‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 249 sur 349 · On prend un corps dont on connaît le poids atomique , et · texte numérisé non relu

On prend un corps dont on connaît le poids atomique , et

on dose la quantité qui s'en unit avec un certain poids du

corps qu'on étudie, en formant avec lui une combinaison

bien définie.

C'est de cette manière qu'on trouve le poids atomique des

acides organiques , des alcaloïdes et de beaucoup de substances

neutres, qui ont la propriété de s'unir avec les bases.

Nous verrons plus loin comment, de l'analyse on remonte au poids atomique d'un corps. Voy. Calcul des Analyses. Nous ne parlerons cette fois que de la pratique de l'analyse.

a. On détermine presque toujours le poids atomique des acides organiques, en calcinant leur sel argen tique. On a adopté cette combinaison , parce qu'elle est presque toujours neutre , anhydre , et qu'elle est plus facile à décomposer que toutes les autres. On analyse cependant aussi quelquefois des sels plombiques , barytiques ou calciques. Lorsqu'on veut se servir d'un sel plombique , il faut bien prendre garde de ne pas prendre les sels basiques pour des sels neutres, et quand on a des sels bary tiques et calciques , il faut bien se garder de confondre des sels hydratés avec des sels anhydres.

On analyse tous ces composés d'après les principes qui ont été exposés au chap. IV pour chacune de leurs bases.

6. Pour déterminer le poids atomique des alcaloïdes qui produisent avec les acides sulfurique , chloride hydrique , ou tout autre facilement déterminable, des sels bien cristallisés, on dose, d'après Tune des méthodes connues, l'acide qui se trouve dans un poids donné de chacun de ces sels.

Quand on a affaire à un alcaloïde dont les sels ne cristallisent pas , on en introduit une certaine quantité bien desséchée dans un tube à boule , qu'on pèse avec elle , et qu'on adapte ensuite à un appareil duqujl il s'échappe un courant de chloride hydrique bien sec, qu'on fait passer assez longtemps sur l'alcaloïde. Ensuite on fait traverser l'appareil par un courant d'air ; on repèse le tube , et on détermine le poids du chloride hydrique absorbé par l'alcaloïde. On vérifie les résultats de cette expérience en dissolvant dans l'eau le sel produit , dont on dose le chlore en le précipitant par un sel argen tique. On doit ce procédé à M. Liebig.

Pour arriver au même but on se sert aussi des sels doubles insolubles que forment les chlorures de certains alcaloïdes en s'unissant avec du chlorure platinique. On calcine avec soin ces combinaisons-là, § 94, a, et on pèse le platine qu'elles laissent pour résidu.

c. On ne peut ordinairement pas trouver le poids atomique des substances indifférentes, telles, par exemple, que le sucre , l'amidon , la gomme , etc. , autrement qu'en analysant les combinai-

sons qu'elles forment avec l'oxyde plombique , parce qu'elles ne sont pas aptes à en produire avec d'autres corps.

Page 1