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Analyse qualitative des terres

Quand on songe à l'origine des sols, on comprend qu'on puisse

y rencontrer tous les éléments connus, ou au moins plusieurs

d'entre eux. En général cependant on n'y en rencontre qu'un

certain nombre assez limité, qu'on peut partager en deux grandes

divisions; savoir:

Matières inorganiques.

Chlore , acides sulfurique , phosphorique , silicique t carbonique et quelquefois nitrique. Oxydes potassique, sodiquet calcique, magnésique , aluminique , manganique , ferrique et ammoniquft.

Matières organiques.

Débris végétaux, acide humique, humus, substances oireuses et résineuses. L'analyse qualitative doit indiquer à la fois la nature des parties constituantes de la terre et la forme dans laquelle elles s'y trouvent ; elle doit spécifier aussi ceux de ces principes qui se trouvent en quantité assez considérable pour pouvoir être

Il est indispensable, pour ce genre d'analyses, qu'il soit &Gile à exécuter, et rapide.

Pour que l'analyse fournisse des résultats bien exacte, il y a plusieurs précautions à prendre ; il faut prendre l'échantillon qu'on veut analyser dans plusieurs parties du champ , etc. On réduit cet échantillon en une poudre aussi fine que possible , qu'on étend sur une feuille de papier, où on le laisse se dessécher à l'abri de la poussière. Dès que la terre est bien sèche ♦ on en mêle avec soin toutes les parties constituantes, et on la garde dans des vases hermétiquement fermés-

On suppose , dans tout ce que nous allons dire plus loin , qu'on analysera qualitativement et quantitativement la terre, ce qui oblige à en prendre une quantité suffisante pour pouvoir leur faire subir ces deux genres d'épreuve. Il est tout clair cfue lorsqu'on ne veut analyser un soi que qualitativement , on n'a pas besoin d'en prendre autant ni de le peser.

a. Analyse des parties constituantes du sol , solubles dans l'eau.

On prend gr. 4200 de terre en pondre fine, bien sèche et mélangée avec soin ; puis on la met dans une capsule de porcelaine, et on verse sur elle une quantité suffisante d'eau , avec laquelle on la chauffe pendant une heure à une température voisine de celle

S 482.] spécialités. 695

de l'ébullition , et en la remuant sans cesse. On dispose alors un filtre qu'on mouille , et sur lequel on verse d'abord les parties insolubles les plus grosses du mélange ci-dessus, et ensuite les plus légères que tient en suspension l'eau. En faisant l'inverse et versant , les premières , les parties les plus fines , on s'expose à voir le filtre se boucher. On lave avec de l'eau chaude le résidu jusqu'à ce que l'eau qui s'écoule du filtre ne laisse qu'un résidu très-feible lorsqu'on l'évaporé sur une lame de platine. Ce lavage est excessivement long dans le cas où la terre contient beaucoup de sulfate calcique.

On mêle avec soin la liqueur filtrée et les eaux de lavage , après quoi on les pèse ensemble. Comme cette liqueur contient toutes les parties solubles de la terre employée , on peut en peser différentes portions pour faire avec chacune d'elles un dosage isolé , dont il est facile de reporter, par le calcul, les données sur la masse entière.

«. On acidifie une partie de la liqueur avec de l'acide nitrique, et on la divise en deux portions , dans l'une desquelles on décèle Yacide sulfurique avec le chlorure barytique , et dans l'autre le cfdoride hydrique avec le nitrate argentique.

£. On acidifie avec du chloride hydrique une assez grande quantité , -f à peu près de la solution totale , puis on l'évaporé jusqu'à ce qu'elle soit assez concentrée , et on tâche d'y déceler Y ammoniaque à l'aide de l'hydrate calcique. On verse dans le reste de cette liqueur de l'acide nitrique avec lequel on l'évaporé à sec, on le calcine ensuite au rouge faible jusqu'à ce que les substances organiques qui peuvent s'y trouver aient été brûlées. On chauffe le résidu avec du chloride hydrique qui y décèle Yacide silicique s'il laisse quelque chose d'indissous. On fait bien de s'assurer de la réalité de la présence de cet acide en le soumettant à la réaction du chalumeau indiquée dans Y An. quai..

