Il est coloré
On ajoute k la plus grande portion de la solution acide ou acidulée du sulfide hydrique en excès, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'elle en répande fortement l'odeur, et qu'il ne s!y forme plus de précipité lorsqu'on y en ajoute une nouvelle quantité. On chauffe presque jusqu'à l'ébullilion, et on secoue très-fortement pendant quelque temps. Il vaut mieux dans beaticoup de cas, surtout dans ceux où on suppose dans le mélange la présence de l'arsenic, faire passer dans la solution étendue d'eau un courant de sulfide hydrique gazeux.
1« — Z^ précipité est jaune pur. Il ne peut être dû qu'aux acides
(1) Pour être bien sûr de l'absence des acides arsenicaux, il faut laisser longtemps l'essai en repos, ou y ajouter de Pacide sulfureux avant d'y yerser le sulfide hydrique [voir § 95, é). L'essai préliminaire a appris s'ils existent dans le mélange.
(2) Lorsqu'elle contient des acides sulfureux, iodique et bromique, que nous n'avons pas compris dans le cercle de nos recherches, de même aussi que des acides chrômique etchlorique, ou du chlore libre, il se forme aussi un précipité de soufre. Quand la solution contient de l'acide chrômique, sa couleur rouge passe au vert, et le sou* fre qui s'en sépare alors présente une couleur verte qui induit facilement les élèves en erreur.
arsénicux et arsénique, ou aux oxydes staonique ou cadmique. On sépare le précipité (1) d'avec la liqueur, qu'il faut étudier suivant le§ 121; on le lave et on en fait digérer quelque peu avec de l'ammoniaque.
a. — L'essai se dissout en entier. Absence de cadmium. On traite ce qui reste de précipité suivant le § 119, 1, afin d'y découvrir l'élain et Tarsenic.
h. — Il reste une matière jaune, même après l'addition d'une nouvelle quantité d^ ammoniaque et après qu'on a légèrement chauffé le mélange. Cadmium, On traite tout le précipité comme l'essai, on filtre et on ajoute à la solution filtrée un excès de chloride hy* drique. S'il n'y produit pas de précipité, cela prouve que le précipité précédent n'était formé que de sulfure cadmique; s'il en forme un, il peut être dû à de Toxyde stannique ou à de Tarsenic On l'essaie d'après le § 119, 1.
2° — Le précipité est rouge orangé ou jaune orangé; ce qui indique l'antimoine, ainsi queTétain, dans le cas où il aurait existé dans le mélange à l'état d^oxyde stannique, puis aussi Tarsenic et le cadmium. On sépare ce précipité d'avec la solution, qu'il faut étudier suivant le § 121 ; on le lave et on en fait digérer une partie avec du sulfure ammonique contenant un excès de soufre,
a. — Use dissout en entier. Absence du cadmium. On traite le reste du précipité suivant le § 119, 2.
b. — // reste un résidu jawie après une digestion prolongée et une nouvelle addition de sulfure ammonique. Cadmium. On traite tout le précipité comme l'essai. On sépare la liqueur d'avec le sulfure cadmique, on traite la solution filtrée par le chloride hydrique en léger excès, et le précipité qu'il y faii naître, suivant le §119, 2.
3® — Le précipité est de couleur foncée, brun ou noir. On sépare le précipité d'avec la liqueur, par décantation, de manière à ne verser sur le filtre que la solution nageant au-dessus de lui. On
(1) La manière la plus facile de séparer un précipité d'avec un$ liqueur, qu'il eit presque toujours nécessaire d'étudier, en analyse qualitative, consiste à laisser le précipité se déposer, eèque l'on facilite presque toujours beaucoup en chauffant et en secouant fortement. Alors on décante la liquçur qui le surnage, de manière à ce que toute la solution passe sur le filtre et que le précipité re|8te dans le tube à essais, où oa l« lave par décantation.
212 ANALYSE CHIMIQUE QUALITATIVE. [§ i 18.
étudie cette liqueur d'après le § 121. On laTe le précipité ainsi obtenu avec de Teau et on en prend quelque peu. On verse sur lui quelques gouttes de sulfure ammonique contenant un excès de soufre provenant de ce qu'il est resté exposé à Tair ou de ce qu'on l'y a ajouté, et on le fait digérer avec lui (1) pendant quelque temps.
a, — Le précipité se dissout en entier dans les sulfures ammonique ou potassique. Ceci prouve l'absence du cadmium, du plomb, du bismuth, du cuivre et du mercure; aussi peut-on passer sous silence le § 120. On traite suivant le § 119 le reste du précipité, dont on a fait digérer quelque peu avec du sulfure ammonique.
6. —Une se dissout pas, ou d'une manière incomplète. On étend de 4 à 6 parties d'eau, on filtre la liqueur et on ajoute à la solution filtrée du chloride hydrique en excès.
a. — La liqueur se trouble et devient blanche parce qu*il s'en se" pare du soufre. Elle ne contient donc pas d'or, de platine, d'étain, d'antimoine ou d'arsenic. On traite suivant le § 120 le reste du précipité, doni on a fait digérer quelque peu avec du sulfure am« monique.
p. — Il se forme un précipité coloré. On observe sa couleur et on traite tout le précipité formé par le sulfide hydrique comme Tessai. On laisse déposer, on décante sur un filtre la liqueur qui surnage le précipité. On fait digérer ce dernier encore, à plusieurs reprises, dans le tube à essais, avec du sulfure ammonique ou potassique, et on filtre. On lave ce précipité, qu'on conserve pour l'étudier suivant le § 120. Quand le précipité, en suspension dans
(i) Quand la solution contient du cuivre, ce qu'on reconnaît dans la plupart des cas déjà à sa coloration et avec certitude, en l'essayant avec une baguette de fer bien dé» ci^e (§ 92, b. 8), il faut employer au lieu de sulfure ammonique, dans lequel le sulfure cuivrique n'est pas tout à fait iosoluble (§ 92, b. 3), du sulfure potassique, avec lequel on fait bouillir les sulfures précipités. Mais dans le cas où une solution contient, oah>e le cuiTre, de l'oxyde mercurique, qu'on reconnaît presque toujours déjà aux changements de couleur du précipité qu'y produit le sulfide hydrique (§ 92, a. S), et avec certitude en essayant la liqueur primitive acidulée par le chloride hydrique» arec le chlorure stanneux, il faut alors se servir de sulfure ammonique, quoiqu'on ne puisse pas ainsi séparer complètement le sulfure cuivrique des sulfures du groupe de l'antiiBOine. On est forcé à cela parce que le sulfure mercurique étant soluble dans le sulfure potassique, sa présence augmenterait beaucoup la difficulté de l'étude des sulfures, des métaux, do groupe de l'antimoiDe.
