ensemble 10 parlies carbonate sodique effleuri avec 1 3 parlies carbonate potassique desséché, et on conserve le mélange dans un vase fermé.

§ 77.] CHAP. n. DES RÉACTIFS. 63

Usage. — Lorsqu'on fail fondre de Tacide silicique ou un silicale avec environ 4 parties, c'esl-à-dire avec un excès de carbonate potassique ou sodique, il s'en dégage de Pacide carbonique, parce qu'il se forme un silicale alcalin basique soluble dans 1 eau, tandis que les oxydes métalliques avec lesquels l'acide silicique pou*vait être combiné se précipitent. Une fois qu'on a séparé, à l'aide de l'eau, le silicate alcalin d'avec ces derniers, on en précipite, par le chloride hydrique, Tacide silicique sous sa variété gélati* neuse. En général cependant, pour reconnaître l'acide silicique dans la masse calcinée et Ten séparer, on la traite par les acides nitrique ou chloride hydrique étendus d'eau, évapore à sec la solution, et reprend le résidu par les acides nitrique ou chloride hydrique ; on ajoute ensuite de Teau, qui dissout les sels métalliques, et laisse Tacide silicique sous forme de poudre insoluble. En fdisant fondre un carbonate alcalin fixe avec du sulfate barytique, stron tique ou calciquc, il se forme des carbonates des terres alcalines et des sulfates alcalins, combinaisons dans lesquelles il est facile de reconnaître Tacidc et la base de la substance étudiée. Pour désagréger les silicates et les sulfates insolubles, nous ne nous servons pas de carbonates potassique ou sodique seuls; mais d'un mélange de tous les deux, dans les proportions indiquées plus haut, parce qu'ayant son point de fusion au-dessous de celui de ses deux parties constituantes, on peut, avec lui, désagréger facilement les corps sur la lampe de Berzélius. La désagrégation par les carbonates alcalins s'opère toujours dans un creuset de platine, lorsque le mélange ne contient pas d'oxydes métalliques facilement réductibles.

§ ri.

9, Hydrate barytique* Ba^^HO.

Préparation. --On chauffe les cristaux de baryte, préparés suivant le procédé du § 40, dans une capsule de porcelaine, à une douce chaleur, jusqu'à ce qu'ils aient perdu toute leur eau de cristallisation ; on broie la masse blanche qui reste, et on la conserve dans des vases bien bouchés, pour l'usage. Lorsqu'on a obtenu l'oxyde barytique par la calcinatioïi du nitrate, on le fait passer à l'état d'hydrate, enréteignantavec un peu d'eau, absolument de même qu'on le fait pour la chaux vive.

Usage, — L'hydralebarylique fond au rouge faible, sans perdre son eau. Lorsqu'on fait fondre des corps contenant de Tacide silicique, avec quatre fois leur poids d'hydrate barytique, ils se décomposent avec lui en formant un silicate barytique polybasique , tandis que les oxydes avec lesquels il était uni sont mis en liberté. En traitant la masse fondue par le chloride hydrique très-étendu , évaporant à sec la solution, et reprenant le résidu par du chloride hydrique très-élendu, l'acide silicique ne se dissout pas; tandis que les oxydes passent, dans la solution, sous forme de chlorures. On emploie Thydrate barytique comme désagrégeant pour l'analyse des silicates qui contiennent des alcalis. Pour cela, il est à préférer aux carbonate et nitrate barytique , qu'on peut employer dans le même but, parce qu'il fond plus facilement que le premier et n'occasionne pas de projections de substance, comme le second, à cause de la grande quantité de gaz qu'il dégage. Les désagréga* tiens à Thydrale barytique se font dans des creusets de platine ou d'argent.

s* Nitrate potaMiiiiie.iL09+]VOg«

Préparation. — On fait bouillir de l'eau dans laquelle on dissout du salpêtre du commerce jusqu'à saturation. On étend alors la solution d'un peu d'eau ; on la filtre bouillante dans un vase à précipités qu'on place dans l'eau froide, où on la remue sans cesse jusqu'à parfait refroidissement. On jette sur un filtre la poudre cristalline ainsi obtenue, et on l'y lave avec de l'eau aussi froide que possible, jusqu'à ce que la solution qui s'en écoule ne précipite plus le nitrate argenlique. On la sèche et conserve pour Tusage.

Examen. — La solution de nitrate potassique ne doit pas être troublée par les solutiotis de baryte et d'argent; elle ne doit pas non plus précipiter par le carbonate potassique.

