‹ Précis d'analyse chimique qualitative: ou, Traité des opérations chimiquesChapitre 36 sur 124 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

lilGHR i SDITH POVI L'IIIlTSt tmmt QDâLITATITI.

DE lA MARCHE DE L'ANALYSE QUALITATIVE,

EN GÉNÉRAL, ET EN PARTICULIER, DU PLAN 8U1YI DANS CETTE DEUXIÈME PARTIS.

Une fois qu'on connaît les réactifs, et la manière dont les corps agissent sur eux, on est en étal de décider sans peine, » an corps simple quelconque est bien celui que, d'après ses propriétés physiques, on croit reconnaître. 11 suffit d'un petit nombre de réactions bien simples pour nous apprendre, par exemple, que le spath calcaire est du carbonate calcique ; le gypse, du sulfate cal* cique. Ces mêmes connaissances suffisent encore, en général, pour déterminer si un corps quelconque existe ou n'existe pas dans une substance composée; si, par exemple, une poudre blanche contient du chlorure mercureux ou n'en contient pas. Mais lorsqu'il s'agit d'établir la nature chimique d'un corps qui nous est totalement inconnu ; lorsque nous devons trouver toutes les parties constituantes d'un mélange ou d'une combinaison chimique ; lors* qu'on Teut donner la preuve qu'outre les corps mis en évidence par l'analyse il n'y en a pas d'autres, il faut en venir à une analyse qualitative complète. Dans ce cas, il est nécessaire de join* dre à la connaissance des réactifs et de leur action sur les différents corps, celle d'un procédé systématique d'analyse qui nous enseigne dans quel ordre il faut employer les dissolvants et les réactifs généraux et spéciaux, pour nous convaincre rapidement, tant de l'absence de tous les corps qui ne font pas partie du mélange, que de la présence de ceux qui s'y trouvent.

Lorsqu'on ne possède pas une marche systématique telle que celle que nous venons de tracer, ou que, dans l'espérance d'arriver plus rapidement au but, on réelle toute espèce de méthode, l'analyse n'est plus qu'un jeu, et les conclusions auxquelles e)'

amène ne sont plus le fruil d'un travail scientifique, mais du hasard seul.

En conséquence, il faut pour toute espèce d'analyse suivre une méthode ; il n'est point nécessaire de se servir toujours de la même ; car, bien loin de là, Tuss^e, la réflexion, ainsi que les circonstances qui nous entourent dans les divers cas qui s'offrent à nous, nous amènent à en employer de fort différentes. Toutes cependant se ressemblent, en ce qu'elles partagent d'abord, tous les corps existants, ou ceux qu'elles veulent découvrir, en groupes ; puis, qu'elles divisent et subdivisent les substances faisant partie de chacun d'eux, pour arriver enfin à chacune de celles qui doivent être mises en évidence, isolément.

Les méthodes diffèrent entre elles, tant pour l'ordre dans lequel on emploie les réactifs, que pour leur choix.

Pour être en état de se créer soi-même des méthodes spéciales d'analyse, il faut auparavant connaître à fond un procédé d'analyse applicable à tous les cas possibles et qui ait été éprouvé par une longue expérience. Ce n'est qu'alors qu'on est capable d'apprécier quelles sont les modifications qui, apportées à cette méthode, amènent pluspromptementou plus facilement au but.

Dans cette seconde partie de l'ouvrage nous exposerons une méthode d'analyse applicable à tous les cas possibles ; elle est aussi simple que sûre et garantie par l'expérience.

Les corps simples et composés dont elle traitera sont les mêmes que ceux qui ont été énumérés p. 3.

Comme un système d'analyse doit comprendre tous les cas possibles, il est clair que les corps, dont nous allons nous occuper, pourront être unis à toutes espèces de corps, pourvu qu'ils ne soient pas souillés par des matières organiques étrangères, qui en masquent souvent les propriétés. Néanmoins, on peut encore appliquer souvent cette même marche analytique à l'étude des substances minérales, lors même qu'elles contiennent des matières organiques. C'est surtout le cas, lorsqu'en se dissolvant dans l'eau, ces substances organiques forment une solution incolore et limpide. L'expérience et la réflexion décident de ce qu'il y a à faire lorsqu'on doit étudier des matières mucilagineuses, ou de couleur foncée. Au reste nous indiquerons (au § 132) les règles et procédés à suivre dans ces cas-là.

