‹ Précis d'analyse chimique qualitative: ou, Traité des opérations chimiquesChapitre 38 sur 124 · CE n'est Ml UN MÉTAL NI VN ALLIAGE · texte numérisé non relu

CE n'est Ml UN MÉTAL NI VN ALLIAGE

!• — Sila substance est en poudre ou eti fort petits oristaut, (^ petit Tanalyser telle quelle ^ si elle est en gros cristaux ou en mor* ceaux durs, il faut, autant que possible, en réduire une certainfi quantité en poudre fine.

2p «— On «hauffe un peu de cette poudre dans une petitecuilier defer sur la flamme de la lampe à esprit-de-vin. La manière dont elle se conduit alors peut indiquer avec précision, ou du tnoins avec vraisemblance, la nature des corps qui s'y trouvent.

a.'^Lecorps ne change pa»4 Absence de substances organiques^ de sels contenant de l'eau, de tnatières facilement fusibles et de corps volatils.

i80 ANALYSE CHIMIQUE QUALITATIVE. [§ 107.

b. -^ Il fond avec facilité et se solidifie après avoir dégagé des vapeurs d^eau. Sels conienanl de Teau. Si le résidu qu'on obtient fond à une chaleur plus intense on passe à c.

c. — R fond sans dégager de vapeurs d'eau. On met un peu de papier dans la masse en fusion ; si elle détone, c'est une preuve qu 'elle contient (2e5 nitrates ^ ou , ce qui arrive plus rarement, des chlorates,

d.-^Ilsevolatilise en totalité ou en partie. Dans le premier cas, le mélange ne contient pas de bases Ûxes, et dans le second, il renferme un ou plusieurs corps volatils.

a. — Une se dégage pas d^odeur. Dans ce cas, on ne peut avoir que des composés d'ammoniaque, de mercure ou d'arsenic.

p. — Il se dégage une odeur. Si c'est celle de l'acide sulfureux, elle indique la présence du soufre. Si c'est celle de Viode eique les va* peurs soient violettes, on peut être sûr que ce corps existe à l'état Hbredans le mélange. C'est avec tout autant de précision qu'on peut déterminer la présence de l'acide benzoïque et de beaucoup d'autres corps, simplement par Todeurde leurs vapeurs.

e. — Le corps est une poudre blanchCf qui devient jaune lorsqu'on la chauffe. Ce caractère appartient aux oxydes zincique, plombique et bismuthique. Les deux derniers restent jaunes, après le refroidissement, tandis que l'oxyde zincique reprend sa blancheur primitive.

f.-^ La substance se charbonne. Présence de matières organiques. Si avant que d'être soumise à la combustion la substance ne faisait pas effervescence avec les acides et qu'elle le fit après, c'est la preuve qu'elle contenait des acides organiques unis à des akaHsy ou à des terres alcalines. S'il se répand une 'odeur de cyanogèney c'est ce qu'on a affaire à une combinaison de ce corps.

Nous dirons encore qu'il y a beaucoup de substances qui, lorsqu'on les chauffe, se gonflent beaucoup ; par exemple, le borax, le sulfate aluminique; d'autres, telles que les chlorures potassique et modique, qui décrépitent, etc. Mais ces caractères ne conduisent pas à des conclusions aussi générales, ni aussi sûres que les précédents.

3o . On dépose un peu de la substance dans un trou fait sur un charbon; puis on dirige sur elle la flamme intérieure du chalumeau.

§ 10*7. ] CHAP. I. D£ L'ANALYSE. ig|

Comme dans ce cas la plupart des phénomènes énomérés§ i07, 2<', se renooTellent, nous ne parlerons ici que de ceux qui sont particuliers à ce mode d'opérer.

a. — Le corps se volatilise fiartielkment ou en totalité. Ce qui indique, outre les substances du § 107, 2®, d,^ aussi dé Toxyde antimonique et quelques autres oxydes (voyez § 107, 3% d. p.). L^oxyde antimonique fond, avant de se volatiliser en une fumée blanche. Nous ajouterons que la présence des acides arsénieux et arsénique se fait connaître par une odeur d'ail, qu'une addition de soude rend encore plus sensible.

