M. OTTO
Ce mode de dosage est basé sur ce que 2 équivalents de sulfate ferreux en présence de l'eau et de l'acide su 1 ru ri que" libre , produisent, au contact du chlore, 4 équivalent de sulfate ferrique et 4 équivalent de chloridë hydrique. H faut la présence de 4 équivalent de chlore pour opérer cette métamorphose qu'exprime l'équation suivante :
2FeO,S03 + 2S03 + HO + Cl = FeA,3SO, + C1H.
2 équivalents de sulfate ferreux anhydre = 4900, ou 2 équivalents du même sel cristallisé, dont la formule est 2(FeO,SOs, HO -f 6 aq) == 3475,0 correspondent tous les deux à 443,2 de chlore, ou, en d'autres termes, gr. 3,924 de sulfate ferreux cristallisé correspondent à gr. 0,5 de chlore.
La meilleure manière de préparer le sulfate ferreux indispensable à ces recherches est la suivante :
On prend des clous bien exempts de rouille, qu'on dissout dans de l'aeide sulfurique étendu d'eau ; à la fin dé l'opération en chaule un peu le mélange. On filtre la solution encore toute chaude en la faisant tomber à mesure qu'elle s'écoule du filtre dans un volume d'alcool égalante peu près deux fois le sien ; le précipité qui s'y produit a pour formule FeO, SO3-(~HO+60q. On reeueiile ce précipité sur un filtre, où on le lave avec de l'alcool, après quoi on l'étend sur du papier Joseph, et on le des-
sèche à l'air. Dès qu'il n'a plus l'odeur de l'alcool, on l'introduit dans des fioles hermétiquement bouchées.
Pratique de V essai.
On dissout dans gr. 400 à 200 d'eau gr. 3,924 du sulfate ferreux précipité ; on acidifie fortement cette liqueur avec du chloride hydrique pur, et on y verse, goutte à goutte, la solution de chlorure de chaux préparée d'après A , 5 , a tout récemment et introduite dans une burette. On continue à verser la solution de chaux dans celle de fer jusqu'à ce que tout le sulfate ferreux ait pris la forme de sulfate ferrique. Pour savoir quand on a atteint ce point , on fait tomber quelques gouttes de cyanoferrate potassique sur une assiette, ou une plaque de verre. Quand on croit arriver au point de saturation du sulfate ferreux , on prend avec une baguette de verre, après chaque addition de deux gouttes de la solution de chaux, une goutte de la liqueur qu'on laisse tomber sur une des gouttes de cyanoferrate de l'assiette, en continuant ainsi jusqu'à ce que ce dernier ne la précipite plus en bleu. Dès qu'on a atteint le but , on lit combien on a employé de degrés de la solution de chlorure. Ce nombre de degrés contenait gr. 0,5 de chlore actif. Le calcul se fait comme en À.
Observations sur les méthodes chlorométriques.
a. Les trois procédés d'analyse que nous venons d'examiner sont aussi exacts l'un que l'autre lorsque les liqueurs d'essai sont bien préparées et que le sulfate ferreux est pur et sec ; aussi ne sais-je vraiment pas à laquelle if faut donner la préférence.
Les méthodes B et C méritent cependant la préférence sur la méthode À, parce que la dissolution d'acide arsenieux et le sulfate ferreux quand il a été bien préparé , se décomposent moins facilement que le nitrate mercureux en dissolution.
6. L'expérience nous a appris qu'il vaut mieux prendre la solution de chlorure de chaux bien uniformément trouble, quand elle est étendue d'assez d'eau pour pouvoir être versée facilement, que de la laisser déposer pour n'en prendre que le clair, ainsi
qu'on le fait ordinairement. En opérant de cette manière on obtient des résultats bien plus exacts et plus constants que d'après le procédé habituel. Il est facile de se convaincre de cette vérité en faisant deux essais comparatifs avec la même substance. C'est ainsi qu'un essai direct , fait d'après la méthode A, nous a fourni les résultats suivants :
La solution claire décantée contenait 22,22 à 22,99 de chlore.
I«e résidu trouble provenant de cette liqueur contenait 25,0 de chlore.
La liqueur tout entière bien remuée , de manière à en faire un mélange trouble, homogène, contenait 24,2 à 24,8 de chlore.