Méthodes de là voie éèche
a. Dans tous les sulfures qui n'abandonnent pas de soufre lorsqu'on les chauffe. — On réduit la substance en poudre et on en pèse 4 partie, qu'on mêle avec 3 parties de carbonate sodique anhydre et 3 parties de nitrate potassique. On opère ce mélange
avec une baguette de verre arrondie à son extrémité, et qu'on nettoie avec du carbonate sodique. On met le tout dan» un creusât de porcelaine, qu'on chauffe en élevant ojpucement la chaleur, jusqu'à ce que son contenu pntre en fusion. On tient le mélange £ cette température pendant quelque temps , on laisse refroidir, on chauffe le résidu avec de l'eau , on filtre et dose d'pprfc le § 4 PO , le soufre dans la liqueur filtrée , qui le contient à l'état de sulfyte alcalin. On dose en le pesant directement , ou d'après une autre méthode , le résidu quj est formé , suivant les circonstances , de inétal, d'oxyde, ou de carbonate,
6. Dans çhs sulfures métalliques qui abandonnent du soufre lorsqu'on le$ chauffe. — On réduit en poudre fine la combinaison qu'on mêle avec 4 parties de carbonate sodique , 8 parties de nitrate potassique , et 4 6 parles de chlorure sodique parfaitement sec ; puis on traite le tout suivant II , a.
ç. Dans les sulfures métalliques, dont les radicaucp forment avec le chlore des composés fixes. -— On se sert alors de l'appareil cidessous , fig. 39,dont on a supprimé la lampe et le ballon qui sont les mêmes que ceux de la fig. 38, p. 25§.
Fig. 39.
ei' t
C est un ballon d'où il se dégage du chlore gazeux; 6 contient de l'acide sulfurique concentré ; c , du chlorure calcique ; ces deux derniers servent à dessécher le gaz ; d est un tube à boule médiane courbé à angle droit, et dont une extrémité , passant au travers d'un bouchon, entre dans l'eau dont la fiole e est remplie aux trois quarts, f conduit l'excès de chlore dans le vase g , où il est absorbé par un lait de chaux , ou par de la potasse caustique. Tout
l'appareil doit fermer hermétique- 9' ' ment ; dès qu'il est prêt à fonction-
ner, on pèse la substance à analyser dans un tube de verre fondu par un bout , à l'aide duquel on peut la faire arriver directement dans la boule c?
sans salir le reste du tube. Voir la fig. 40.
On unit alors cT avec c et e ; puis on fait traverser l'appareil par un dégagement de chlore lent et uniforme. Dès que l'appareil est plein de chlore , ce qu'on reconnaît à ce que la partie vide de e se colore en jaune verdâtre , on chauffe tout doucement la boule d'. Le composé sulfuré se décompose alors ; son métal se change en chlorure, et son soufre en chloride sulfureux qui passe dans la fiole e. Au moment où ce composé rencontre l'eau, il se décompose d'abord en chloride hydrique et acide hyposulfureux , avec dépôt de soufre libre. L'acide hyposulfureux se décompose lui-même en soufre et en acide sulfureux , qui , sous l'influence du chlore se transforme en acide sulfurique dans la fiole e. Le produit final de cette opération est donc de l'acide sulfurique, et une quantité plus ou moins grande de soufre libre. L'opération est terminée dès qu'il ne se dégage plus rien de la boule d'. Alors on chauffe ladite boule d'arrière en avant , afin de faire passer dans la fiole e toutes les substances volatiles restées dans la boule et dans le tube ; on laisse refroidir l'appareil quelques instants , puis on coupe le tube d' au-dessous de la courbure et on en jette la partie coupée dans la fiole e , qu'on chauffe doucement pour déplacer le chlore qu'elle contient. On la laisse en repos jusqu'à ce que le soufre qu'elle
contient, et qui d'abord paraissait liquide, se soit durci, puis on le met sur un filtre pesé , où on le lave , le dessèche , et avec lequel on le pèse ensuite. On réunit les eaux de lavage à la liqueur filtrée dans laquelle on dose l'acide sulfurique d'après le § 400. Il suffit de faire la somme du soufre obtenu directement et de celui qu'on a pesé à l'état de sulfate bary tique, pour savoir combien il se trouve de ce métalloïde dans là substance analysée.
Quant au chlorure resté dans la boule , on le pèse tel quel ; c'est le cas , par exemple , des chlorures argentique et plombique ; ou bien on le dissout, comme c'est le cas, par exemple, du chlorure de cuivre , qui est alors un mélange de chlorures cuivreux et cuivrique , en se servant d'un dissolvant approprié , tel que l'eau , l'eau régale ou tout autre. C'est dans cette dissolution qu'on dose le métal , en lui appliquant l'une des méthodes indiquées plus haut. Après avoir pesé la boule avec les chlorures argentique ou plombique , il faut les en enlever pour pouvoir la peser seule ; on en détache le premier de la manière indiquée au § 86 ; quant au chlorure plombique , 1 faut l'y fondre avec un peu de polysulfure potassique, et enlever le produit de la réaction avec de l'eau.
La méthode c est si compliquée, qu'on ne l'emploie généralement pas à l'analyse des sulfures métalliques simples ; en échange elle est indispensable à celle de beaucoup de sulfures composés.