II. PRATIQUE
a. On étudie l'odeur et la saveur de l'eau. Quand l'eau ne contient que fort peu de matières odorantes , il faut , pour pouvoir les percevoir, en remplir à moitié un verre à boire ordinaire, le fermer avec la main, le secouer fortement, et le porter alors sous le nez.
6. On essaye l'eau avec tous les papiers réactifs , et on observe
si la couleur qu'elle leur a communiquée ne disparait pas à mesure qu'ils se dessèchent à l'air.
c. On prend la température de l'eau en ayant soin de noter : «. La date de l'expérience,
p. La température de l'air,
y. Si la température de la source reste constante dans les différentes saisons de l'année.
d. On met dans chacune des cinq fioles 1 , 2 , à peu près 30 gr. de la dissolution de chlorure calcique , et environ 45 gr. d'ammoniaque.
e. On plonge lentement la pipette dans l'eau de source , jusqu'à ce que son orifice supérieur descende au-dessous de la surface de l'eau , après quoi on le ferme en appuyant avec force le pouce sur lui. On retire de l'eau la pipette , dont on laisse tomber le contenu dans l'une des cinq fioles, qu'on bouche sur-le-champ. On remplit de la même manière les quatre autres fioles. Ensuite on fixe les bouchons de liège sur toutes ces fioles avec de la ficelle, afin qu'ils ne puissent pas se déranger.
f. L'opération que nous allons décrire n'est usitée que dans le cas où l'eau minérale a l'odeur du sulfide hydrique. On verse dans chacune des quatre fioles de 1,2, quelque peu de la solution d'acide arsenieux dans le chloride hydrique , et on lave leur col avec un peu d'eau pure , afin qu'il ne s'attache pas trace de la solution à la pipette , qu'elle pourrait salir. Cela fait , on verse dans chacune de ces fioles le contenu de la pipette ; on les ferme hermétiquement avec des bouchons, qu'on ficèle.
g. On n'a recours. à cette opération que lorsque, outre l'acide carbonique et le sulfide hydrique, on veut doser aussi les autres gaz existants dans l'eau. On remplit entièrement d'eau minérale le ballon 1,40, ainsi que le tube à conduire les gaz , dont on bouche l'extrémité inférieure avec un tampon de cire.
On met ensuite le ballon sur le trépied , et on fait passer la partie recourbée de son tube sous la fiole I, 42 , pleine d'une solution faible de potasse caustique, de même aussi que la cuve à eau , dans laquelle elle plonge. Quand l'ouverture du tube à gaz
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correspond bien avec le col du flacon , on enlève la bôiilë de cire qui fermait l'orifice du tube, et on chauffe le ballon avec là lampe à esprit de vin, de manière à en faire bouillir le contenu. On le maintient à cette température pendant dix minutes ; puis on sort le tube à gaz de la cuve. On laisse la fiole, dans laquelle se sont rendus les gaz , encore quelque temps renversée sur la potasse caustique , afin qu'elle puisse lui enlever tout l'acide carbonique. On ferme aussi bien que possible , et dans la cuve même , sous l'eau , le flacori , avec un bouchon de liège qu'on ficêle avec soin. On place ensuite le flacon, le col en bas, dans son étui rempli d'eàu, qu'on ferme hermétiquement, et transporte de manière à ce que le col du flacon soit toujours dirigé en bas , et reste par conséquent plongé sous l'eati.
h. On remplit les bouteilles I, S, ainsi que la dame-jeahne î , 9, avec de l'eau minérale. Il n'est pas nécessaire de se charger de cette grosse dame-jeanne lorsqu'on peut évaporer â la source même à peu près 30 kilog. d'eau , qu'on réduit dans des capsules de porcelaine à environ kil. 4,500. Oh introduit ensuite cette liqueur concentrée avec le dépôt qui s'y est formé , dans une bouteille.
i. On doit prendre note avec le plus grand Soin de toutes les particularités intéressantes de la source , telles que la Quantité d'eau qui s'en écoule ; Si elle reste toujours la même ; si elle produit un dépêt dans les tuyaux de conduite ; si elle est limpide ; dans quelle formation géologique elle naît ; de quelle profondeur elle jaillit ; quel est l'effet le plus saillant des eaux , etc. , etc.
B. TRAVAIL DU E.ABOIATOIB1.