Méthodes de la voie humide
a. Dans tous les sulfures métalliques solides, excepté ceux de plomb, de baryum, de strontium et de calcium. — Nous avons dit au § 87, 5 , de quelle manière on doit analyser le sulfure plombique ; on peut décomposer les autres sulfures de cette catégorie de la même manière ; il vaut cependant mieux les traiter par la voie sèche.
Quant aux sulfures qui font le sujet de cet article , on les réduit en poudre fine , dont on pèse une certaine quantité dans un petit tube de verre fermé par un bout, et qu'on jette ensuite dans un flacon bouché à l'émeri , contenant de l'acide nitrique rouge fumant, et parfaitement exempt d'acide sulfurique, en quantité plus
266 ANALYSE CHIMIQUE QUANTITATIVE. [ § Hl.
que suffisante pour décomposer tout le sulfure* Il faut que le flacop soit dp verre fort ; ou le ferme aussitôt après y avpir jeté le sulfure. L'action est d'abord très- violente; dès qu'elle se calme uu peu, on remue le contenu du flacon, et je fait epcore à plusieurs reprises* jusqu'à ce qu'on ne produise plus par là le moindre dégageant de ga?. Alors les vapeurs qui t d'abord , remplissaient le flacon , se condensent , ou soulève le bouchon , qu'on replace après avoir mis. entre lui et le col du flacon uq petit inprceau dp verre pour qu'il soit mal fermai puis on chauffe doucement le flacon.
«. Tout le soutire est oxydé; la, liqueur est parfajtejneut clairp.
On l'étend de beaucoup d'eau et l'on y dose Tactf* sulfuriqug d'après le § 400 , en aya^t soin, dû layer, guw rapidement que possible, le précipité aveo de l'eau chaude, J*es bases se trouvent dans la liqueur filtrée ayec l'excès du sel barytique employé , dont on les sépare, d'après l'une des méthodes indiquées fcu cinquième chapitre.
p. La splutiqn contient du soufre indjssous.
aa. EU? nç renferme po$ fy i>*$ff»#A, r*- Qn y jeffo du cltfprate potassique par petites portion^ , avec laquelle ou la fait dÎM^F jusqu'à ce que tout le soufre soit dissous- Ou traite |a solution suivant IJ, 2, a, a.
bb. Elle renferme du bispiuth. — Ou étend d'eau, filtre sur un filtre pesé qui retient le soufre , et où on le lave avec de l'acide acétique dilué ; puis on les dessèche ensemble , et on les pèse. On dose, d'après le § 9\ , 4 , c, le bismuth dans la liqueur filtrée. On acidulé avec du chloride hydrique la liqueur séparée du sulfure bisimithique , et on y dose le soufre d'après II ? 2, a, g. Ensuite on ajoute le poids du soufre obtenu directement au poids de celui qu'pn pèse à l'état de sulfate barytique.
b. Dans les sulfures solubles des métaux alcalins et terreux. — Qn analyse, d'après le § 432, les sulfures qui contiennent un hyposulfate ou un sulfate.
a. Les sulfures ne contiennent pas un excès de soufre.
aaStOn les décompose par le chloride hydrique, et on dirige le gaz qm s'en dé^a^e dandine solutipn d'acjde arsenteux dans le
chloride hydHque, sursaturée d'ammoniâcme. Le reste comme en I, 6. La base reste dâhs la cornue à l'état de chlorure. Pour déplacer tout le gaz de l'appareil , et afin de ne pas altérer lé chlorure qui se trouve dans la cornue , on y fait passer une solution de carbonate ammônique , et non pas* de bicarbonate potassique.
66. On Verse dans là liqueur un excès d'une solution d'acide arsenieux dans le chloride hydrique , sursaturée d'ammoniaque ; on y ajoute du chloride hydrique et on continue comme en 1 , 6. On sépare la base d'avec l'excès d'acide arsenieux employé , en s'aidant de l'une des méthodes du cinquième chapitre.
p. Les sulfures contiennent un excès de soufre.
On procède comme en Iï, $, 6, «, aa, à ceci près qu'on recueille sur un filtre pesé le soufre libre resté dans la cornue , et qu'après l'avoir lavé et desséché , on le pèse et on en ajoute le poids à celui du soufre contenu dans lé sulfide arsenieux formé.
TROlèlÊMS GROUPÉ.
Acides nitrique et chlôrique.
t. Acide nitrique.