‹ Précis d'analyse chimique quantitativeChapitre 279 sur 349 · Dosage des gaz qui w sont pas combiné* qwc Y eau · texte numérisé non relu

Dosage des gaz qui w sont pas combiné* qwc Y eau

Pour connaître avec exactitude la nature dés autres gaz qui sent en dissolution dans l'eau, on introduit le mélange des gaz recueillis d'après le § 467, H, g, dans un tube gradué, on en mesure avec soin le volume sur une cuve pleine d'eau -bouillie. Ces gaz ne sont en général qu'un mélange d'oxygène , d'azote et d'un peu de carbure dihydrique.

On dose l'oxygène qui se trouve dans le mélange, avec du cuivre humecté par du chloride hydrique , ainsi que nous le dirons au §487.

On masure le résidu du gaz dans lequel on fait arriver un peu de chlore gazeux, avec lequel on le laisse en contact pendant quelque temps , sous l'influence des rayons solaires. On décompose de cette manière tout le carbure dihydrique CHa existai* t dans le mélange , parce que chaque équivalent de ce gaz produit avec <fflQ et *U, 4CIH et CO». On enlève alors le tube qu'on

place sur de la nouvelle eau bien pure et bouillie ; puis on introduit dans le tube un bâton de potasse caustique attaché à un fil de fer, avec lequel on l'élève dans son intérieur jusqu'au-dessus de l'eau de la cuve. Dès que le volume du gaz ne diminue plus , on retire la potasse , et on mesure avec soin le volume du gaz restant qui n}est formé que d'azote pur.

On dose indirectement le carbure hydrique en soustrayant du volume total du mélange de gaz celui de l'azote et de l'oxygène ; la différence correspond au volume du carbure hydrique.

Modifications qu'il faut apporter à l'analyse des eaux minérales

lorsqu'elles contiennent des alcalis,

Quand une eau minérale contient des carbonates alcalins , elle ne peut pas renfermer des sels calciques ou magnésiques solubles par eux-mêmes ; tout l'oxyde calcique et magnésique qui y existe , dissous , est à l'état de bicarbonate , quoiqu'on ne parvienne pas à précipiter, par l'ébullition , toute la magnésie dont une partie reste dissoute , parce qu'elle passe à l'état de carbonate magnésico-sodique. Ce qu'il y a de mieux à faire dans ce cas-là , c'est de doser à la fois les oxydes calcique et magnésique ainsi que l'oxyde ferrique et l'acide silicique, tl'après le § 469 , 3.

Voici de quelle manière on dose les carbonates alcalins, ou pour parler avec plus d'exactitude , l'acide carbonique qui forme , avec les alcalis , des sels neutres : on fait bouillir pendant longtemps gr. 300 ou 400 d'eau , on filtre et lave le précipité avec de l'eau chaude. On mêle les eaux du lavage avec la liqueur filtrée , et partage le tout en deux parties égales, dans Tune desquelles on dose le chlore , comme d'habitude, après l'avoir acidulée avec de l'acide nitrique.

Dans l'autre moitié de la liqueur, on verse du chloride hydrique en quantité suffisante pour qu'elle devienne sensiblement acide, on l'évaporé à sec, et calcine au rouge faible le résidu qu'on reprend ensuite avec de l'eau. On dose aussi le chlore qui

se trouve dans cette liqueur. D est clair qu'on jdpit obtenir, pou? ce second dosage , plus de chlore (pie dans le prepnier, et que chaque équivalent qu'on trouve de plus correspond à 4 équivalent d'acide carbonique , qui était uni avec les alcalis.

Voici de quelle manière on s'y prend pour ((oser les alcali : on fait bouillir l'eau pendant quelque temps, après y avoir versé du chlorure barytique, puis on y verse de l'eau de baryte, et on filtre après quelque tempç. On précipite la liqueur filtrée par le carbonate anunonique. En évaporant la liqueur séparée par filtration d'avec le carbonate barytique, on obtient un résidu qui, après avoir été calciné au rouge, n'est plus composé que de chlorures alcalins.

Modifications qu'il faut apporter à l'analyse des eaux minérales lorsqu'elles contiennent du sulfide hydrique ou un composé du soufre.

Lorsqu'une eau a Codeur dp sulfyie hydrique ç t qu/elle n/est pas alcaline , elle ne contient abjsplumenî que du s.ul(idç byçlriqi^e. Quand elle est qlcaline en mênie temps,, elle peu.t aussi ren|erm£r un sulfure alcalin.

Le çlosa^e de la totalité d^u soufre est facile. On précipite, d'après le § 467 , II , f, le sulfide arsenieu,x qu'on, fàve ,. a'essècha et pèse, comme au § 4 44 , I, a.