§ ilO.] CHAP. 1. DE L'ANALYSE. 213
le sulfure, s'en sépare facilemeDl, on ne fillre pas cl on se contente de le laver par décanlalion. Lorsque^ en échange, il ne se dépose que difficilement, on le jette sur un filtre, où on le lave; ensuite on perce la pointe du filtre et on fait tomber le précipité dans une capsule de porcelaine, où on le chasse avec la fiole à lavages. On l'y chauffe doucement, ce qui facilite beaucoup sa précipitation, et on décante alors Teau qui le surnage. Après aToir étendu la solution avec un peu d'eau, on y ajoute un petit excès de chloride hydrique, on chauffe et on procède comme suit :
Le précipité formé par le chloride hydrique dans la solution SîdfO" ammonique ou sulfo^otassique est :
jo — Jaune pur, ne tirant point sur l'orange. Arsenic ou étain. On filtre, on lave bien, et on chauffe un peu du précipité sur un morceau de verre ou de porcelaine.
a. — Une reste pas de résidu fixe. Absence de Tétain. On dessèche ayec soin le reste du précipité, on en mêle une partie ou la totalité avec environ six fois son poids d'un mélange bien sec, fait avec parties égales de soude et de cyanure potassique, puis on met le tout dans un petit tube de verre soufflé en boule par un bout, et on l'y chauffe à la lampe de Berzélius. S'il se forme une glace métallique, elle indique, avec toute la certitude possible, la présence de Yarsenic. Quand on n'a que de fort petites quantités de substance, il faut substituer à ce procédé celui de la réduction dans un courant lent d'acide carbonique {voyez § 95, (2, 40). C'est àl'aidede la méthode indiquée à la fin du§ 95 qu'on apprend si l'arsenic existait dans le mélange, sous forme d'acide arsénieux ou arsénique.
6. — // yaunrésidu fixe. Présence probable de rétain. On dessèche totalement le reste du précipité qui se trouve sur le filtre, on le mêle avec enyiron une partie de soude effleurie et une partie de nitrate sodique, puis on jette ce mélange, par petites portions, dans un petit creuset de porcelaine, où on tient en fusion 2 {Hwrties de nitrate sodique.
Quand le précipité est tellement petit qu'on ne peut pas faire facilement cette opération, il faut, après avoir desséché le filtre, le couper en petits morceaux, qu'on broie avec un peu de soude et
%l 4 ANALYSE CHIMIQUE QUALITATIVE. [§119.
de nilrate sodique, et jeter le tout ensemble dans da nitrate sodique en fusion. Lorsque ce cas se présente, il vaut cependant mieux se procurer une plus grande quantité du précipité, sans quoi il n^y a pas grande probabilité qu'on puisse reconnaître arec précision la présence de Fétain.
On verse sur une plaque de porcelaine la masse en fusion qui se trouve dans le creuset, on la broie et on la fait digérer avec de Teau froide. Ensuite on filtre et on lave, avec le plus grand soin, le précipité blanc, qui doit être resté, s'il y a de Vétain, dans le mélange. On y décèle la prétiônce de ce métal en réduisant ce précipité au chalumeau après l'avoir mélangé avec de la soude et dû cyanure potassique, et en broyant Tessai dans un mortier avec un peu d'eau {voyez § 05, c. 7°). Pour savoir si l'élain se trouvait à rélat de protoxyde, on verse dans quelque peu de la solution primitive aqueuse, ou chlorhydrique, une goutte d'acide nitrique et un peu de chloride aurique (§ 95, b. 6).
On divise la solution qui s'écoule du filtre en 2 parties. On ajoute à Tune, avec précaution, de l'acide nitrique très-étendu, jusqu'à ce qu'elle devienne faiblement acide, et on chauffe. Lorsqu'on acidifie cette solution avec de l'acide nitrique, il s'en sépare un léger précipité d'hydrate slannique lorsqu'on a employé un peu trop de soude. On le sépare par filtration et on y décèle Tétain, comme dans le résidu insoluble. Dans le cas cependant où on a déjà découvert l'étain, on ne s'en occupe pas, et, sans le séparer de la liqueur dans laquelle il se trouve, on y verse du nilrate argentique, on filtre et on décèle ensuite l'acide arsénique dans ce mélange, à l'aide de Tammoniaque, ainsi que nous allons le dire.
On verse dans cette solution acidulée du nitrate argentique ; on filtre dans le cas où il se sépare du chlorure argentique ; ce qui arrive facilement lorsque les réactifs ne sont pas absolument purs et que le précipité a été mal lavé ;^ puis on verse sur la liqueur filtrée, en la faisant couler doucement le long des parois du tube qu'on tient indiné, une légère couche d'ammoniaque étendue, faite avec 20 parties d'eau, pour i d'ammoniaque ordinaire, et on laisse le tout sans y loucher pendant quelque temps. La formation d'un précipité rouge briïn au point de contact de ces deux liquides, où il apparaît sous forme de nuages, bien plus sensibles
§ il9.] GHAP. I. DE L'ANALYSÉ. 2i5
lorsqu'on les voit par réflexion que par transmission, indique la présence de Varsenic. Pour acquérir une preuve plus palpable de son idéalité, on précipite par Tacétale plombique l'autre moitié de la solution de la masse fondue, on jette le précipité sur un filire qu'on dessèche un peu, ecttre des doubles de papier, et on en prend une portion, qu'on chauffe sur un charbon à la flamme du chalumeau. Dans le cas où le précipité contient de Tarsenic, on obtient alors un globule de plomb arsenical, dégageant Todeur alliacée caractéristique de l'arsenic, très-longtemps, et chaque fois qu'on le chauffe à la flamme intérieure du chalumeau.
Pour faire des recherches plus étendues sur la présence de Tarsenic, il faut, d'une manière ou d'une autre, l'obtenir à l'état métallique {voyez § 95, d et e). Pour savoir si Tarsenic existait dans la solution sous forme d'acide arsénleux ou arsénique, on met en usage le procédé indiqué à la fin du § 9b.
2^ — Rouge orangé ou jaune tirant sur V orangé» Antimoine. Avec lui peuvent se trouver aussi de l'étain et de l'arsenic. On lave bien le précipité qu'on dessèche et qu'on broie avec une partie de carbonate et une partie de nitrate sodique, puis on jette le tout, par petites portions, dans un creuset de porcelaine contenant deux parties de nitrate sodique fondu. Quand la masse est froide, on la fait digérer avec de l'eau froide, et on jette la partie insoluble sur un filtre où on la lave bien, avec un mélange fait de parties égales d'alcool et d'eau. On doit éviter de mêler l'eau de lavage avec la liqueur filtrée.
On cherche l'arsenic dans la solution filtrée, à l'aide des mé-» thodes indiquées au § 119. 1^ 6.
