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RECHERCHE DE LA RASE ET DE L'ACIDE

Sous cette rubrique, nous comprenons les sulfates baryttque, strôntique et calcique, l'acide siliciquef le sulfate plombique , mnsi que les chlorures pUmbique et argentique , pafce que de tous les composés dépendant de cet article , ce sont ceux qui se rencontrent le plus fréquemment. Pour les autres composés qui en font aussi partie, mais qui sont plus rares, nous renvoyons au§ 130.

Le sulfate calcique et le chlorure plombique ne sont pas insolu* blés dans l'eau; le sulfate plombique est soluble dans le chloride

§ 116.] CHAR 1. DE LANALYSE. 205

hydrique. Cependant comme ces substances sont si peu solubles qu'on parvient rarement à les dissoudre en totalité, nous en parlerons aussi dans cet article, afin que si elles ont échappé, dans les solutions aqueuses, ou acides, on puisse du moins les déceler ici.

i' — Sur une très-petite quantité de la substance, on verse du sulfure ammonique.

a. Elle noircit. Présence d'un sel plombique ou du chlorure argentique- On prend un peu plus de la substance qu'on fait digérer pendant quelque temps avec du sulfure ammonique. On décompose ainsi le sel métallique, avec la base duquel on produit un sulfure insoluble, tandis que son acide reste en dissolution, uni à l'ammoniaque du sulfure ammonique. On filtre, on lave le sulfure métallique, on le dissout dans l'acide nitrique, puis on cherche à »y déceler le plomb par l'acide sulfurique, et Vargent par lechloride hydrique auquel on fait succéder l'ammoniaque. Après avoir saturé par le chloride hydrique l'excès de sulfure ammonique dans la liqueur filtrée, et l'avoir fait bouillir, on en traite une partie par le chlorure barylique pour y trouver l'acide sulfurique. Quant à l'autre, après Tavoir acidulée avec de l'acide nitrique et l'avoir fait bouillir, on y verse du nitrate argentique pour y trouver le chloride hydrique.

6. — Elle reste blanche. Absence de Toxyde d'un métal lourd. On mêle un petit essai de la substance réduite en poudre trèsfine, avec quatre fois autant d'un mélange de carbonates sodique et potassique, et on porte le tout dans un petit creuset de platine, où on le fond sur la lampe à alcool de Berzélius. On fait bouillir la masse fondue avec de l'eau.

ft. — Tout se dissout. Acide siUdque. On le trouve en sursaturant sa solution avec du chloride hydrique, et en évaporant à sec» ce qui rend la silice insoluble. Elle reste donc pour résidu , lorsqu'on traite par l'eau la masse provenant de Tévaporation. Ce résidu, chauffé très-fortement au chalumeau, avec de la soude, produit un verre limpide et incolore (§ 100, 6).

p. — // reste un résidu blanc, provenant du sulfate d'une des terres alcalines. On filtre. Après avoir acidulé la liqueur filtrée par le chloride hydrique et l'avoir étendue d'eau, on y cherche l'acide sulfu^ rique, à Taide du chlorure barylique. On lave soigneusement le résidu blanc, dû au carbonate de la terre alcaline , qu'on dissout

%(^ ANALYSE CHIMIQUE QUALITATIVE. [§ il7.

dans ua peade chlorUle hydrique éteadu. Cestdans celte soluliqn qu'on cherche à déceler la baryte, la stcontianeei la dHuti, d'après le§liO, é.

• "■ GombinaiacHQs dans lesquelles ilfaut déterminer toutes les bases^acides, métaux et métalloïdes qu'on rencontre le plus fréquflwmewt.

À. CORPS SOLUBLES OU INSOLUBLES DANS l'EAU, MAIS ^LUBLES DANS LES ACIDES CHLORIDE HYDRIQUE ET NITRIQUE.

AEGHfiRGHE DES BASES (l).

On voit que pour la recherche des bases nous avons réuni en un même chapitre toutes les combinaisons des classes I et II, § 109, parce que la marche à suivre dans ce cas, pour les unes et pour les autres, esta peu près la même. Pour plus de facilité cependant, nous avons enfermé enlre parenthèses ( ) les articles qui n^ont trait qu'aux corps insolubles dans Teau , solubles dans les acides chloride hydrique et nitrique, afin qu'on puisse les laisser de côté pendant qu'on s'occupe de la recherche des substances solubles dans l'eau.

I, ON A OME SOLCTtON POREMEMT AQUEVSEé

On y verse un peu de chloride hydrique.

