‹ Précis d'analyse chimique qualitative: ou, Traité des opérations chimiquesChapitre 46 sur 124 · I. d'un ACIDE INORGANIQUE · texte numérisé non relu

I. d'un ACIDE INORGANIQUE

{o L'acide chlorique ne peut s'y rencontrer, puisque tous les chlorates sont solubles dans l'eau. On peut en général omettre aussi la recherche de Tacide nitrique, parce que la plupart de ses sels sont solubles dans l'eau ; il n'y en a que fort peu qui fassent exception à cette règle générale. Celui qu'on rencontre le plus souvent est le nitrate foismuthique basique. On signale facilement la présence de l'acide nitrique dans ces combinaisons en les faisant détoner sur des charbons ardents. On y arrive d^une façon encore plus sûre en leur faisant faire explosion, en les fondant avec du cyanure potassique § i02, a. Pour les cyanures métalliques insolubles dans l'eau, nous renvoyons au § 13i.

20 — Les acides arsénieux, arsénique, carbonique, suifide hydrique et chrômique ont déjà été découverts, lors de la recherche des bases. La présence du dernier se signale en outre par la couleur jaune ou rouge qu*il communique au mélange dans lequel il se trouve ; par le chlore qu'il dégage, lorsqu'on le fait bouillir avec le chloride hydrique, et par la présence de l'oxyde chrômique dans cette solution. Pour s^assurer de la présence de l'acide chrômique, la méthode la plus sûre, qui est aussi applicable h tous les cas, consiste à faire fondre le mélange avec un peu de carbonate sodiqueelde salpêtre (§ 97, 6). On doit aussi avoir déjà découvert Tacide silicique par Tépreuve préliminaire § 107. I, 4. 6, a, ainsi que lors de la dissolution § 109. A 2. a.

3" — On fait bouillie un peu de la substance avec de Tacide nitrique.

o. — S'il se dégage de l'oxyde nitrique, reconnaissable aux vapeurs rutilantes d'acide hyponitrique qu'il forme au contact de

§ li4.] . GBAP. L DE L* ANALYSE* Î03

Vair, on acquiert la conviclion de la présence d'un sulfure mélallique; s'Use dégage de Tacide carbonique, c'est un car6onaf« qu'on a entre les mains» On s'assure facilement de la présence des sulfures métalliques en essayant leur solution nitrique par le chlorure bary tique, qui, dans ce cas-là, y produit un précipité de sulfate barytique insoluble, même dans une très-grande quantité d'eau. On reconnaît aussi avec le même degré de certitude les sulfures métalliques parle chalumeau (§ 101, e. 4 et 5) .

6. — S'il se dégage des vapeurs violettes, elles proviennent d'un iodure métallique ; ce dont oh se convainc avec le papier amidonné (§ 101, c).

4» ^^ Lorsqu'il se forme daiis la solution nitrique un précipité insoluble, il faut filtrer une portion de la liqueur , qu'on étend d'eau^ puis à laquelle on ajoute du nitrate argentique. S'il y produit un précipité blanc, fusible, sans décomposition, et soluble dans Tammoniaque, il est dû à du chlore.

50— On fait bouillir un essai avec du chloridehydrique, on filtre si cela est nécessaire, on étend d'eau et on y verse du nitrate barytique ; s'il y forme un précipité blanc, insoluble, même dans beaucoup d'eau, il est dû à la présence de Vacide sulfurique»

Qo — On reconnaît l'acide borique, comme au § 111, 6.

70 — Lorsqu'on n'a trouvé aucun des acides que nous venons d'énumérer, on a des raisons pour croire à la présence des acides phosphorique ou oxalique, ou à l'absence de tout corps acide. Dans le cas où l'acide phosphorique aurait été uni à une terre alcaline, et l'acide oxalique à la chaux, la baryte ou la strontiane, on les aurait déjà reconnus en s'occupant de la recherche des bases (§ 113). En coHSéqtience, il ne faut les prendre en considération que lorsqu'on a trouvé quelqu'une des bases que nous venons de nommer. On emploie pour ces essais la liqueur dont on a séparé les métaux lourds, soit d'une solution acide par le sulfîde hydrique, ou d'une solution alcaline par le sulfure ammonique, et on y décèle ces deux acides d'après le § lU, 4.

go — pquj. |g^ recherche du brome et du flucyr , voyez la fin du § 126.

204 ANALYSE CHIMIQUE QUAUTATIVE. [§116.

Combinaisons dans lesquelles il y a à déterminer une base et un acide.

B. CORPS INSOLUBLES OU PEU SOLUBLES DANS l'EAU ;

Page 1