Reprenant alor^ la portion insoluble, on la fait bouillir avec de la lessive de potasse ou de soude caustique ; on ajoute au mâange un volume d'alcool égal au -sien, et on laisse reposer à peu près une demi-heare. Tout rantimoniale sodique reste in^luble, tandis que l'oxyde slannique, qui peut l'accompagner, se dissout dans la liqueur alcaline. Pour s'assurer de la présence de ces deux métaux, on filtre et lave le précipité avec le mélange à parties égales d'alcool et d'eau, en ayant soin de ne pas mêler les eaux de lavage à la liqueur filtrée.
a. — On décèle Yétain dans la liqueur filtrée, en l'acidulant avec du chloride hydrique, ajoutant du sulfide hydrique, et chauffant j
il s'y forme alors un précipité jaune. Nous avons indiqué au § 119, 1, 6, comment on reconnaît si Tétain était à Fétat d'oxyde stanneux ou stannique. On s'assure de Texistence de Tétai n dans le précipité jaune obtenu plus haut, en le mêlant avec du cyanore potassique et de la soude, et chauffant au chalumeau jusqu'à œ qu'on en sépare un grain d'élain métallique.
b. — On dissout le résidu insoluble dans du chloride hydrique additionné d'un peu d'acide tartrique, et on yerse du sulfide hydrique , puis on chauffe ; si la liqueur contient de VatUimoine^ il s'y forme aussitôt un précipité rouge orangé.
30 — Précipité brun noir. Or ou platine. Avec eux peuvent se trouver encore de Vantimoine, de l'arsenic et de fétain. On verse dans la solution primitive de la substance :
a. — Du chlorure stanneux. S'il y forme un précipité brun rougeâtre ou pourpre, il est dû à de Vor. Ori s'assure de sa présence en versant dans la solution primitive du sulfate ferreux, qui en précipite Tor sous forme de poudre noire.
6. — Du chlorure ammonique. S'il se forme un précipité jaune, il est dû au platine; si la solution était très-étendue, il faudrait l'évaporer avant que d'y verser ce réactif.
Pour déceler dans le précipité la présence de Tarsenic, de l'antimoine et de Tétain, on suit la méthode du § 119, 2.
Après avoir lavé le fyrécipité qui ne s' est pas dissous dans le sul^ • fure ammoniquCf on le fait bouillir avec de Vadde nitrique dans une petite capsule de porcelaine. Pendant cette opération, on remue continuellement la liqueur ave une petite baguette de verre.
10 — Il se dissout en entier ; dans la liqueur nage le soufre^ qui s'en est séparé sous forme de flocons jaunes et légers. Absence de mercure. Il peut contenir du cadmium, du cuivre, du plomb oa du bismuth. Si le précipité est jaune pur, il n*est dû qu'au cadmium seul; mais, s'il est brun ou noir, il faut filtrer la liqueur pour en séparer le soufre et procéder avec elle aux essais suivants, après avoir évaporé la solution, afin d'en chasser la plus grande partie de l'acide nitrique employé. On ajoute à une portion un excès d'acide sulfurique étendu d'eau, avec lequel on la chauffe.
§ 120.] CHAP. I. DE L'ANALYSE. 2n
a. — Une fyroduit pas de précipité. Absence du plomb. On verse dans la liqueur de l'ammoniaque en excès, et on chauffe.
a. — // n'y a pets de précipité, Ahstnce du bismuth. Quand il y a du cuivre dans le mélange, Taramoniaque le dissout, et sMl existe en assez grande quantité, il forme avec lui une solution d'un beau bleu. Cette coloration n'apparaissant pas quand la solution est fort étendue, et afin de pouvoir découvrir aussi dans la liqueur l'existence du cadmium, on l'évaporé presque à sec, on ajoute au résidu un peu de chloride hydrique et d'eau, si cela est nécessaire, puis on procède aux essais suivants :
aa. — A une portion de la liqueur on ajoute du cyano-ferrite potassique, qui y décèle le cuivre en y faisant naître une coloration ou un précipité rouge brun clair.
bb. — Dans le reste de la solution on yerse du carbonate ammonique en excès, avec lequel on la chauffe, après quoi on abandonne l'essai à lui-même pendant assez longtemps. S'il s'y forme alors un précipité blanc, qu'on peut distinguer même en présence d'une solution d'un bleu très-foncé, parce quMl suffit de la laisser déposer pendant une heure et de la décanter avec précaution, pour le trouver au fond du tube à expériences, il indique la présence du cadmlùàa. Pour en être parfaitement sûr, on di>sout le précipité^ansle chloride hydrique, et on y verse du sulfide hydrique, qui forme avec le cadmium un précipité du plus beau jaune.
6. — Il se forme un précipité. Présence du bismuth. On filtre et on cherche dans la liqueur filtrée le cuivre et le cadmium, suivant a. Quant au précipité, on le lave bien et on le dessèche avec le filtre entre des doubles de papier Joseph ; puis on en prend un peu, qu'on dissout dans la moins grande quantité possible de chloride hydrique ; jellant ensuite celle solution dans une grande quantité d'eau, elle doit y faire naître un trouble laiteux si elle contient réellement du bismuth.
6. — Il se forme un précipité. Présence du plomb. On filtre et on traite la liqueur filtrée, suivant a, pour y trouver le bismuth, le cuivre et lecadmium. On trouvera au second chapitre de la seconde division, additions et observations au § 120, un autre procédé de séparation du cadmium, du cuivre, du plomb et du bismuth.
2» — L6 précipité des sulfures métalliques ne se dissout pas en
/ ANALYSE CHlIilûUE QUALITATIVE. [§421.
dans Vadde nitrique bouillant, mais il reste un précipité, ^e le soufre qui nage dans la liqueur. Indicalîon probable, pres-
(e certaine, quand le précipité est lourd el noir, de la présence de V oxyde mercurique. On laisse déposer et on filtre la liqueur dans laquelle il faut chercher encore du cadmium, du cuivre, do plomb et du bismuth. On en prend une petite portion à laquelle on ajoute beaucoup de sulfide hydrique. Si on obtient par là un précipité, on traite le reste de la liqueur filtrée d'âpres le § 120. !•.
Quant au précipité obtenu, on le lave, on le dissout à Taide de quelques gouttes d'eau régale, puis on verse dans la solution de Tammoniaque en quantité assez forte pour qu'elle ne soit plus que faiblement acide. On en dépose alors une goutte sur une lame de cuivre bien décapée. Si la solution contient àa rneroure^ il ne tarde pas à se former à la surface du cuivre une tache blanche qui acquiert par le frottement l'éclat métallique, et qui disparaît lorsqu'on la chauffe.
On peut aussi évaporer presque à sec la solution dans Teau ré' gale, après.y avoir versé du chloride hydrique. Oti l'élend d'eau el on y ajoute du chlorure stanneux. S'il y détermine un précipité qui, blanc d'abord, passe au gris lorsqu'on emploie un excès de chlorure stanneux, on peut être sûr de la présence du mercure.
À une petite portion de la liqueur dans laquelle le sulfide hydrique n*a pas produit de précipité (§ H8, a), ou de celle qu*on en a séparée par filtration^ on ajoute de Vammoniaque jusqu'à ce qu'elle devienne alcaline ; pu^s du sulfure ammonique, sans sHnquiéter si Vammoniaque a produit ou non un précipité.
