Oxyde Mlekeleux
a. Dissolution.
Il y a beaucoup de sels nickeleux solubles dans l'eau. L'oxyda nickeleux , ainsi que tous ceux de ses sels qui ne se dissolvent pas dans l'eau , sont solubles dans le chloride hydrique. Le nickel métallique se dissout lentement à chaud dans les acides sulfurique ou chloride hydrique , avec dégagement d'hydrogène. L'acide nitrique le dissout sans peine. Le sulfure nickeleux qui n'est presque pas attaqué par le chloride hydrique, se dissout facilement dans l'eau régale. Le suroxyde nickelique se dissout à chaud dans le chloride hydrique en dégageant du chlore gazeux ; il se transforme alors en chlorure nickeleux.
b. Dosage.
C'est toujours à l'état d'oxyde nickeleux pur qu'on dose le
il il ANALYSE CHIMIQUE QUANTITATIVE. [ § 82.
nickel, § 53. Pour lui faire prendre cette forme on le précipite sous forme d'hydrate nickeléux ; souvent après ravoir obtenu d'abofd à l'état de sulfure ; ou bien on l'obtient tel quel , par calcfnation directe.
On obtient l'Oxyde nickeléux.
a. Par U précipitation de l'hydrate nickeléux.
Tous les sels nickeléux à acide inorganique soiuble dons l'eau ; tous ceux qui insolubles dans l'eau abandonnent leur acide en se dissolvant , et ceux qui sont à acide organique volatil.
b. Par 1a précipitation du sulfure nieketaix. Tous les composés du nickel.
c. Par la calcination.
Les sels de nickel à oxacide volatil ou décomposabte par la chaleur, tels que les acides carbonique , nitrique, etc. ; ainsi que ceux à acide organique.
Toutes les fois qu'on peut employer la méthode c il faut le faire , surtout quand il s'agit des sels qu'on a nommés. C'est la méthode a, qui est la plus usitée. Bile n'est cependant pas sûre quand la solution contient du sucre, ou d'autres substances organiques fixes ; aussi faut-il toujours les détruire en calcinant le mélange avant de l'analyser. On peut dans ce cas , pour éviter là calcination , appliquer la méthode 6, dont on ne se sert guère d'ailleurs que pour séparer le nickel d'avec d'autres métaux. Pour analyser les combinaisons de l'oxyde nickeléux avec les acides chromique , phosphorique, borique etsilicique, nous renvoyons au chapitre qui traite de ces acides.
Dosage de V oxyde nickeléux.
a. Par la précipitation de l'hydrate nickeléux.
On verse de la potasse caustique en excès dans la solution du sel et on chauffe pendant quelque temps presque jusqu'à l'ébullitiofl ; on filtre, oh laVé le précipité aveô de l'eau châtrôé, on fë des-
sèche et le calcine, § 32. La présence de l'ammoniaque ou des sels ammoniacaux dans la liqueur n'empêche point la précipitation de l'oxyde. Voir au § 53 les caractères du précipité et du résidu. Cette méthode donne des résultats fort exacts. Il faut laver le précipité longtemps et avec le plus grand soin.
b. Par la précipitation du sulfure nickeleuz.
Cette méthode de dosage demande à être conduite avec la plus grande attention. Le mieux est d'opérer ainsi que nous allons le dire : dans la solution suffisamment étendue du sel, on verse, si cela est nécessaire, de l'ammoniaque jusqu'à exacte saturation ; il vaut mieux que la liqueur reste faiblement acide , plutôt qu'alcaline. On y ajoute alors tant qu'il y produit un précipité, du sulfhydrate ammonique parfaitement saturé et incolore, en évitant de l'employer en trop grand excès. On remue fortement, on jette sur un filtre mouillé et on lave sans interruption le précipité avec de l'eau additionnée de quelques gouttes de sulfhydrate incolore et bien saturé , jusqu'à ce que le précipité reste seul sur le filtre. La liqueur filtrée et les eaux de lavage doivent être tout à fait incolores. On dessèche dans l'entonnoir le précipité, § 29, qu'on fait tomber ensuite > aussi complètement que possible, dans un vase à précipités. On brûle le filtre sur le couvercle d'an creuset de platine ou de porcelaine , et on en réunit la cendre au précipité de sulfure. On verse sur ce dernier de l'eau régale concentrée avec laquelle on le fait digérer à une douce chaleur jusqu'à dissolution de tout le sulfure nickeleux , ce qu'on reconnaît à ce qu'il n'y a plus dans la liqueur que quelques légers flocons de soufre jaune clair; on étend alors la solution, on la filtre et on la précipite comme en a. On trouve au § 53 les caractères du précipité. Quand on observe avec soin toutes les précautions indiquées, cette méthode donne des résultats exacts. Quand on se sert de sulfhydrate ammonique jaune pour la précipitation , ou que la solution contient de l'ammoniaque libre, la liqueur qui s'écoule en filtre sur lequel il y a le sulfure nickeleux a toujours une teinte plus ou moins brune , due à la proportion pte ou moins
grande de sulfure nickeleux , qu'elle tient en dissolution et qu'on ne peut lui enlever qu'avec beaucoup de peine , en l'abandonnant au contact de l'air.
Si on traitait directement par l'eau régale le précipité avec le filtre, on ne pourrait plus ensuite précipiter par la potasse tout le nickel qui se trouve dans la dissolution , parce que les substances organiques qui s'y trouveraient alors l'empêcheraient.
c. Par la calcination.
On procède comme avec le manganèse , § 81 .