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Les deux métaux sont en dissolution

La meilleure méthode de dosage, pour ce cas-ci, a été proposée par Behrens. On transforme les deux métaux en sulfures qu'on lave , et auxquels on ajoute, ainsi qu'au filtre, une quantité de nitrate plombique neutre et pulvérisé égale à leur volume, et à peu près autant d'eau. On fait bouillir le tout dans une capsule de porcelaine en le remuant sans cesse et remplaçant l'eau qui s'évapore jusqu'à ce que la masse devienne brun foncé; puis on filtre. Le résidu contient tout l'antimoine sous forme d'oxyde et de sulfantimoniure plombique , ainsi qu'une partie de l'arsenic à l'état de sulfarsénite plombique. Le reste de l'arsenic se trouve dans la liqueur filtrée avec l'excès de nitrate plombique employé. On y dose l'arsenic d'après le § 429 , a, ou § 429 , 6, 7. M. Behrens veut qu'on précipite dans la la liqueur filtrée le plomb

par le carbonate ammonique , et l'arsenic par le sulfide hydrique. En opérant de cette manière , il est impossible d'obtenir des ré* sultats exacts.

Revenant à l'analyse , nous dirons que pour extraire du résidu le reste de l'arsenic , il faut le faire digérer avec de l'ammoniaque qui décompose le sulfarsénite plombique , et dissout le sulfide arsenieux. On décompose cette dissolution , on filtre et on ajoute cette nouvelle portion de sulfide arsenieux à la première. On sépare d'après le § 429, a, l'antimoine d'avec le plomb dans le résidu.

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