‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 223 sur 349 · Séparation des acides du second groupe entre eux · texte numérisé non relu

Séparation des acides du second groupe entre eux

\ . Le chlore d'avec le brome.

a. Séparation réelle.

On précipite, d'après les §§ 407 et 408 , la liqueur avec du nitrate argen tique ; on lave bien le précipité , on le dessèche parfaitement ; puis on le décompose en le traitant par de l'acide sulfurique et du zinc métallique. On obtient ainsi une dissolution contenant de l'acide sulfurique ainsi que du chlorure et du bromure zincique , et on y verse un excès d'eau de baryte ; puis on recueille sur un filtre le précipité qui est formé de sulfate barytique et d'hydrate zincique. On évapore à sec la liqueur filtrée et les eaux de lavage , dont on traite le résidu par de l'alcool absolu qui dissout le bromure barytique sans toucher au chlorure. On dose le chlore et le brome, d'après les §§ 407 et 108, dans leurs combinaisons bary tiques en question (Henry),

Résultats assez satisfaisants.

S. Dosage indirect.

On précipite avec du nitrate argentique , on lave le précipité , qu'on dessèche , fond et pèse; Fondant de nouveau le mélange des chlorure et bromure argentique , On en introduit une certaine quantité dans la boule d'un tube à boule médiane pesé , qu'on laisse refroidir et pèse ensuite Une seconde fois. Ces pesées doivent être faites avec le pltts grand soin .

On adapte le tube à boule médiane à un appareil d'où on y fait passer un courant lent de chlore pur et sec. On chauffe le

contenu de la boule assez fortement pour le fondre , et on le remue de temps en temps pour changer les surfaces d'action. Lorsqu'on a chauffé de cette manière pendant à peu près vingt minutes, on enlève le tube à boule , qu'on laisse refroidir en le tenant incliné , afin que l'air puisse en chasser le chlore , après quoi on le pèse. Ensuite on le soumet de nouveau pendant dix minutes en le chauffant à Faction d'un courant de chlore, et on repèse. Si ces deux dernières pesées donnent des résultats identiques , l'analyse est terminée ; si ellf s ne se rencontrent pas il faut répéter l'opération jusqu'à ce que le poids dii tube ne varie plus du tout. La perte éprouvée par le mélange sert à trouver par le calcul , ainsi que nous le dirons plus loin , combien il y avait de brome dans le composé qu'on analysait.

t. Le chlore d'avec l'iode.

Lorsqu'on veut séparer d'une manière complète ces deux corps l'un d'avec l'autre, il ne faut pas leur appliquer l'une des méthodes habituellement usitées , qui sont toutes inexactes ; de ce nombre sont , par exemple , la séparation de leurs sels argentines par rammoniaque, ainsi que la précipitation de l'Iode par Une dissolution de chlorure cuivreux dans le chloride hydrique , bu par un mélange de sulfates ferreux et cuivrique. Nous avons maintenant des méthodes de séparation plus exactes que les précédentes ; la meilleure d'entre elles est celle de a , a a.

a. Séparation réelle,

a a. On verse dans la dissolution des deux corps halogènes , du nitrate palladeux , § J09 , qui précipite tout l'iode, tandis que tout le chlore reste dans la liqueur, où on le dose d'après le§ 4C7, avec du nitrate argentique. Résultats exacts.

& b. On versé dans la liqueur Une dissolution de sulfate cuivrique dans l'acide sulfureux , qui précipite tout l'iode existant sous forme d'iodure ou d'iodide hydrique , et qui laisse tout te chloride hydrique en dissolution. On filtre et lave le précipité , qu'on peut peser toi quel après l'avoir desséché à 420* C. (Duflos). Nous pensons qu'il vaudrait mieux dissoudre ce précipité

dans de l'acide nitrique très-étendu, et précipiter cette liqueur avec du nitrate argentique , § 4 09.

p. Dosage indirect.

Ce dosage s'effectue, comme celui du brome, en présence du chlore ; il fournit des résultats encore plus satisfaisants que lui , parce que la différence des poids atomiques est bien plus forte entre l'iode et le chlore qu'entre le brome et le chlore.

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