• io — La solution était aiWparavant acide ou neutre^

o, — iï n'y a pas de précipité. Absence de l'argent et de l'otyde raercureux. On passe au § 118.

fc. — Il y a précipité. On iiontlnue à ajouter, goutte à goutte, du chloride hydrique, tant qu'il forme un précipité, puis on en niet encore 6 à 8 gouttes, on secoue fortement et on filtre. Lé précipité produit par le chloride hydrique peut être fdrmé de chlorure ar* gentique, mercureux, plombiqaé, d'un sel antimonique basique, ou enfin, aussi, d'acide benzoïque. En suivant avec exactitude le procédé d'analyse, on ne peut avoir dé ces différents composés Sur le filtre que les trois premiers (ainsi que l'acide benzoïque, dont nous

(1) On tiendra compte dans cette section des aoiUes arsédieaux et de quelques s6U,' parce qu'il est impossible de les en séparcri

§ H7.] CHAP. 1. UE L'ANALYSE. Tffi

ne nous occuperons cependant pas id) , puisque le sel ahtimonîque basique est soluble dans Texcès de chïonde hydrique donl on s'est servi. On lave deux fois, avec de Teau, le précipité sur le filtre, puis on traite la li(pieur filtrée avec Teau de lavage , suivant le( §il8.

Si Teau de layage, en tombant dans la liqueur filtrée acide, la trouble (ce qui indique la présence de combinaisons bismuthiques, antimoniques ou stanneuses), on ne l'en traite pas moins suivant le §118.

Quant au précipité qui reste sur le filtre, on le traite comme suit :

a. — Pour la troisième fois , on le lave sur le filtre avec de l'eau bouillante, et on cherche dans la liqueuç filtrée le plomb à l'aide de Tacide sulfurique. Si on n'obtient pas de précipité , cela indique que le précipité formé par le chloride hydrique ne contient pas ce métal ; mais non pas quMl n'y en a point dans la liqueur, puisque les solutions plombiques très-étendues ne sont pas précipitées par le chloride hydrique.

p. — Sur le précipité qui se trouve encore dans le filtre, après l'avoir lavé trois fois, ou verse de l'ammoniaque. S*il devient noir ou gris, il est dû à de l'oxyde mercureux,

'y. — On verse de l'acide nilrique dans la solution ammoniacale qui s'écoule de p. S'il y produit un précipité blanc caséeux, il est dû à de l'argent. Quand le précipité contient du plomb, la solution ammoniacale est presque toujours troublée par un sel plombique basique qu'elle tient en suspension , ce qui n'a pas d'inûuence sur la détermination de l'argent , puisqu'il disparaît lorsqu'on y verse Tacide nitrique.

2" «^ La solution aqueuse était auparaDOtnit aleaUne,

a.'^Le chloride hydrique , ajouté en quantité su fiante pour la

rendre fortement acide, n^ en dégage pas de gaz et n'y détermine pas

de précipité; ou bien celui qui s'y forme se redisêaUi^ dansun excès

«l'^MSÛbv On passe aU § 118.

On éoW tenir compte maintenant des composés insolubles dans

l'eau, et solubles dans les acides , dont le nom est enfermé entre

parenthèses.

h, ^^ Le chloride hydrique produit un précipité insoluble dans un excès de cet adde^ même lorsq^on Vy fait bouiUir»

a. — Ilne se dégage en même temps ni sulfide ni cyanide hydrique. On filtre et on traite la solution d'après le § 448.

aa.-r^Le précipité est blanc, 11 ne peut èire formé que de chlorure ou de sulfate plombique , ou de chlorure argentique. On y recherche let bases et les acides de ces composés, suiyant le § 430, en se rappelant , si Ton trouve du chlorure plombique ou argentique, qu'il peut avoir été formé par la manière dont on a traité la substance à étudier.

66. — Le précipité est jaune ou orange. Ce ne peut être que du sulfide arsénieux. S'il n'a pas été bouilli assez longtemps et avec du chloride hydrique assez concentré, il peut contenir aussi du sulfide anlimonieux ou slannique, qui étaient tenus en dissolution dans cette liqueur alcaline par de l'ammoniaque , du borax , du phosphate sodique ou toute autre substance alcaline, à l'exception des sulfures et des cyanures métalliques. On l'essaye d'après le §449.

p. — Il se dégage en même temps du stdfide hydrique , mais pas de cyanide hydrique (4).