6. — Le corps fond et disparaît en entrard dansles porés du char* bon. Ceci indique la présence des alcalis. On met un peu du corps pulvérisé sur l'anneau d'un fil de platine, humecté avec un peu d'eau, et on Vy chauffe à la pointe de la flamme intérieure du chalumeau. Si la flamme extérieure se colore en violet ^ c'est delà potasse seule; si elle se colore enyaune, c'est de la soude ou un mélange de potasse et de soude ; car il ne faut que fort peu de cette dernière pour colorer la flamme en jaune, malgré la présence d'une forte proportion de potasse dans le mélange.

c. — // se dépose sur le charbon une matière blanche, infusible^ immédiatement ou après la fusion dans Veau de cristallisaiionf ce qui indique particulièrement les oxydes barytique, strontique caleique, magnésique,^ aluminique, zincique, et l'acide siliciqup. La strorUiane^ la chauœ, la magnésie et le zinc se distinguent des autres par la vivacité de la coloration qu'ils communiquent à la flamme du chalumeau. On dépose sur la matière rougie au blan« une gouttelette d'une solution de nitrate cobalteux, et onchauflè fortement^ Si la masse se colore en beau bleu, c'est de l'alumine ; en rose, de la magnésie ; en vert, du zinc. Le nitrate cobalteux colore aussi l'acide sillcique en bleuâtre; il faut se garder de confondre celte coloration avec celle qui caractérise l'alumine. Il est d'ailleurs facile de reconnaître l'acide silicique à ce qu'il produit au chalumeau, avec le carbonale sodiqueetà l'aide d'une forle chaleur, un verre limpide qui se forme avec eflervescence (§ 100, 6.). Son action sur le sel de phosphore est tout aussi tranchée.

d. — Il se forme un résidu infusible d^une autre couleur ^ oubien il y a réduction du métal avec ou sans enduit simultané. On mêle

182 ANàL¥SG CHlIttQOK QUÂLITAtiVE. [§ 107.

un peu de celtepouére avec de la soude, et on la chauffe sur le charbon, à la flamme réd)ictrice.

a. — En soufflant fortement on obtient tin gftilnttétalHque sans que le charbon s'enduise. Ce peut être de Vor^ de Vargentf del'é^ tain ou du cuwre. ^■

Le plaUne, le fer, le cobalt et le nidcel sont ans»! réduits ; maïs ils ne produisent jamais de grain métallique.'

p. «- En même temps que le grain métallique se forme, ou sans quril s'en forme on, le charboa s-endiift. Oet enduit pent pro- Tenirdubi8muth,duplomb,ducadmlum,der)8iniimoiné9 00duzinc.

aa. — Si l'enéttit est blanc, il peut provenir de raHHmaine ou dttstnc. L'enduit de sriac est jaune tant qu'il est chaud. Le gràîn d^aniimoine métallique dégage pendant longteiûps encore, sans qu'on continuel le cbaufier, une fumée blanche^ et il s'entoure en se refroidissant de cristaux d'oxyde antimonique. L^antimoine métallique se brise en éclats &ous le marteau.

66. — - Si Tenduit est plus ou moins jaune ou brun, il est dû au bismuth, ^lu plomb on b.u cadmium, L'endui t d'oxyde cadmique tire sur l'orangé ; ceux de plomb etdebismuth passent en se refroidissant du jaune brunâtre au jaune clair. Le cadmiom se volatilise au moment où il se réduit. Les grains de plomb se laissent facilement aplatir, tandis que ceux de bismuth éclatent sous le marteau.

40 — Oq fond un peu de la substance avec une perle de sel de phosphore, et l'expose pendiant quelques instants à la flamme extérieur^ du chalumeau.

a. — Le corps se dissout facilement et en grande quantité, en formant une perle transparente à chaud,

«. --* La perle est colorée à chaud :

En bleu, passant au violet à la lumière des bougies \ cobalt.

En vert, passant au 6^0» par le refroidissement et au rott^é dâtis la flamme réductrice : cuivre*

En vert, beau surtout à froid, et ne changeant pas à la flamme réductrice : chrome.

En brun rou^fe, devenant, par le refroidissement, jaune clair, ou incolore, passant au vert-bouteille dans la flamme réductrice : fer:

En jaune foncé ou rougeâtre, devenant, par le refroidissementj jaune clair, ou incolore, et ne changeant pas dans la flamme réductrice : nickel.