Dans le cas où la solution ne contient pas beaucoup de chloride hydrique et oii, par conséq,uent, il ne peut s'y former que peu de chlorure ammonique, il faut y mettre de ce sel en assez grande quantité, avafit que d'y verser l'ammoniaque et le sulfure ammonique.
a, — Il ne se forme pas de précipité. On passe au § 122, car la liqueur ne peut pas contenir de fer, nickel, cobalt, zinc,. manganèse, oxyde chrômique, alumine, non plus que oc des phosphates et des fluorures de^ terres alcalines, ou del'oxalate calcique, barytique ou strontique. n Pour simplifier la marche de l'analyse,
nous laisserons de eôté le cas où la substance contient des fluorures ou oxalates des terres alcalines. Quand on pense avoir affaire à dés combinaisons semblables, on décèle les fluorures en opérant suivant le § 99, à, 4 ou 6, et les étalâtes en faisant bouillir un peu de la solution primitive avec du carbonate sodique, filtrant tout bouillant, acidifiant la liqueur filtrée avec de Tacide acétique, et Tesçayànt avec la solution de sulfate calcique (§ 99', c, 5).
6. — n se forme un précipité. On traite la totalité de la solution comme cet essai.
1*> — Le précipité est blanc. Absence de fer, cobalt et nickel. 11 faut prendre en considération ici, tous les autres métaux et toutes les combinaisons énumérées au § 121, a, parce que la coloration peu intense du sulfure manganeux et de Toxyde cbrômique disparaît au milieu d'une grande masse d'un précipité blanc. On filtre, on.conserre la liqueur filtrée pour l'étudier, suivant le § 122, on lave le précipité, on le dissout dans aussi peu de chloride hydrique (1) que possible, on neutralise avec du carbonate sodique ; oh ajoute alors de la soude caustique en excès, et on. fait bouillir.
a, — Le précipité formé se dissout en totalité dans un excès de soude. Absence des ce phosphates et oxalates, des terres alcalines, » du chrome et du manganèse. Présence de Talumine pure ou phosphatée, où dé l'oxyde zincique. On verse dans une petite quantité de la solution alcaline du sulfide hydrique pour y déceler le zinc. On acidifie le reste de la solution avec du chloride hydrique, et on j verse de Tammoniaque qui en sépare l'oxyde àluminique sous forme de précipité blanc. Le moyen le plus sûr de reconnaître, si roxydé àluminique était uni ou non avec l'acide phospboriquQ cpusisteà le traiter par le molybdate ammonique (2). On
(1) Quatid le précipité est très-petit, on le réuDÎt au fond du filtre, en l'y ch&Ssaot avec la fi6le & jet, et 6t l*y dissout en y^rjouttot; gotttfe à goulté; du ehloride bydriqoâ, une fois «|we toute feau s*«st éeottlée.'- ' • -( <
(d)>I.dmolybdataiaaiiàonique, jouiasaiit de la |)«H>prtété de d^felcn; nfêc autant de certitude que de sensibilité l'acide pliosphorique dai\s toutes ses combinaisons, est devenu» un.réaçUr in4ispepsable. On le prépare en gpllant le sulfide jnolybdique naturel, dans un creuset de Hesse couché dans le feu, auquel on donne d'abord uu coup de feu violent qu'on dimînne ensuite. Jusqu'à ce que Tacidë molfbdiqué, produit, jaune à chaud, dewiSttne. bUnc, en se refroidissant. On réduH en poudre fine l'acide roolybdique ainsi obtenu, et on le dissout dans Tanimoniaque en le faisant digérer pendant longtemps avec elle. Cotte solution peut être immédiatement employée.
dissout dans le chloride hydrique le précipité d'oxyde aluminique dans lequel on veut chercher l'acide phbsphorique; on y ajoute quelques gouttes d'une dissolution de molybdate amoaonique, et on fait bouillir. Pour peu que la solution contienne d'acide phosphorique, elle se colore aussitôt en jaune vif, tirant un peu sur le vert. Pour apercevoir cette coloration quand elle est très-faible, ou pose le tube debout, sur une feuille de papier blanc, et on regarde la liqueur de haut en bas. Celte coloration disparaît totalement, ou en partie, par le refroidissement.
Lorsqu'on ne possède pas du molybdate ammonîque, on décèle la présence de Tacide phosphorique dans le précipité aluminique par Tune des méthodes suivantes :
a. — On verse dans la solution chlorhydrique assez de carbonate sodiqiie pour la saturer presque complètement, puis du carbonate barytique en excès et de la polasse, ou de la soude avec laquelle on la fait bouillir. Tout l'oxyde aluminique reste en dissolution, tandis que l'acide phosphorique se précipite uni avec le baryte, dont on le sépare en dissolvant le précipité dans le chloride hydrique, et précipitant la baryte par l'acide sulfurique, qui laisse tout l'acide phosphorique en dissolution. On filtre et on décèle Tacide phosphorique dans la solution filtrée, à l'acide d'un sel magnésique, du chlorure ammonique et de l'ammoniaque.
6. — On verse dans la solution chlorhydrique, de l'acide tartrique, de l'ammoltiiâque en excès, du chlorure ammonique et do sulfate magnésique. S'il se forme, au bout de quelque temps, dans le mélange, un précipité cristallin, il ne doit pas faire conclure à la présence de l'acide phosphorique, puisqu'il n'est quelquefois formé que de tartrate magnésique. Afin d'écarter cette chance d'erreur, on calcine le précipité obtenu et on dissout le résida dans le chloride hydrique avec lequel on le fait bouillir pendant quelques instants. Sursaturant ensuite celte dissolution avec de l'ammoniaque, on y fait naître bientôt, dans le cas où elle contient de l'acide phosphorique, un précipité cristallin de phosphate magnésico-ammonique.
6. — Le précipité est insolubk dans la soude^ ou il ne s'y dissout qu'en partie. On filtre et on cherche dans la solution filtrée, suivant a, l'oxyde zincique et l'oxyde aluminique libre ou combiné avec l'acide phosphorique.
•*«» - --*îfc*-7 , ».
§ 121.] GHAP. 1. DE L*ANALYSË. 22i
QuaBlau précipité iasoluble, on le Iraile de la manière suivante :
a. — On en essaie une peliie porlion avec de la soude, au chalumeau, pour y déceler le manganèse (§ 89, 6, 6).
6. — Quand la solution primitive est jaune, verte, violette ou rouge, on traite une auirè porlion par le mélange de soude et de nitrate sodique en fusion pour y déceler le chrome (§ 88, 6, 5).