Usage, — Le salpêtre ayant la propriété de céder de l'oxygène aux substances combustibles avec lesquelles on le chauffe, nous nous en servons comme d'un puissant oxydant. Nous l'employons essentiellement à transformer plusieurs sulfures métalliques^ tels que ceux d'étaîn, d'antimoine et d'arsenic en oxydes et acides ; ainsi que pour opérer rapidement la combustion totale des matières organiques. Pour le premier usage, il vaut en général mieux se

servir du nilrale sodique, et, pour le second, du nitrate ammonique, qu'on prépare en saturant de l'acide nitrique par du carbonate ammonique.

fl« Charbon. €•

Pour les essais au chalumeau, on peut se servir de toute espèce de charbon de bois parfailement brûlé ; celui de sapin el^de tilleul est toutefois meilleur que celui de tous les autres bois. 11 faut les choisir en morceaux bien homogènes, parce que ceux qui sont noueux éclatent et jellenl au loin les essais.

Usage. — On emploie le charbon essentiellement comme support dans les essais au chalumeau (§ 13). Les qualités qui le ren* dcul si précieux pour cet usage, sont : l^^son infusibilité ; 2<> sa propriété de conduire mal la chaleur, qui permet de chauffer les essais sur lui plus fortement que sur tout autre support ; 3<> sa porosité qui lui permet d'absorber les corps facilement fusibles, tels que le borax et la soude ; tandis que les corps infusibles restent à sa surface; 4" enfin sa puissance réductrice, qui aide beaucoup celle delà flamme intérieure du chalumeau. Le charbon réduit en poudre ou en petits morceaux est employé à la réduction des acides arsénieux et arsénique, qu'il effectue au rouge en leur enlevant leur oxygène. Il est nécessaire quelquefois, pour isoler l'arsenic, d'adjoindre au charbon un carbonate alcalin ; danscescas-là, on se sert d'un mélange de carbonate sodique effleuri et de noir de fumée qu'on fait rougir dans un creuset, et qu'on conserve dans des flacons bien fermés.

9* Carbonate sodiqne* Ma^^CHs*

Préparation, — . On met un mélange intime d'une partie de carbonate sodique cristallisé avec 3 parties du même sel effleuri, dans le col d'une cornue brisée, dans un tube large ou lout autre vase de forme analogue. On laisse un de ses bouts ouveris, et on fait passer par l'autre, à travers un boUchon, un tube en rapport avec

un appareil à dégager les gaz. On met dans celui-ci du carbonate calcique etdu chloride hydrique ; Tacide carbonique qui s'en dégage transforme toute la soude en bicarbonale. On reccmnaîl que le carbonate sodique est lotalcment saturé d'acide carbonique lorsque la chaleur qui s'était développée d'abord dans le mélange diminue, et qu'un éclat de bois enflammé s'éteint aussitôt qti'on rapproche de l'exlrémité ouverte du tube. On jette alors le sel dans un enionnoirsur lequel on le lave avec de l'eau froide jusqu'à ce que la liqueur qui s'en écoule, après avoir été sursaturée d'acide nitrique, ne précipite plus par le chlorure barytique ni par le nitrate argentiquc. Arrivé à ce jioint-là, on le dessèche, et on le fait rougir dans un creuset de platiné, d'argent ou de porcelaine; on le transforme ainsi en carbonate sodique simple, parce qu'on en chasse 1 équivalent d'acide carbonique.

Eccamen, — 11 est le même que pour le carbonate potassique. Le suif hydrate ammonique ne doit pas altérer sa dissolution.

Usage. — La soude étant très-fusible, elle nous sert à faciliter l'action réductrice de la flamme intérieure du chalumeau sur les corps oxydés, parce qu'en se fondant elle rend le contact du charbon avec l'oxyde plus intime, et permet ainsi à la flamme d'agir en même temps sur la totalité de l'essai; dans ce cas, la soude n'agit donc aucunement par ses propriétés chimiques. Quand l'essai est excessivement petit, il peut arriver que le métal s'insinue dans les pores du charbon. Pour l'en extraire, il faut enlever, avec la pointe d'un couteau, la fossette avec les parties qui l'environnent; les broyer avec soin dans un mortier, et séparer alors, par le lavage, les particules charbonneuses d'avec le métal qui se présente sous forme de poussière ou de petites lamelles.