Toutes les méthodes mises en usage jusqu'ici pour doser le% composés du soufre , en présence du sulfide hydrique libre , laissent tellement à désirer , que nous sommes forcés d'en proposer une aujre , quoique le temps nous ait manqué pou/* l'essayer.

j^près avoir dosé , de la manière indiquée plus, haut , la totalité du soufre existant dans, l'eau, on d.étermin.e, de la, nu^nièrç suivante et dans une seconde portion , le sulfide. hydrique libçe qui s'y trouve : on fait digérer pendant longtemps l'eau dan$ un l^allon a-veç un exe^s d'oxyde magn,ésique pur % quj $çprb$ tout l'acide carbonique, ainsi qu,e le sulfide hydrique libre. On fait ^puillir alors le contenu £u, bajlon, dont on £^JLt passer, ^l l'aide

cPun tube , les vapeurs composées de vapeur d'eau et de sultide hydrique , dans un second ballon soigneusement refroidi , où on a introduit une solution d'acide àrsenieux dans le chloride hydrique Sursaturée dé potasse caustique. Cette solution , absorbant tout le sulfide hydrique* , produit du sulfide àrsenieux , qu'on dose suivant le§441,II,2, 6, a, 66.

La différence trouvée entre ces deux d'usages du soufre exprime fa quantité de soufre combiné aux bases.

Ce procédé analytique est basé sur ce qu'à la température de f'ëbuîlîtiôh de l'eau le sfulfhydratè sodique (Guéranger j se décompose en sulfide nydrique et sulfure sodique , et sur ce qu'à cette même température le sulfure magnésique (Berzeliusj se décompose en sulfide hydrique et oxydé magnésique.

t. caleofv eattto* et exp«*rtl<m fle» «tttftytfè* éè* tolftx

Il est clair que les résultats obtenus eh 4 sont le produit brut de la récherche directe , et qu'ils n'ont aucune espèce de rapport avec (es vues théoriques qu'on peut avoir sur la manière dont les substances trouvées sont groupées entre elles.

Comme les progrès de la chimie peuvent changer quelque chose aux idées qu'on se fait de la manière dont (es corps sont unis entre eux, on fait toujours bien d'exposer d'abord les résultats directs de l'analyse , et d'indiquer les méthodes à l'aide desquelles on les a obtenus. Exposée de cette manière, l'analyse conserve toujours sa valeur.

On a l'habitude de supposer que les acides et les bases de l'eau ont formé des sels en s'unissant entre eux dans l'ordre de leurs affinités respectives, c'est-à-dire qu'on suppose que l'acide le plus fort s'est combiné avec la base la plus puissante , etc. , en ayant , toutefois, éçard à la plus ou moins grande solubilité des sels, qui influe beaucoup sur les phénomènes de l'affinité. C'est celte raison qui fait admettre que quand il se trouve à la fois, dans de l'eau bouillie , de l'oxyde calcique , de l'oxyde potassique et de l'acide

sulfurique , ce dernier est uni avec de l'oxyde calctqtie, et ainsi de suite.

Il n'y a cependant pas moyen de nier que le chimiste n'ait ici une fort grande liberté , et que les mêmes résultats directs peuvent amener à des conclusions fort différentes, suivant qu'on les calculera de telle manière ou d'une autre.

Il est absolument indispensable que les chimistes s'entendent sur la manière dont on doit combiner, entre elles, les parties constituantes des eaux minérales. Tant que ce travail n'aura pas été fait, on ne pourra comparer que le produit de leur analyse immédiate , et non point celui de leur calcul. Il nous semble qu'on devrait toujours admettre les sels à l'état anhydre , les carbonates à l'état neutre, et regarder tout l'acide carbonique excédant comme libre.

Nous allons donner plus bas un exemple capable de faire comprendre le mode d'exposition de l'analyse qui nous a paru le plus convenable , ainsi que la voie qu'il faut suivre pour contrôler les résultats de l'analyse. Cet exemple est l'analyse faite par MM. Fresenius et Will, de l'eau de la Bonifaciusbrunnen , à Salzschlirf , dans le pays de Fulda , et rapportée dans les Ànn. der Chem. und Pharm., t. II, 66.

Nous n'avons pas rectifié ici les calculs faits avec l'ancien poids atomique de quelques corps , afin de ne pas entraver le travail des personnes qui voudraient comparer ces nombres avec ceux du mémoire original.

Source de Boniface à Scdzscklirf.

a. Données immédiates de l'analyse calculées en centièmes.

Poids spécifique = 4 ,0444 64.

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