-(• — On dissout le resie du précipité dans la moins grande quantité possible de chloride hydrique, qu'on neutralise presque totalement avec du carbonate sodique lorsqu'on en a trop employé. On ajoute ensuite à une portion de la liqueur une goutte de chlorure ferrique et de Tacétale sodique en excès (1}.
aa. — La solution reste limpide. Absence de Tacide phosphorique. On mêle le reste de la solution, après Pavoir saturée d'ammoniaque, avec la liqueur séparée du précipité formé par le sulfure ammonique, parce qu'il arrive souvent qu'elle contient de petites quantités de terres alcalines, lors même qu'elles ne sont pas accompagnées par les acides phosphorique, oxalique, etc., ce qui vient de ce que l'oxyde aluminique entraine toujours avec lui, en se précipitant, un peu de magnésie, et quelquefois même la totalité de celle qui se trouve dans la solution, lorsqu'elle n'y existe qu'en petite quantité. L'oxyde aluminique peut d'ailleurs retenir un peu de carbonate des autres terres alcalines, formé par l'action de l'air sur la liqueur précipitée par le sulfure ammonique. Ou étudie cette solution d'après le § 122. Il faut auparavant, quand la liqueur contient de l'oxyde chrômique, l'en séparer à l'aide d'un excès d'ammoniaque et de l'ébullition , ainsi que de la filiralion, et lorsqu'elle renferme du manganèse, le précipiter par le sulfure ammonique.
66. — On obtient un précipité floconneux, blanc jaunâtre. Acide phosphorique. On traite toute la solution comme l'essai, et on y verse assez de chlorure ferrique pour qu'il s'y forme un peu d'acétate ferrique qui la colore en rouge; on fait bouillir et on recueille sur uu filtre le phosphate ferrique mêlé avec racélale ferrique basique. Dans la liqueur iillrée on cherche, suivant le § 122, les bases qui étaient unies avec l'acide phosphorique. Quand elle contient du manganèse, il faut, avant de pratiquer cet essai, précipiter tout le manganèse à l'aide d'un mélange d'ammoniaque et
(i) Il est clair qu'on peut aussi déceler, daoi ce cas-ci, l'acide phosphorique par le molybdate ammoniaque; V. § 121, 1, a.
de sulfure ammonique. Pour séparer Tacide phosphorique d'avec le précipité ferrique obtenu, on le dissout dans le chloride hydrique, on précipite le fer par fammoniaque et le sulfure ammonique , on filtre et on décèle 1 acide phosphorique dans la liqueur filtrée avec un sel magnésique.
2® — Le précipité formé pat le nulfvre ammonique iUTèst pas blanc. Ceci indique le chrome, le manganèse, te fer, le cobalt ou le nickel. S'il est noir, ou d*une teinté analogue, il contient certainement, au moins Tun des trois derniers de ces métaul. Dans tous les cas, on doit tenir compte de loua les cbétaux t( et combinaisons » appartenant au § 121, a. t)n filtre, on conserve la liqueur filtrée pour Vétudier d'après le § 122, oniàvc avec soin le précipité avec de Teau additionnée d'un peu de sulfure ammonique, et on verse sur lui, dans le filtre, du chloride hydrique froid •et étendu d'eau.
a. — Il s*y dissout complètement, à quelques flocons de soufre près. Absence probable du cobalt et du nickel. On filtre quand cela est nécessaiïe, on fait bouillir jusqu^à ce que le snlfide hydrique soit totalement expulsé, on neutralise avec du carbonate sodique, on ajoute un excès de soude caustique bien exemple d*oxyde aluminique, on fait bouillir, filtre et lave bien Te précipité resté sur le filtre. On étudie d'abord la solution filtrée, puis le précipité.
a. — Dans une portion de la liqueur on verse du sulfide hydrique pour y découvrir le zinc. On acidifie le reste de la solution avec le chloride hydrique, et on le fait bouillir avec du chlorate potassique pour détruire les matières organiques que le filtre peut lui avoir cédées; puis on y versé de rammoniaque pour on séparer l'oxyde aluminique, qu'on examiné, suivant le § 121, 1, a, pour y découvrir Tacide phosphorique.
6. — Avant d'étudier le précipité, on doit. éxaniiner sila solution primitive étant jaune, verte, violette ou rouge, on peut y supposer la présence du chrome, parce qu'elle change le procédé d'analyse.
aa: ^^ Il fi)j apas de chrome. Dans un essai, on cherche à déceler la présence du manganèse, à Tai'de du carbonate sodique, dans la fiamme extérieure dîi chalumeau. Ôh dissout le reste du précipité dans le chloride hydrique, on prend quelques gouttes de la solution, on les fait bouillir avee un peu d'acide nitrique, et on décèle le fer dans cette liqueur par le sulfo-cyanure potassique et
le cyano-ferrite potassique. On pfeDd ua second essai, et, dans le cas où il est coloré en jaune par du chlorure ferrique, on le fait bouillir àveti du sulfite sodlque Jusqn*à ce qu^il se décolore corn* plétement ;' on saAire presque totalement la liqueur avec du car* bonate sodique, puis on y ajoute un grand eicès d^acétate sodique et une goutte de chlorure ferrique.
aa. — Il ne se forme pas de précipité. Absence de Tacide phosphorique. L'analyse du précipité est terminée alors, quand elle ne doit pas être de la plus grande exactitude. Dans le cas opposé, oo doit y chercher encore des traces de cobalt, de nickel et de zinc, ainsi que de magnésie, qui a pu être entraînée avec le précipité formé par le sùlfui'è ammonique. Pour y parvenir, on fait bouillir le reste de Ja solution chlorhydriqife avec de Tacide nitrique, on sature presque complètement la liqueur avec du carbonate sodique, on' y ajoilïe du catbonalé barytique en excès, et on laisse digérer le toiîtl' pendant quelque temps, à une douce chaleur, en ayant soin de le remuer fréquemment. On jette sur un filtre où reste tout lé fêr, on précipite par l'acide sulfuHque la baryte existant dans la liqiieur filtrée, on filtre, on sursature avec de l'ammoniaque et on essaie une portion de la liqueur par le sulfure ammonique. Quand ce réactif produit un précipité, on traite de même toute la liqueur, on filtre et on verse dans la solution filtrée, du phosphate sodique piour y déceler la magnésie. Il est clair qu'on utilise directement pouf cette réaction la liqueur précédente, quand elle n*est pas précipitée par le sulfure ammoni()ue. Quaîit aii précipité que peut avoir produit le sulfure ammonique, on le traite par du chloride hydrique très-dilué; s'il s'y dissout complètement sans laisser de résidu noir, on est sûr de l'absence du nickel et du cobalt. Dans le cas contraire, on traite ce résidu noir suivant le § 121, 2, b. Revenant alors à la solution chlorhydrique du précipité qui peut contenir du manganèse et du zinc, on la fait bouillir pour en dégager tout le sulfidè hydrique, et on y verse un excès de soude caustique avec laquelle on la fait bouillir: Quand on n'a pas déjà reconnu dans là substance la présence du manganèse, on essaie au chalumeau un peu du précipité, qui se forme alors, pour y dé« couvrir ce métal, et on verse dans la solution claire un excès de suUide hydrique, pour y déceler le zinc.
