‹ Précis d'analyse chimique qualitative: ou, Traité des opérations chimiquesChapitre 62 sur 124 · SE TROUVER TOUS ENSEMBLE · texte numérisé non relu

SE TROUVER TOUS ENSEMBLE

l*' — Dans ua p^u de la solutioa aqueuse de la substance so lide primitive, on verse goutte à goutte de la potasse caustique étendue d'eau, ju^u à ce que la liqueur soit très-légèrement al* calioe.

a. r- Pas de précipité. Absence de tous les alcaloïdes, donc pré sence de la salicine. On s'en assure d'après le § 140, 1 a.

;À. r^ n%. a, un précipité. On continue à ajouter xle la potasse cau^tiqpe goutte à, goutte jusqu'à ce que la liqueur devienne très* fortement alcaline.

.A. -j: Lefirédpité diapasrait. Absence de tous les alcaloïdes ap* fMLrtenantaux second et troisième groupes. C'est donc de la moT" phine, Oa §'en assure, comme nous Tavons dit, au § 140,; 1, 6^ a. Go recherche aussi la salicine suivant 4.

9. -r Le. précipité ne disparatt pas, ou, du moins, pas d^unema" nière cfimpUte.iOn filtre et on traite le précipité suivant 2. On verse du bicarbonate» potassique ou sodique dans la liqueur qui s^écoule du filtre, puis on l'évaporé presqu'à sec, en la faisant bouHlir. Si le résii()u<jqv'on obtient alors se dissout tout entier dans l'eau, c'est parce qu^i) ne contient pas de morphine ; si, en échange, il ne s'y dissput pas ou pas en totalité, c'est une .preuve .qu'il contient de la morphine, ce dont on s'assure suivant le § 140, 1 b, a.

20 ^ On lave sur le filtre, avec de l'eau froide, le précipité obtenu en suivant la marche indiquée au § 141, 1, 6, P« On le dissout ensuite dans un très-léger excès d'acide sulfurique dilué, et on verse dans cette solution du bicarbonate potassique ou sodique jusqu'à ce que la réaction acide ait totalement disparu. On remue très-fiortement avec une baguette, et on laisse reposer pendant une demi- heure.

a. -— 22 n'y a pas de précipité. Absence de la narootine, de la cinchonine et de la quinine. On évapore presque à sec cette solution en la faisant bouillir, et on traite ensuite par Teau froide le résidu qu'on obtient ainsi. S'il s'y dissout en entier, on passe à 4. S'il ne s'y dissout pas, ou pas en entier, on en traite la partie inso-

202 ANALYSE CHIMIQUE QUALITATIVE. [§ 44i.

lubie suivant le 3, pour y déceler la présence de la ?ératrine, de la brucine et de la strychnine.

6. — Il y a un précipité. On filtre et on traite la liqueur filtrée diaprés le § 141, 2, a. On lave avec de Teau froide le précipité qai est resté sur le filtre. On le dissout ensuite dans un peu de chloride hydrique, on y verse de Tammoniaque en excès ; puis, sur le tout, un peu d'éther.

a. Le précipité formé se dissout tout entier dans Véther, Absence de la cinchonine, présence de la quinine et de la narcotine. Pour savoir à laquelle de ces bases on a affaire, et pour les séparer, s*ii y a lieu, consultez le § 140> 2, 6, a.

^. — Le précipité formé ne s'est pas dissous dans Véther ^ ou Une s*y est dissous que partiellement : Ginchonine, que peuvent accompagner la quinine et la narcotine. On filtre et cherche dans la liqueur filtrée la quinine et la narcotine suivant a. Quant an précipité, on Texamine suivant le § 136, c, 3.

3<* — On prend alors la substance solide obtenae par Tévaporation de la liqueur additionnée de bicarbonate (§141 , 2, a), ou de celle qu'on a séparée par fiUration d*avec le précipité insoluble dans l'eau formé par ce réactif (§ I4i, 2, 6), et on cherche, d'après le procédé suivant, à y trouver de la strychnine, de la brucine et de la vératrine.

On dessèche la substance au bain d'eau et on la fait digérer ensuite avec de l'alcool absolu .

a. Slk s'y dissout en entier. Absence de la strychnine. Présence de la brudne^ ou de la vératrine. Pour distinguer entre eux ce^deux alcaloïdes, on évapore au bain d'eau leursolution alcoolique. On pa^ tage en deux parts le résidu qu'on obtient alors, et on recherche dans Tune d'elles la présence de la brucine, à l'aide de Vadde nitrique et du chlorure stanneux {§ 137, 6. 6). On cherche dans la seconde la vératrine au moyen de Vacide sulfurique concentré (§137, c, 6).

6. — EUe ne s'y dissout pas^ ou du moins pas complètement. Présence certaine de la strychnine, possible de la brucine et de la vératrine. On filtre et on emploie la liqueur filtrée à la recherche de la brucine et de la vératrine, suivant le § 141, 3, a.

On reprend alors le précipité, dans lequel on s'assure de la présence de la strychnine au moyen de Tacide sulfurique et du chrômate potassique (§ 137, a, 8).

4^ — Il nous reste encore à découvrir la salicine. Pour cela on verse du chloride hydrique dans une nouvelle portion de la liqueur primitive avec laquelle on le fait bouillir pendant quelques instants. S'il s'y forme un précipité, il indique la présence de la $a/tctne, dont on s*assure ullérieuremenl, suivant le § i38, 3, en traitant par l'acide sulfurique concentré un peu de la substance primitive à essayer.

m. DES MOYENS DE RECONNAITRE LA PRÉSENCE DES ALCALOÏDES DANS

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