£n brtmjmtnt, devenaat,|)ar le refroidlssemenl» jaaneclair,ûu LniGolore, perdant tpul^ coloration à la flamnaeiniérieure» surtout, lorsqu'on met l'essai en çoQtaoi avec wa peu d*étaia ; passant au gris foncé par le refroidissement : bismuth, . &h jaune dair phu mi moina opaiin, se troublant un peu par le refreidissementy ^devenant gris clair dans la âamnie réductrice : argent.

En TiMgeaméthyêtêy prononeé, surfont après le refroidissement, étMït en ^uUitioa perpétuelle dans U Hamme eiténeure, et demeurant incolore dans la flamme inténeure, sans que la perle soit bien limpide : mangatme.

^. -r^Lapetle estincdore à chaud :

MUereHe limpide^n se refroidissant : antimoine^ atumme, zine^ ca(Mhmy plomb, chauœ et magnésie. Quand on emploie une trop grande quantité des cinq derniers, ils colorent la perle en blane d'éitaatl ; kt perte à base de plomb dé vient jaunâtre quaiid elle est saturée.

Elk devient blane d^émail, d^ awofort peu de eubstanœ : 6a« ryte ou strontiane,

b, — Le corps se dissout difficilement, et en petite quantité :

a. — - La perle est incolore^ même après le refroidissement; eUe prend les caractères de la perle de fer lorsqu'on y ajoute un peu dfocoyde ferrique : acide siHcique.

p. — La perle est incotore, et reste telle quelle ; même après l'addi* tion d'un peu d'oxyde ferrique : étain.

c. — Le corps ne sedissout pas, et nage dans la perle sous forme de métal : or, ou platine.

Comme il arrive souvent que le corps qu'on a à étudier est mé* langé avec d'antres substariees fort différentes, il est impossible d'arriver par ces essais^^là à' des oonckisiont infaittibtes; aussi doivent*il& n-ètre jamais mnployés que c^Mkfae essais généraux. Lorsqu'ils mettent au jour des caractères n'appartenant qu'à deux ou à plusieurs groupes de corps bien déterminés, il est clair qu'ils amènent à une conclusion bien facile.

n. LE CORPS EST tJN MÉTAL OU UN ALLIAOBi

M^-^rGn eh prend un peu, et on verse sur hii de Teanàlaquelle ott a ajouèé un peu d'acide acétique.

184 ANALYSE GHiMlQUE QUALITATIVE. [§108.

a, ^ R$e dégage de l'hydrogène, ce qui annofnoe la présence dun métal léger ou du manganèse métallique. En conséquence, leâ recherches spéciales devront être dirigées sur les alcalis, les terres et le manganèse.

5. — Une se dégage pas d!kgdro^m. Absence des métaux légers. On omet donc, dans l'analyse subséquente, les alcalis ainsi que les terres alcalines.

. 2^ 1— On chauffe un essai à la flamme intérieure du chalumeau dans une cavité creusée sur un charbon, et on observe s*il fond, s'il produit un enduit, s'il dégage une odeur, etc.

a. — Lessai ne change pas. Absence de Tantimoine, du zinc, du plomh, du bismuth, du cadmium, de Tétain, du mercure et de Varsenic. Présence possible de l'or, de l'argent et du cuivre. Présence probable du flatine, diu fer^ du manganèse^ du nickel et du wbaU.

6. **- L'essai fond sans produire d'enduit et sans dégager d^odeur. Absence d'antimoine, de zinc, de plomb, de bismuth, de cadmium et d'arsenic. Présence de l'or, de Vargenty du cuivre ou de Vétain.

c» ^^ L'essai fondy il se forme un enduit sans (piU se dégage d'O' deur. Absence de l'arsenic. Présence de l'antimoine^ du zinc, du bistmah^ du plomb et du cadmium {voyez § 107. L 3°. d. p.).

d. — n se dégage une odeur d'ail. Arsenic. Suivant les autres cara^ères offerts par l'essai, on passe à Fétude de a, de b ou de c.

3o — On chauffe au chalumeau un essai dans un tube de verre fermé par un bout.

a, — Une se subUme rien sur les parties froides du tube. Absence de mercure.

6. — - // s'y sublime ^pidque chose. Mercure, cadmium ou arsenic. Le sublimé produit par le premier, consistant en une multitude de sphères de la plus grande ténuité, ne peut être confondu avec ceux du cadmium et de l'arsenic.

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