fP.'-^Jl se forme un prédpiié. Acide phôspho'f ique. On (faite tôv'
la solution eomme Tessai, on y ajoute assez de chlorure ferrLque pour qu'elle commence à devenir rouge, on fait bouillir el on filire. Sur le filtre reste un précipité contenanl tout Tacide pbosphorique qu'on peut y déceler une fois de plus, suivant le § 12i, 1, 6, 7,66. Ou sursalure la solution fillrée avec de Tammoniaque, el on y verse da sulfure ammonique. Si ce réaclit produit un précipité, oa filtre et on cherche dans la liqueur filtrée, et d'après le § 122, toutes les terres alcalines qui peuvent avoir été unies avec Tacide pbosphorique. Le précipité formé par le sulfure ammonique doit contenir tout le fer existant à Tétat de sel ferreux dans la solution bouillie avec l'acétate sodique, ainsi que tout le manganèse; il peut contenir en outre, des traces de cobalt, de nickel et de zinc, qu'on doit séparer dans les analyses exactes en leur appliquant la marche indiquée en a a. Il faut donc le chauffer d'abord avec da chloride hydrique, puis avec de Tacide nilrique, saturer presque complètement la liqueur avec du carbonate sodique, et en précipiler tout le fer par le carbonate bary tique en excès.
bb. Il y a du chrome. Dans ce cas, on broie le précipité avec 1 partie de soude et 3 de nitrate sodique^ et on le fond dans un creuset de porcelaine. On fait bouillir avec de Teau la masse refroidie el on filtre. On traite ce qui reste sur le filtre suivant aa. On reconnaîl la présence de l'acide chrômique dans la solution à la couleur jaune qu'il lui communique, ainsi qu'à l'aide de l'acétate plombique qu'on y verse après l'avoir acidifiée avec de l'acide acétique §97,- 6, 7.
b.—Ilne 8*y dissoufpas complètement, et il reste un résidu noir qui indique la présence du coball et du nickel. On le lave bien et on traite la solution filtrée suivant le § 121, 2, a.
Reprenant alors le précipité on en traite;
a. — Une portion, par le borax, k la flamme intérieure du chalumeau ; s'il y forme une perle bleue, elle est due à du cobalt.
p. — On dissout le reste du précipité dans l'eau régale, et on évapore la solution presque à sec. On y verse alors du cyanure potassique en excès, avec lequel on le fait bouillir quelques instants, puis de l'acide sulfurique étendu d'eau, en ayant soin de ne pas Fy verser en trop grand excès; s'il y détermine la formation d'un précipité blanchâtre, il y signale ainsi la présence du nickel; V. § 89, c, 7, ainsi que les additions au § 89.
On ajoute à quelque peu de la liqueur dans laquelle le sulfure ammonique n'a pas formé de précipité, ou à celle quon a séparée par filtration d^avec le précipité formée du phosphate sodique et de l'ammoniaque, lorsqu'il n'y en a point encore de libre dans la solution, et on la secoue avec force.
a. — // n'y a pas de précipité. Absence de toutes les terres alcalines. On évapore à sec un autre essai de la liqueur et on le porte au rouge. S'il n'y a pasde résidu, il n'y apas de potasse ni de soude, et on passe au § 125. S'il y en' a un, on évaporera sec toute la liqueur, puis on fait rougir le résidu, qu'on traite suivant le § 124.
6. — // se formeunprécipité. On prend tout le reste de la solution, on y met du chlorure ammonique lorsqu'elle n'en contient pas encore, puis on y verse un mélange d'ammoniaque carbonatée et d'un peu d'ammoniaque caustique, et on chauffe pendant quelque temps doucement, sans faire bouillir.
{o — // lie se forme pas de précipité. On passe au § 123, car on n'a pas de baryte, non plu& que de strontiane ni de chaux.
2^ // se forme un précipité. Présence de chaux, de baryte ou de strontiane. On filtre, on conserve la solution pour des recherches ultérieures, § 123, puis on dissout le précipité dans aussi peu que possible de chloride hydrique très-étendi»«
a. — Dans un petit échantillon de Ift liqueur, on verse une solution de gypse.
et. — // n'y apas de précipité, même après quelque temps. On passe au § 122, 2, 6, car il n'y a pas plus de baryte que de ^'strontiane.
p. — La itolutùm de gypse produit un précipité.
aa. •— // se forme immédiatement. Ce qui indique la baryte, avec laquelle il peut se trouver aussi de la strontiane et de la chaux. On évapore à sec le reste de la solution chlorydrique du précipité formé par le carbonate ammonique, on fait digérer le résidu ainsi obtenu avec de l'alcool absolu, ou du moins très- fort, et on filtre. On fait bouillir la liqueur filtrée dans une capsule ou on l'en* flamme en en remuant le contenu. Si la flamme se colore en beau rouge cramoisi, elle décèle la strontiane. Quand tout l'alcool a brûlé, on verse sur le résidu, dans la petite capsule, un peu d'acide sulfurique très-dilué qui précipite toute la baryte et la strontiane. Après une demi-heure de contact, on filtre, on sursature
la liqueur filtrée avec de Tammoniaque, et on y verse de l'oxalate calcique pour y déceler la chaux.
66. — Une se forme qu'après quelque temps. Absence de la baryte. Présence de la strontimie. Dans le Te$te de la solutioa chlorydriqùe» on verse de Pacide sulfurique dilué avec lequel on la lai&se quelque temps en contact, puis on filtre et on décèle la chaux, par foxalate ammonique. '; ' /*
6. — Après avoir rendu alcalin, par l'ammoniaque, unautre échantillon de la solution chlorydrique du précipité forioié par lé carbonate ammonique,.ony verse de l*ôxalatè àranrioqfquê. Sî ce sél y fait naître un précipité blanc, il y mdiq'ue la présence de l^' chaux.
