Il y avn précipité
a. — n est blanchâtre ou jaune. On fait bouillir la liqueur avec le précipité qu'elle tient en suspension. Sa réduction complète et rapide indique la présence de Vacide formique. On se convainc de sa présence au moyen du nitrate mercureux g 105,6), en tenant compte de l'observation faite plus bas à la un de ce n»4.
• On verse de Tacide nitrique sur le reste du précipité suspendu dans la liqueur. S'il se dissout, c'est qu'il ne contient pas de chlore, d'iode ou de cyanogène ; s'il ne se dissout pas en totalité, on cherche dans le résidu ces corps halogènes, d'après le§ 126, 3, 6, p.
3. — Le précipité formé par le nitrate argentique est pourpre. jécide chrâmique. Dans le cas où la liqueur contient aussi de l'acide arsénique, il faut s'assurer de la présence de l'acide chrômique en ajoutant, à une autre portion de la liqueur, de l'acétate plombique, qu'il précipite en jaune. On recherche le chlore, l'iode et le cyanogène qui peuvent se trouver aussi dans le précipité rouge formé par l'acide chrômique, comme nous l'avons dit au § 126, 3,6.
Quand la liqueur renfbrme de l'acide chrômique, il est impossible de reconnaître, avec certitude, la présence de l'acide formique, par la réduction de l'argent ou du mercure ; dans ce cas , il n'y a pas d'autre moyen de le déceler, que de verser dans la solution primitive un peu d'acide nitrique, puis de la secouer avec un excès d'oxyde plombique, de filtrer et de distiller la liqueur filtrée, après y avoir versé un excès d'acide sulfurique étendu d'eau. On essaye le produit de ladisiillalionsuivamle§ 105, 6.
5» — Si le chlorure barytique et le nitrate argentique ont donné des précipités, on décèle l'acide phosphorique suivant le § 126, 5, et l'acide silicique, suivant le § 100^ 6, 2.
60 — On évapore à sec uae portion de la liqueur, après l'avoir auparavant saturée parla potasse, si elle était acide. On prend ce résidu ou un peu de la substance primitive , si elle est solide , 011 la met daiis un tube dressais, avec un peu d'alcool. Ensuileoa verse sur le tout le tiers du volume de l'alcool , d'acide s^ulfurique concentré , et on fait bouillir ; s'il se développe alors une odeur d'élher acétique, qui est souvent plus sensible lorsque le mélange est froid, et qu'on le secoue , on en conclut la présence de Vadde acétique. On verse ce qui reste dans le tube , dans une petite capsule, où on le chauffe et on l'allume ; si la flamme se colore en vert, elle indique la présence de Vadde borique.
1^ On alcalise faiblement par Tammoniaque un peu de la liqueur; on filtre si cela est nécessaire, ou ajoute du chlorure calcique, on secoue fortement, et on laisse reposer pendant dix à vingt minutes. Dans le cas ou la solution était neutre, on y verse un peu de chlorure ammonique avant d'y ajouter le chlorure calcique.
a, — Une se forme pas de précipité immédiatement , ni après quelque temps. Absence des acides oxalique et tartrique. On passe au 8°.
6. — Il se forme un précipité immédiatement^ ou après quelque temps. On filtre, on conserve la liqueur pour réludiêr suivant le 8°, et on lave le précipité.
On fait digérer ce précipité saqs chauffer et on le secoue avec une solution étendue de potasse causlique.^ On filtre ensuite et on fait bouillir la liqueur filtrée quelques instants ; s'il s'en sépare alors un précipité, il indique la présence de /'octrfc tartrique..
On verse de la solution de gypse dans quelque peu de la liqueur primitive, après. l*k voir neutralisée par l'ammoniaque, si cela était nécessaire. S'il se forme un précipité insoluble dans Pacide acétique, soluble dans le chloride hydrique^ il décèle V acide oxalique,
go — On mêle avec de l'alcool la liqueur dans laquelle Iç chlorure calcique n'a pas formé de précipité, ou bien celle qu'on a séparée d'avec le précipité formé. Dans ce dernier cas, il faut y verser encore quelque peu de chlorure calcique, pour être bien sûr qu'il y en ait assez.
a, — // n*y a pas de précipité. Absence des acides citrique et malique. On passe à O**.
§ 127.] CHAP. f, DE L'ANALYSE. 235
b. — Il se forme un précipité . On filtre, ei oo traite lajiqueur fil- I trée d'après 9** ; quant au précipité, après l'avoir lavé avec un peu I d'alcool, on le traite comme suit : on le dissout sur le filtre, dans I le» moins possible de chloride hydrique étendu d'eau, on ver^e dans I la liqueur filtrée, do ranimôniaque ^ jusqn^à ce qu'elle soit faible- I ment alcaline, et on la fait bouiHir quelques instants; I a. — Elle reste limpide. Absence de Tacide citrique. Présence de
1 l'acide maliqUe: On verse de nouveau de Talcool dans la solution » et on constate la présence de l'acide malique en portant au rouge I le précipité qui se forme alors et qui se change en un mélange de charbon et de carbonate calcique. Pour plus de sûreté, on essaye j une autre portion de la liqueur avec Tacétale plombique (103, e, 5). j p. — lî se forme un précipité blanc et lourd. Présence de Vadde
I citrique. On filtre la liqueur bouillante, et on traite celle qui ^rt I du filtre, suivant a, pour y déceler l'acide malique.
9^ -^ On chauffe la liqueur filtrée de 8<» 6 , ou celle que n'a pas précipitée l'alcool (§ 127, 8, a), pour en chasser tout l'alcopl. On la I neutralise ensuite exactement par le chloride hydrique, et on y I verse du chlorure fërrique. S'il n'y produit pas un précipité brun clair floconneux, la solution ne contient pas d'acides benzoïqueou I succinique ; s'il s^y en forme un, et qu'on n'ait pas trouvé, comme on l'a dit plus haut, de l'acide benzoïque, il ne peut être dû qu*à Vadde succinique. Dans le cas où on a trouvé déjà de l'acide ben- I zoïque, il faut filtrer, laver le précipité , et le faire digérer avec , un excès d'ammoniaque. On filtre et on évapore à sec la liqueur filtrée. On essaie alors ce résidu pour y découvrir l'acide succinique, à l'aide du chlorure bàry tique et de l'alcool (Voyez additions et observations au § 104).
iû« — On décèle l'acide nitrique, suivant la méthode du § 126, 4.
Combinaisons dans lesquelles on doit supposer toutes les bases, acides, elc«, les plus répandus.