Il est bon dans certains cas, comme, par exemple, pour réduire l'oxyde stannique, d'adjoindre à la soude un peu de borax pour rendre la masse encore plus fusible. La soude est encore employée comme dissolvant. Pour distinguer si un corps s'y dissout ou non, on se sert du fil de platine pour support. Dans ce but, on fait avec l'essai et un peu de soude et d'eau un mélange pâteux qu'on place sur l'oreille du fil, où on le chauffe. Peu de bases sont solubles dans la soude fondue, qui dissout en échange les acides avec facilité ; l'acide silicique se distingue parmi tous les autres, à ce que le verre qu'il forme avec la soude reste transparent après refroidis-

§ 8i.] CriAP. If. DES RÉACTIFS. 67

sèment, lorsqu'on a employé ses parties constituantes en quantité convenable. La soude nous sert encore de moyen de décomposition et de désagrégation, usité surtout pour les sulfates insolubles, dont elle enlève l'acide; le sulfate sodique ainsi formé se transforme rapidement en sulfure ; elle est très-utile aussi pour décomposer le sulûde arsénieux, qui, fondu avec elle, se change en sulfarsénite sodique, et arséntte ou arséniate de la même base, forme sous laqueUcTarsenic devient réductible par l'hydrogène. Enfin la soude est le réactif le plus sensible que possède la voie sèche pour le manganèse; fondue avec lui ou une substance manganifère, elle produit, à la flamme extérieure, une perle verte et opaque de manganale sodique.

Préparation. — Voyez § 42.

Usage. — Le cyanure potassique est à peu près le corps réducteur le plus puissant dont puisse disposer la voie sèche. Non-seulement il isole les radicaux des combinaisons oxydées, mais même des sulfures, en passant lui-même, dans le premier cas, à l'état de cyanate, et, dans le second, à celui de sulfocyanure. Au moyen de ce réaclif, il devient souvent possible d'isoler, dans un simple creuset de porcelaine, et avec la lampe à alcool, les métaux, et de les séparer parfaitement purs, de plusieurs de leurs combinaisons ; comme Tanlimoine de l'acide anlimonieux et du sulfida antimonieux ; le fer de ses oxydes, etc. La grande fusibilité du cyanure potassique facilite beaucoup celle action. En analyse, il nous est d'une ulilité toute particulière pour extraire l'arsenic des arsénites, des arséniates, et surtout des sulftdes d'arsenic. { Voyez §95, d, 10.)

Pour le chalumeau, le cyanure potassique est aussi très-précieux en ce qu'il permet de réduire, avec la plus grande facililé, certaines substances qui, comme Toxyde et le sulfure stanniquo, no se réduisent avec la soude que sous l'influence d'une chaleur extrêmement forie. Pour les essais au chalumeau, on se sert toujours du mélange de cyanure potassique et carbonate sodique, parce qu'il est moins fusible que le premier employé tout seul. Ce mélange, qui agit avec beaucoup plus d'énergie que la soude,

offre encore l'avantage d'être facilement absorbé par les pores du charbon, et de laisser ainsi les globules métalliques parfaitemeat purs.

J* Biborate sodique (borax). MaO^tB^s*

Examen. -^ La solution de borax du commerce ne doit pas se troubler par le carbonate potassique. Après avoir été acidulée par Tacide nitrique, elle ne doit pas précipiter les solutions debaryte, non plus que celles d'argent. Si tous ces réactifs restent sans action sur elle, c'est que le borax est pur ; dans le cas contraire, il faut le redissoudre et le faire cristalliser une seconde fois. On chauffe doucement les cristaux de borax pur dans un creuset de platine, jusqu'à ce qu'ils cessent dejse boursoufler; on les broie et on les conserve pour Tusage.

Usage, — L'acide borique en fusion a une grande tendance à s'unir avec les oxydes métalliques ; c'est pourquoi 1° il s'unit directement aux oxydes; 2® il chasse de leurs combinaisons les acU des moins forts que lui ; 3° à cause de son affinité pour leurs oxydes, il aide Toxydation à la flamme extérieure du chalumeau des combinaisons des métaux avec le soufre et les corps halogènes. Bien que les borates qui se forment alors soient déjà fusibles par eux-mêmes, ils le sont bien davantage en présence du borax ; que celui-ci agisse tout simplement comme fondant, ou bien en formant des sels doubles. Le biborate sodique contenant de l'acide borique libre et du borate sodique, il présente réunies les deux conditions que nous avons vu plus haut être nécessaires pour opérer la dissolution et la fusion des oxydes, sulfures, métaux, etc. ; on conçoit qu'il constitue un des réactifs les plus utiles pour le chalumeau. On emploie ordinairement comme support, pour ces essais-là, un fil de platine dont on fait rougir l'anneau qu'on plonge alors dans du borax pulvérisé, ensuite on le chauffe à la flamme extérieure où il doit former une belle perle incolore. Pendant qu'elle est encore chaude, ou après l'avoir humectée avec un peu d'eau, on dépose sur elle l'essai, qu'on y chauffe d'abord avec la lampe à esprit-de-vin, puis au chalumeau. Il faut observer soigneusement les phénomènes qui se passent alors ; savoir : 1<* si le corps se fond en une perle limpide ou non ; et, dans le premier