Cette seconde partie de l'ouvrage se divise en deux chapitres.

Le premier chapitre traite de la Partie pratiqw de V Analyse; on y développe un procédé qui amène infailliblement au but qu'on se propose d'atteindre. Il pourra sembler au premier coup d'oeil que je m'y suis trop étendu sur beaucoup de points; mais je crois qu'i m'eût été impossible de faire autrement sans nuire à la clarté de mon sujet. Quoi qu'il en soit, j'espère que le procédé d'analyse que je propose sera reconnu comme amenant au but aussi rapidement que possible ; ce qui vient de ce que j'ai partagé toutes les* réactions qui peuvent se manifester en cas bien nettement tranchés, en sorte qu'on n'a à tenir compte que des traits les plus saillants des réactions. Gomme de plus, chaque numéro renvoie à d'autres, j'ai épargné de cette manière au lecteur l'étude de tous les cas qui ne sont pas applicables à celui qu'il a sous les yeux.

Cette instruction pratique se subdivise en : !<> essai préliminaire; 2^ dissolution; 3o recherche spéciale; et 4o en recherche corroborante.

La troisième sous-division, qui est celle de la recherche spéciale, se partage à son tour en : Etude des combinaisons dans les^ quelles il n'y a à mettre en évidence qu'un acide et qv^une base^ et en Etude des combinaisons ou des mélanges dans lesquels on doit chercher tous les corps connus; absolument de même que si on devait les y rencontrer tous. Relativement à cette dernière, nous observons que lorsqu'on n'a pas acquis, par l'épreuve préliminaire, la certitude de l'absence de certains groupes de corps, il faut s'astreindre à lire tous les paragraphes auxquels renvoie la nature des phénomènes qu'on observe, si on ne veut pas s'exposer à perdre un ou plusieurs corps.

Quand on ne tient pas à connaître toutes les parties constituantes d'une combinaison ou d'un mélange, et qu'on ne veut absolument qu'y signaler la présence de certaines matières, on trouve facilement ceux des numéros qui les concernent.

Le second chapitre renferme une Explication du procédé pratique ; c'est-à-dire l'exposition des principes sur lesquels se base la séparation des corps et leur caractérisation. On y trouvera aussi plusieurs additions au procédé pratique. 11 sera utile au commençant d'étudier d'abord ce chapitre qu'on peut envisager comme la clef du premier.

nS ANALYSE CHIMIQUE QUALITATIVE.

A la fin de l'ouvrage se trouve indiqué l'ordre successif dans lequel il est le plus avantageux de donner à Relève les substances à analyser pour lui faire faire de rapides progrès, Noiis donfiàns ensuite unmodèlede V ordre dans lequel il est utile de formuler Us résultatsàbtenus dans cette recherche. Ensuite vient un tableau conte^ nant les formes et les combinaisons les plus répandues des corps indiqués li. 3, avec l'indication de lent solubilité dans Veau et dans lesacides.

L'ordre indiqué pour t'étude des substances amWera prom^tement et sûrement le commençant à la cbnnaissance pai41âi1te'de l'analyse qualitative. Le modèle de la manière dont -il faat exprimer les résultats obtenus, Sert à donner à rélève'uné idée générale bien nette des moyens "dlônt il s^ést servi pour'y'drfiv^r, tt le tableau de solubilité des corps sera sans doute uttle à tous ceux qui ne connaissent pas encore à fond cette partie dèlachhnié. Ils en sentiront tout le prix lorsqu'il'leur faudra déterminer de quelle manière les acides, les bases, etc., qu'ils ont trouvés, étaient combinés entre eux. De cette manière, ils retiendront facilement quels sont-tes acides qui ne peuvent se trouver en dissolution en présence de telle ou telle base.

Ensuite vieiit l'appendice consacré à là recbercbe des alcalis organiques. Nous y avons exposé une marche toute spéciale, nécessaire pour la caraclérisation de cette classe de corps aussi singuliers qu'iraporlanls en médecine.

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