aa, — Le précipité qui est d'un blanc pur est dû à un dépôt de soufre. Il indique la présence d'un polysulfure alcalin. On filtre et on passe au § 121 , en faisant attention que de tous les corps qui en font partie nous ne pouvons guère avoir ici que les oxydes des métaux terreux et légers.

bb. — Le précipité est coloré. On peut en conclure la présence d'un stUfo-sel métaUiqWt c'est-à-dire de la combinaison d^une sulfc^ase alcaline avec un sulfide métallique. Ce précipité peut donc être formé de sulfide aurique , platinique , stannique, arUimonique, arsénieuœ ou arsénique. Il peut aussi contenir du sulfure mercurique^ qui est soluble dans le sulfure potassique , ou du sulfure cuivrique, qui est un peu soluble dans le sulfure ammonique. On filtre, puis on traite la solution comme en oa , et le précipité suivant le § 448, 3.

7. — En même temps il se dégage du cyanide hydrique^ avec ou sans sulfide hydrique. On a donc affaire à un cyawure alcalin^ ainsi

(1) Si Todeur qui se dégage alors laissait dans le doute sur la présence ou Tabsence du cyanide hydrique, on n'aurait qu'à ajouter du chrômate potaniqneà un antre petit essai avant que d*y verser le obioride hydrique. ^

qu'à un sulfure akalm^ lorsqu'il se dégage aussi du sulfide hydrique. Dans ce cas, le précipilé peutcontenir, oulre les combinaisons énoncées en a et ^, beaucoup d'autres encore, telles que le sulfure cuivrique, les cyanures nickeleux, argenlique et bien d'autres encore. On ajoute encore plus de chloride hydrique , et on fait bouillir jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de cyanide hférique. Ensuite on traite celte solution ou la liqueur qu'on a séparée par filtration du résidu jaunâtre qui peut s'être formé, suivant le § 118, tandis qu'on examine ce résidu d'après le § 130.

c. — Le chloride hydrique ne produit pas de précipité stable j. mais bien un dégagement de gaz.

a. — Le gaz qui se dégage a l'odeur du sulfide hydrique , ce qui décèle un sulfwe alcalin simple. On procède, comme dans les cas précédents, en 6, P, aa,

p. — Le' gaz qui se dégage est inodore. C'est de l'acide carbonique provenant d'un carbonate alcalin. On passe au § 118.

7. — Le gaz qui se dégage a l'odeur du cyanide hydrique. Qu'il se dégage ou non en même temps, du sulfide hydrique ou de Tacide carbonique, il indique toujours la présence d'un cyanure alcalin. On fait bouillir jusqu'à ce que tout le cyanide hydrique se soit dégagé, et on passe au § 118.

IL ON A UNE SOLUTiON CHLORHTDRIQQE.

On la traite suivant le § 118.

IlL ON A UNE SOLUTION NITRIQUE.

On étend un petit essai de beaucoup d'eau.

{o — £ii^ reste limpide. On y verse du chloride hydrique.

a. — Une produit pas de précipité. Absence d'argent. Ou traite la solution principale suivant le § H 8.

6. — // se forme un précipité. S'il ne se redissout pas quand on chauffe la liqueur, et qu'après avoir été lavé il se dissolve dans Tammoniaque, c'est de l'argent. On traite la solution principale d'après le §118.

20 — Elle devient laiteuse. Bismuth ou antimoine. On filtre et on cherche l'argent dans la liqueur filtrée, suivant le § 117, III, 1. On traite la solution principale d'après le § 118.

irt.

2i0 ANALYSE CHIMIQUE QUALITATIVE. [§ 118.

Dans une petite quantité de la solution acide et limpide, on ajoute du sulfide hydrique jusqu'à ce qu'elle en répande l'odeur quand on la secoue, et on la chauffe.

Q, Il ne se forme pas de précipité y même après quelque temps.

On. passe au § 121 ; car la liqueur ne conlient pas de plomb, bismuth, cadmium, cuivre, mercure, or, platine, antimoine, élain et arsenic (1); de plus, on acquiert parla aussi la preuve de l'abgence'cleroxydeferrique et déTacidechrômique. Quand la solution contient beaucoup d'acide libre, les sulfures métalliques, ne se déposent pas immédiatement.

l ^^Jlse formée un précipité.

aa. — Il est blarw pur, léger, en poudre très-fine, et ne disparaît pas lorsqu'on y verse du chloride hydrique. C'est un dépôt de soufre, qui indique la présence de Yoxyde ferrique dans la liqueur (2). Tous les autres métaux du § 118, a, ne peuvent s'y rencontrer. On traite la solution principale suivant le § 121.

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