‹ Précis d'analyse chimique qualitative: ou, Traité des opérations chimiquesChapitre 45 sur 124 · II. d'un acide organique · texte numérisé non relu

II. d'un acide organique

1<> — A une portion de la solution aqueuse, on ajoute de Tammoniaque jusqu'à ce qu'elle détienne faiblement alcaline, puis du chlorure calcique. Dans le cas où la solution est neutre, il faut y mettre du chlorure ammonique avant que d'y verser le chlorure calcique.

a. — Il n'y a fKts de précipité, même après avoir fortement secoué le mélange et l'avoir laissé reposer ensuite pendant quelques miniUes, Absence des acides oxalique et tartrique. On passe au § 112, 2.

6. — Il y a précipité. On verse dans un nouvel essai de Teau de chaux en excès, puis, sur le précipité qui se forme, une solution de chlorure ammonique.

a. ^^ Le précipité disj^rait. Présence de l'acide tartrique. On s*en assure avec Tacétate potassique, et d'une manière plus sûre encore, par la manière dont se comporte le précipité formé par le chlorure calcique, quand on le traite par la potasse caustique. (§ i03, 6.)

p. — Le précipité ne disparaît pas. Acide oxalique. On s'en assure par l'acide sulfurique concentre. (§ 99, c.)

2o — On fait bouillir la liqueur de 1, a; on la tient quelque temps à l'ébullilion et on y ajoute de nouveau, lorsqu'elle est encore bouillante, un peu d'ammoniaque.

a. — Elle reste limpide. Point d'acide citri(tue. On passe au §112,3.

h. ^^ Elle se trouble f et il s'y forme un précipité. C'est de Vadde citrique,

3' — On ajoute de Talcool à la liqueur de 2, a.

a. — Elle reste limpide. Point d'acide malique. On passe au § 112, 4.

6. — Elle est préeipitée. Âeide malique. Oo s^assure de sa présence avec Tacétate plombique (§ 103, é),

4" — On prend un nouvel essai de la solution primitive, qu'on neutralise bien exactement, dans le cas où il n'est pas neutre, avec de l'ammoniaque ou du chloride hydrique, puis on y ajoute une solution de chlorure ferrique.

a. — lise forme un volumineux précipité brun cannelle ou jaune sale. On le lave, on le chauffe avec de l'ammoniaque, on filtre, on concentre et on divise en deux portions. A Tune d'elles on ajoute un peu de chloride hydrique ; à l'autre, de Talcool et du chlorure barylique. Si le premier produit un précipité, il indique la présence de Vacide benzotque. Quand le chlorure barytique produit aussi un précipité, il décèle l'acide succinique {voyez § 104, aeib).

6. — La liqueur se colore en rouge foncé, assez intense ; en la faisant bouillir pendant longtemps, il s'en sépare un précipité brun rouge clair. Acide acétique ou formique.

On chauffe, avec de l'acide sulfurique et de l'alcool (§ 105, a), une j)orlioii du sel solide à essayer ou du résidu de la solution évaporée, après l'avoir neutralisée par la potasse, dans le cas où elle est acide. L'odeur de l'élher acétique fait alors reconnaître Vacide acétique.

On se convainc de la ipréseuce dé T acide formique, à laquelle on doit conclure, lorsqu'on n'a pas trouvé d'acide acétique, à l'aide du nitrate argenlique et du chlorure mercurique (§105, 6).

* Ck>inbina1son8 dans lesquelles il faut déterminer une base

et un acide ou corps analogue.

A. (XHIPS INSOLUBLES OU PEU SOLUBLES DANS l'eAU;

S0LUBLB8 DANS LES ACIDES CHLORIDE HYDRIQUJS,

HmUQUB> OU DANS L'ÉAU RÉ6ALE.

RECHÉaCRE DE LA RA8B (1).