On prenêâeux j^ies portions de la Helueur dcms UU^tfMe le carbonate ammonique n\i pas produit ^âe précipité} § l<22y 4 J oi« «fe celle qv^on a séparée d'avec le précipité ptckltli$paii^M;'fmi»*ên verse dans l'une du sulfaté, 'et êa»^s Vatàre i(k l^^cûabstte ' €immo^
10 ^ Ces deux fêmUféne ptûdnmkVt '}p^ de' pfrèôipité. On peut alors être bieni^r qu^oû a ^réeïpiKépar l\dclrtt)o6âte ammonique toûle la baryte, la strbtiliaifis ou la chatili eliétant'dans la liqueur. On petit alor&pfhdcédèr <ti toule '^urité à la recherche de la magnésie en ver|M^ 'dans tin HrolBièale-dssai: de la liqueur en question, duphospWm ^t^tt^^'etteiiia'i-èmuatit aV€k; une baguette de verre. S'il s'y forme un précipité cristallin' ^^, rf, 7) il indique la ma^n^sie. , . . :'
On évapore à sec lé ^ested($ la lrqtfettr.(doùt on a' essaya quelque peu pour y découVrtr la magiiésre),'qu*on y ait triiHivé de la magnésie ou non, et on 'la diaufil^ jusqu'à' Ce que tous- les sels ammoniacaux Àiem disparue ai 6n' n'ôbtietit paèd^ré^ldu^ on passe au § 125, ets'îl y eri'a liri, an §124; ' • •»
2» — fou* les deux réactifs, ûU'Vun' dëi ékUoA séià&f^enly produisent un' précipitée Ceci proiiVe qu^on n'*a pofnt précipité par le carbonate ammonique toute la baryte, la strontiane et là chaux, ce qui force à traiter le reste de la liqueur par le solDstë aiâmonique, quand elle contient de la baryte et de la sti^ontiane, par l'oxalate ammonique, quand elle contient de la chaux, on par ces deux réaclifs,quand elle contieiitces trois terres alcalines, puis ou filtre et on traite la liqueur filtrée d'après le § 123, 1.
Il ne reste plus à déterminer que les alcalis fixes et l'ammoniaque.; Les\pomposes formés par les premiers sont, à fort peu d'exceptions [rt'^s.solutles dans l'eau, ce qîui fait 'qu'il est bien rare qu'on' ait à s'en occuper Tors de la recherche des combinaisons insolubles dans ce fluide. * ' '
Lorsqu'on à à traiter un corps insoluble dansTeiâû^ solublédans les acides chloride hydrique ou nitrique, il faut réserver une portion de la liqueur dans laquelle \b pilosphate sodique n'a pas pro-
carbonat^aQpmoni(]u,e (| 1^2, Ij^ qu enqnde celle qu'on a séparée pa,i;ji^raliondu précipita. çrb^ui t. (§ 122^2) |ifia d'y découvrir les acides. phospi(oriq[ue. ou bxàliqjue qui peuvent s'y rencontrer {yoye^%\%%^i). , ,'.,.,, ^,.'. ....
La marçlie à ,çji^jiyjpgpour décojijivrir la potasse et la soqde $e modifie, suivant que la liqueur contient ou non de la magnésie ; il y.ft donc ici à disiitiguer deux cas :
i« — Un* y a pas de magnésie. Le préci[Hté après avoir été porté au rouge, § 122, a, ou § 123, 1, est dissous dans un peu d'eau, on y ajoute de l'alcool, on chauffe le mélange à l'ébuHition et on rallume;
a. — La flamme est violette. Absence de la soude, présence probable de la potasse^
b. — La flamme est jaune. Présence de la soude.
On évapore à, sec et on s'assure de la présence de la soude à l'aide du chalumeau et de Tanlimoniate potassique (§ 86, 6.); puis de celle de la potasse, en dissolvant le résidu dans l'eau, ou mieux, quand q^la est possible, dans l'alcool, et en ajoutant, à une moitié de la solution, de l'acide tartrique, et à l'autre, du chloride platinfque. Après plus ou moins de temps, si la liqueur contient delà potasse, il s'y forme, sous l'inQuence du premier réactif, un précipité cristallin^ granuleux, incolore.» et sous celle du second, un précipité jaune ( § 86, a),
2» — Il y a de la magnésie. On dissout dans Teau le résidu du § 123, 1, après l'avoir porté au rouge; on y verse de l'eau de baryte faite avec des cristaux d'hydrate barytique ; tant qu'elle y produit un précipité, on fait bouillir, on filtre et on ajoute à la so-
lution un eicès d'un mélange de carbonate ammonique et d'ammoniaque caustique, on chauffe doucement peudanl quelque temps, on filtre, on évapore à sec la liqueur filtrée, pour en éloigner les sels ammoniacaux, et on traite le résidu d'après le § 124, 1. Comme ce résidu retient souvent des traces de carbonate barytique dissous à la faveur des sels ammoniacaux, il est bon de le dissoudre dans l'eau et de le filtrer, puis d^évaporer de nouveau à sec celte solution.
Il ne reste plus à trouver que l'ammoniaque. On broie une portion du solide, ou de la liqueur à essayer, avec un excès de chaux, et un peu d'eau. Si le gaz qui se dégage a l'odeur de Tammoniaque, s'il bleuit le papier rouge de tournesol humecté d'eau, et forme un nuage blanc autour d'un baguette de verre, qu*on a plongée dans le chloride hydrique, c'est de Vammoniaque.
Combinaisons dans lesquelles il faut déterminer tontes les bases, acides, métaux et métalloïdes les plus répandus.
A. 1. CORPS SOLUBLES DANS l'eAU. DÉTERMINATION DES ACIDES OU DES CORPS QUI EN FONT FONCTION.
L EH l'absence des acides organiques.
1» — Pour ce qui concerne la découverte des (tcides arsenicaux, de Vadde carbonique, du sulfide hydrique et de V acide chrômique, ii faut se reporter au § f 1 i, i et 2.
2o — On verse dans un échantillon de la liqueur, du nitrate barytique, puis, si elle est acide, de l'ammoniaque jusqu'à ce qu'elle devienne neutre.
a. Pas de précipité. Absence des acides sulfurique, phosphorique, borique, chrômique, silicique, oxalique, ainsi que des acides arsénieux etarsénique (1). On passe à 3^
(1) Si la liqueur contient un sel ammonique, on ne peut pas être bien sôr de l'absence des acides oxalique, arsénieux et arsénique , et surtout pas de celle de l'acide borique, parce que les sels barytiqucs de ces acides ne sont pas insolubles daos l'eau, en présence des sels ammoniacaux.
§ 126. ] GHAP. 1. DE L'ANALYSE. 229
5. — Hy a précipité. On étend d^eau la liqueur à laquelle on ajoute du chloride hydrique. Si le précipité ne se dissout pas, ou pas en totalité, il indique la présence de Vacide sulfurique,
30 — Oq prend une portion de la liqueur, et après l'avoir neutralisée bien exactement par l'acide nitrique, si elle était alcaline, ou par Tainmoniaque, si eller était acide (1), on y terse du nitrate argentique.
a. — Pas de précipité. On passe au 4<*, car il n'y a pas de chlore, d^iode, de cyanogène , non plus que diacides phosphorique, silicique, oxalique, chrômique, et aussi, quand la solution n*est pas trop étendue, d'acide borique.
b. — llya précipité. On obsenre sa couleur et on yerse sur Iqi de l'acide nitrique.
a, — Le précipité tout entier se redissout. On passe au 4<», car il n'y a pas de chlore, d'iode, non plus que de cyanogène.
