‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 17 sur 349 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

l'analyse on se sert , dans le premier cas , de la théorie atomistique ; dans le second , nous ne pouvons le faire qu'en répétant l'analyse.

Il suffit de réfléchir à ce que nous venons de dire , pour se faire une idée de l'immense valeur de l'analyse quantitative. La chimie n'est une science que depuis le moment où l'analyse quantitative nous a fourni les instruments nécessaires pour déterminer et connaître les lois suivant lesquelles les éléments s'unissent entre eux. L'analyse quantitative est la base de la théorie atomistique , et le point de départ de toutes les saines théories de la constitution intime des corps. L'analyse quantitative est tout aussi indispensable à la chimie théorique qu'à la chimie appliquée ;' toutes les deux ne peuvent point s'en passer. C'est à elle que ie minéralogiste demande quelle est la nature des minéraux ; c'est elle qui lui fournit les moyens de les diviser et de les reconnaître ; le physiologiste en fait un usage quotidien ; l'agriculteur enfin va bientôt en retirer d'inappréciables avantages. L'utilité de l'analyse quantitative, pour la médecine, la pharmacie et les arts , est si bien reconnue , que nous ne nous appesantirons pas sur elle.

Nous avons vu que la théorie atomistique était née de l'analyse quantitativer et que cette dernière avait trouvé dans la théorie atomistique un moyen de contrôle si précieux, que nous ne pouvons considérer une analyse comme juste, que lorsqu'elle répond à toutes les exigences de ce Me théorie.

L'analyse quantitative développa une nouvelle branche d'industrie ; elle avait besoin de vases de platine , de verre , de porcelaine, etc ; on les lui fournit, et on parvint à les exécuter avec une telle perfection, que, grâce à eux, nous pouvons apporter dans nos analyses une rectitude à laquelle nous n'aurions pas pu atteindre sans le secours de l'industrie.

Malgré toute la perfection des appareils dont elle se sert, toutes les opérations de l'analyse quantitative resteront longues et difficiles ; surtout parce qu'on ne peut pas doser en même temps plusieurs des parties constituantes du corps qu'on analyse r et qu'on. ne peut les connaître que les unes après les autres. C'est ce qui fait que la première vertu de l'analyste est une patience inaltérable.

Ce n'est qu'avec le temps et peu à peu qu'il devient possible d'acquérir, en analyse quantitative , de la sûreté , et une entière confiance dans les résultats qu'on obtient. Mais , si les travaux de l'analyste sont longs et ennuyeux r il en est amplement récom-

INTBODtrCTION. IX?

pensé, en général, lorsqu'il arrive aux heureux résultats qui sont le but de ses efforts.

Les corps dont nous parlerons dans ce Précis sont les suivants :

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