Oa étend d'eaa (2) une partie de la solution dans les acides chloride hydrique, nitrique, ou dans Teau régale, et on y cherche les bases, suivant le § 110, en commençant par 1, quand la solution est nitrique, et par 2, dans le cas où elle contient déjà du chloride hydrique. Dans ce travail il faut faire grande attention a ce qui suit : Ayant un corps soluble dans Veau^ si, dans le cours de l'analyse, après avoir neutralisé par Tammoniaque l'acide qui s'y trouvait, ou qu'on y avait ajouté, on obtient par le sulfure ammonique un précipité blanc, il ne peut être formé que de sulfure zincique ou d'alumine, ainsi que nous Tavons vu plus haut, § 110, 3 6. p. ec. Il n*en est plus ainsi lorsque le corps est inso' Iti6le dans Veau^ et qu'il se dissout, en échange, dans le chloride hydrique. Le précipité blanc qu'on obtient alors par le sulfure ammonique, en présence d'un excès de sel ammoniac, peut provenir aussi des phosphates des terres alcalines^ ou des oasàtates de chaux, de baryte de strontiane, ainsi que d^unfliM>rure des terres atcaiines (3). En conséquence, si en analysant une solution acide dans les circonstances ci-dessus indiquées, et en suivant la marche du § 1 10, 3. 6. ^. ce., on obtient un précipité blanc, il faudra le traiter comme suit. Dans un petit échantillon de la solution hydrochlorique primitive, on verse de Tacide tartrique, puis, de l'ammoniaque en excès.

1» ^ le précipité qui se forme se dissout dans un exoès du préd^

(1) Dans ce chapitre, noiu parlerons aiisti de quelques sels auiquels la marehe de . l'analyse amène directement.

(2) Si reddition d'eau trouble on précipite la liqueur, c'est une preare qu'elle eontient de l'antimoine, du bismuth ou de Tétain {voir § 108, 4).

(S) Voir peur les eombinaisons do fluor, la fin du § ISO.

jdtofU, Absenee des sels des alcalis terreux. Présence du zinc ou de Yalwnine. Pour les distinguer, on ajoute à la solution primitive un peu de potasse, et on traite le tout par le sulfîde hydrique et le chlorure ammonique, comme au §110, 3, 6. p. ce. L'alumine peut avoir existé dans la liqueur à VéM de phosphate et s^en être précipitée sous cette forme. On l'apprend en versant dans la solution tartrique que n*a pas précipité Tammoniaque, du sulfate magnésique. Dans le cas où la liqueur contient de Tacide phosphorique, il s*y formera un précipité de phosphate basique ammonico-magnésique, qui souvent n'apparaît qu'après un certain temps.

2" — Le précipité forméne se dissout p<ts dans un excès d'ammonior que. Après avoir saturé avec de la potasse, la plus grande partie de l'acide existant dans une portion de la solution primitive, on y verse de Tacélate potassique, puis du chlorure calcique, et quelques gouttes d'acide acétique, quand ce dernier fait naître un précipité.

a. — Le précipité ne se redissout pas. Présence d'un oxalate. On calcine une petite quantité de la substance primitive, et dissout le résidu dans le chloride hydrique qui en dégage avec effervescence de Tacide carbonique si elle contenait de Tacide oxalique. Dans la solution, on décèle la^baryte et la strontiane par la solution de gypse, et la chaux par Toxalate ammonique.

6. —^ Le précipité se redissout. On verse dans une portion de la liqueur additionnée d'acétate potassique une goutte de chlorure ferrique. L'apparition d'un précipité floconneux indique la présence de Vadde phosphorique. Dans la solution primitive, on cherche le baryte et la strontiane avec la solution de gypse, la chaux, avec l'oialate ammonique employé en quantité suffisante, et le phosphate magnésique avec l'ammoniaque.

30) ANALYSE GHIMIQUB QUALITATIVE. [ § 1 1 4.

Gorabinaisons dans lesquelles il y a à déterminer une base et un acide ou corps semblable.

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