3. — Il y a un résidu insoluble. Chlore, iode ou cyanogène. Après ravoir bien lavé, on le fait digérer avec de Pammoniaque.
aa. — Il reste un résidu jaunâtre. Il provient de l'iode {voyez le § iOl, c, pour la manière dont on s'assure de sa présence, à l'aide de l'empois d'amidon). On filtre et on ajoute à la liqueur filtrée un excès d acide nitrique; s'il y produit un précipité, il indique la présence du chlore ou du cyanogène. On le traite comme nous allons le dire en 66.
66. — n n'y a pas de résidu. Absence de l'iode, présence du chlore ou du cyanogène. Pour s'en assurer, on précipite cetie solution par i acide iiitrique. Avant d'entreprendt'e la séparation des chlorure et cyanure argentiques, on cherché si la liqueur primitive contient du cyanogène, afin de s'assurer qu'on le trouvera dans le sel d'argent. En conséquence on ajoute à quelque peu de la liqueur primitive, une solution à base d'oxydes ferreux et ferrique, avec laquelle on la chauffe doucement peinJant quelques instants, puis du chloride hydrique. S'il s'y forme un précipité bleu, il est dû au cyanogène (2). Si on n'obtient pas de précipité,
(1) Cette DeutralisatioD s'opère aTec ffteilité« si on a soin d^étendre fortement Facide nitrique et l'aromoDiaque dont on se sert.
(2) Dans le cas où il se trouve dans la liqueur h l'état de eyanide hydriqae, librc , ce qu'on reconnaît facilement à son odeur, il faut le satui er par la potasse , a^ant que d'y verser la solution ferroso - ferrique. Noos atons dqè aterti, an
Ît30 ANALYSE CHIMIQUE QUAUTATIVE. [ § 126.
ni même de coloration bleue, il n'y apas.de cjapogène, et le précipité soluble dans Tammoniaque n'est formé que de chlorure argentique. Lorsqu'on a décelé la présence du cyanogène dans, la liqueur primitive, on lave le précipité qu'on veut analyser, on Tenlève tout humide du filtre, et on le porte dans un petit creuset de porcelain^, où, après l'avoir desséché , on le fait rougir. Le chlorure argentique ne fait que fondre, tandis que le cyanure se réduit.en produisant quelque peu de pjaracyanure argentique. Si on met sur, la masse^résuUant de cette opération un petit morceau de zinc, qu^on yerse sur le tout de l'eau, puis un peu diacide sulfurique, et qu'on filtre lorsqu'il ne se dégage plus d'hydrogène, il est facile die déceler, dans laliquçur filtrée» a(»*ès Tavoir fortement étendue d'eau, la présence du c/i/ore à l^aide du nitrate argentique.
4* On cherche Vacide nitrique dans la solution aqueuse, en y versant une solution d'indigo jusqu'à ce qu'elle soit colorée en bleu clair, on y ^oute un peu d'^acide sulfurique, et on chauffe; ou bien aussi on dépose un cristal de sulfate ferreux dans la solu' tion, après y avoir versé le tiers de son volume d'acide sulfurique concentré. La. présence de Tacide nitrique détruit, dans le premier cas, la couleur bleue de l'indigo , et détermine dans le second, autour du cristal.de sulfate, la formation d'une zone brun foncé, § 102, a.
Il reste à déceler encore les acides phosphorique, borique, silicique, oxalique et chrômique, dans le)Cas où le nitrate barytique et le nitrate argentique ont tous les deux précipité la solution neutre [voyez plus haut la note au § 126, 2, a).
5«* —Si le précipité formé parle nitrate argentique est jaunâtre, il doit faire supposer la présence de l'acide phosphorique. Pour s'en assurer, oei verse dans un échantillon delaliqii^ur unexcèsd'ammoniaque, on filtre s'il se. forme alors un précipité, et on ajoute à la liqueur filtrée du chlorure ammonique, puis du sulfate magnésique. S'il se forme uri précipité cristallin, il est dû à de Vcuside phosphorique, La réaction indiquée, au § 99, a, 8, avec le chlorure fcrriqueet l'acétate potassique est encore plus sensible.
§101, d^qne le cyaoogèn* ne peut pas être décelé par le nitrate argentique dtot quélqata-ttnes ,dt cet combinaisons telles que le cyanure mercurique.
50 — Oq iQ^ie quelque peu de la substance à analyser, avec de Talcool, on ajoute de Tacide sulfurique, on chauffe à rébulliiion dans un petit creuset, et on allume. Une flamme verte fait reconnaître fadiie borique. Si la liqueur contient du cuivre, il faut auparavant Ten séparer par le sulfide hydrique, ou en la faisant bouillir avec un excès de potasse.
Dans le cas où la substance primitive à examiner était une liqueur et non pas un solide, il faut d'abord Tévaporçr à sec avant que d*y verser Tacide sulfurique et Talcool; car, si on les ajoutait directement à la solution^ la présence de l'acide borique échapperait presque toiyours.
7^ — Si la solution était rouge ou jaune passant au ronge par une addition de chloride hydrique, et que le précipité produit par le nitrate argentique dans la solution neutre soit pourpre, on peut être bien sûr de la présence de Vadde chrâmique.
8® — On découvre l'acide silicique suivant le § 100. 6,' 2.
9*> — On découvre l'adde oxaliqtie en versant une solution de gypse dans une petite quantité de la liqueur, après l'avoir auparavant neutralisée par l'ammoniaque, dans le cas où elle était acide. SI elle y produit un précipité blanc, insoluble dans un excès d'acide acétique, il est dû à de l'acide oxalique.
Il est assez rare de rencontrer des chlorates ainsi que les combinaisons du brome et du fluor, quoiqu'on les trouvé cependant de temps à autre. On doit déjà avoir été averti de la présence des premiers par rexplosion violente qu'ils produisent lorsqu'on les fond avec du charbon , § 107, A, I, 2, c. On les reconnaît encore en fondant un peu de la matière solide dans un tube à essais, audevant de Torifice duquel on tient une allumette présentant quelques points en incandescence ; si elle contient de Tacidé chlorique, raliumette se rallumera et brûlera avec flammé. Le résidu de cette opération dissous dans Teau produit dans le nitrate argentique un abondant précipité de chlorure. On peut encore jeter quelques particules de la substance à examiner dans l'acide sulfurique concentré (§ 102, 6, 8») , ou en fondre un peu avec du cyanure potassique (§ 102, 6, 4»).
11 est facile de reconnaître les bromures, lorsquMls ne sonl pas mêlés avec des iodures. Nous avons dit plus haut, au § iOl, comment il faut s'y prendre pour déceler avec certitude 1b présence du brome dans ces deux cas.
La manière la plus sûre de reconnaître les fluorures dans tous les cas possibles a été indiquée au § 99, (2, 4 et 6.
(Combinaisons dans lesquelles il faut déceler toute? les bases, acides, etc., qu'on rencontre le plus fréquemment.
A. 1. CORPS SOLCBLSS DANS l'EAU, DÉTERMINATION DES ACIDES OU DES CORPS EN FAISANT FONCTION.