§ 8 i. ] CHAP. IL DES RÉACTIFS. 60

cas, si elle conserve ou non sa transparence par le refroidissement ; 2^ Tessai peut se colorer d'une manière spéciale : ce qui, pour le cobalt, par eiemple,.mène à une conclusion aussi prompte que certaine ; 3^ , enfin, si les perles présentent les mêmes caraclèrès àla flamme extérieure qu'à la flamme intérieure. Les actions comprises dans celte troisième catégorie ne se manifestant que lorsqu'un corps passe d*un degré supérieur d*oxydation à un degré inférieur, ou à l'étal métallique, elles peuvent C£u*actériser avec précision certains métaux.

ft* Plio«|^liate «•dlco-MnmoBliiiie* Sel 4e pko«|iliore«

Préparation. — On dissout 6 parties de phosphate sodique et 1 de chlorure ammonique pur dans 2 parties d'eau chaude, et on laisse refroidir. On dégage les cristaux ainsi obtenus, du chlorure sodique qui les salit en les faisant cristalliser une seconde fois ensuite on les dessèche, on les pulvérise et on les conserve sous cette forme pour Tusage.

Usage, — Lorsqu'on çhaufie le phosphate sodico-ammonique, l'ammoniaque s'en dégage avec Teau. On obtient alors une combinaison dont la composition (acide libre et sel facilement fusible) se rapproche beaucoup de celle du borax. Cest à cette cause qu'il faut rapporter l'analogie frappantequi règne entre l'action du sel de phosphore et celle du borax ; on le substitue souvent aussi à ce dernier, parce que les verres qu'il produit ont ordinairement beaucoup plus d'éclat que ceux du borax. C'est un bon fondant et dissolvant. Avec ce sel, on emploie aussi le fil de platine pour support, en ayant soin de ne pas lui faire l'oreille trop grande, parce que les perles s'en détacheraient. Du reste, on procède comme avec le borax.

•• NUrale eobalteax* Ce^^M^^*

Préparation, — On fait un mélange intime de 2 parties de minerai de cobalt en poudre fine, 4 parties salpêtre, i partie soude effleurie, et 1 parlie carbonate potassique desséché qu'on jette par portions dans un creuset porté au rouge, où on le chaufle ensuite

70 ANALYSE CHIMIQUE QUALflATIVE. [§ 84.

quelque lemps, aussi forlement que possible, jusqu'à ce que le mélange soit en pleine fusion, ou du moins fortement agglutine. Quand la masse est froide, on la pulvérise, on la fait bouillir avec l'eau, et on lave avec soin l'oxyde coballeux impur ainsi obtenu ; puis on le fait digérer à chaud avec du chloride hydrique, jusqu'à dissolution complète. Celte solution est ordinairement vert foncé et un peu gélatineuse, parce qu'il s'en sépare de la silice. On évapore à sec, on humecte le résidu avec du chloride hydrique, et on chauffe; on ajoute alors de l'eau, on fait bouillir un instant, on filtre et on ajoute à la liqueur filtrée, pendant qu'elle bout, du carbonate ammoniqiie, jusqu'à ce qu'elle cesse d'èire acide. On précipite l'oxyde par le carbonate potassique, on lave ce précipité, puis on le dissout dans l'acide nitrique, on évapore à sec à une douce chaleur, et on dissout, pour l'usage, i partie du résidu dans 10 d'eau. Ainsi préparée, la solution cobalteuse contient du nickel, quand, ainsi que cela arrive presque toujours, le minerai de cobalt contient du nickel ; mais cette impureté n'a pas grande influence sur les réactions qu'on cherche à obtenir avec la solution de cobalt.

Usage, — Lorsqu'on fait rougir l'oxyde cobalteux avec certains corps infusibles, il forme avec eux des combinaisons colorées qui servent aies faire connaître. Pour cette sorle d'essais, on fait rougir sur du charbon la matière à essayer, réduite en poudre ; on dépose sur elle une gouttelette aussi pclile que possible de la solution de cobalt, puis on chauffe au rouge une seconde fois. L'oxyde de zinc se colore alors en beau verl, l'alumine en bleu, et la magnésie en rose très-clair. La teinte que prend cette dernière est si peu intense que des commençants peuvent s'y méprendre facilement. Quand on humecte de l'acide silicique avec une solution de cobalt et qu'on le fait rougir, il se colore en bleu ; ce qu'il ne faut pas perdre de vue, surtout lorsqu'on cherche à déceler l'alumine. La combinaison bleue de celte dernière est toutefois bien plus foncée et d'une teinte bien plus vive que celle de l'acide silicique.

§ 85.] CHAP. m. DES HÉACTIONS. 71

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