On divise en deux parts la liqueur séparée d'avec l'acide silici,que , et on verse dans l'une d'elles de l'ammoniaque. Le précipité qu'elle y produit peut être formé d'hydrates aluminique ou ferrique, qu'on sépare l'un d'avec l'autre par l'oxyde potassique. On re-

connaît Y alumine en versant du chlorure ammonique dans la solution potassique et Y oxyde ferrique avec le cyanoferrite potassique.

Pour savoir si le fer existait dans la terre sous forme de proto , ou de deutoxyde, on verse dans la solution , après l'avoir un peu concentrée s'il le faut, du cyanoferrate , et puis ensuite du cyanoferrite potassique.

Dans la liqueur qu'on a séparée d'avec le précipité d'oxydes ferrique et aluminique , on cherche à découvrir le manganèse à l'aide du sulfhydrate ammonique.

S'il s'est formé un précipité de sulfure manganeux, fin filtre et on verse dans la liqueur de l'oxalate ammonique pour y déceler Y oxyde calcique. On filtre de nouveau pour isoler l'oxalate calcique . et on verse dans la solution du phosphate sodique pour y déceler Y oxyde magnésique.

Prenant alors la seconde moitié de la solution séparée d'avec l'acide silicique , on l'évaporé à sec et on calcine au rouge faible le résidu , qu'on traite ensuite par l'eau. On verse dans cette solution de l'eau de baryte en excès , avec laquelle on la chauffe ; on filtre et on précipite ensuite l'excès de baryte, ainsi que la chaux qui peut l'accompagner, par le carbonate ammonique. On filtre la solution , on l'évaporé à sec et on calcine au rouge le résidu, dans lequel on décèle Y oxyde potassique par l'acide tartrique, ou le chlorure platinique , et Y oxyde sodique par la coloration qu'il communique à la flamme du chalumeau.

y. On concentre un autre sixième de la solution totale , qu'on divise ensuite en quatre portions. On essaye la première avec le papier de curcuma. S'il y brunit et que du chloride hydrique versé dans la liqueur en dégage des bulles de gaz , on reconnaît a ces caractères Y acide carbonique combiné avec un alcali. Dans la seconde portion on décèle Yacide nitrique avec l'acide sulfurique et le sulfate ferreux. Après avoir acidifié la troisième portion avec de l'acide acétique , on cherche à y déceler la présence de Yacide phosphorique en y versant quelque peu de chlorure ferrique et un grand excès d'acétate sodique. Après avoir évaporé à sec la quatrième portion , on cherche à déceler dans son résidu

les substances organiques, tejles, par exemple, que l'acide humique , en le calcinant légèrement. Si ce résidu noircit sans dégager l'odeur de<;heveux brûlés, c'est une preuve qu'il n'était pas azoté ; et dans le cas contraire , qu'il contient ce principe. Lorsque cela arrive, les vapeurs qui se dégagent de la masse pendant qu'on la calcine brunissent le papier de curcuma humecté d'eau , qu'on expose à leur action.

On enferme le reste de la solution totale dans une bouteille hermétiquement fermée, sur laquelle on écrit : solution I. Elle sert à faire l'analyse quantitative.

b. Analyse des parties constituantes du sol qui sont insolubles dans l'eau et qui se dissolvent dans le chloride hydrique faible.

On dessèche dans le filtre la partie insoluble de la terre dont on a enlevé précédemment toutes les parties solubles dans l'eau , et on la détache du filtre. On l'introduit dans un mortier, où on la broie avec le plus grand soin , de manière à en faire un mélange très-homogène. On pèse avec soin -^ du mélange , qu'on met dans un ballon > où on verse de l'eau sur lui jusqu'à ce qu'il soit transformé tout entier en une pâte claire. Quand ce résidu contient des substances organiques, il faut, avant d'introduire ce^ dans le ballon , le calciner d'abord au rouge faible jusqu'à ce que toutes les matières organiques aient disparu en se brûlant. On chauffe et on verse sur le mélange du chloride hydritrae jusqu'à ce qu'il s'y trouve en léger excès. Quand l'acide produit une vive effervescence , il faut ne l'ajouter que par petites portions , afin d'éviter que la masse ne sorte du vase en se boursouflant. On continue à chauffer le mélange à une température voisine de l'ébullition encore pendant une ou deux heures, en ayant soin de secouer fréquemment le ballon , et on filtre en employant la précaution indiquée lors de la préparation de la solution aqueuse ; puis on lave le résidu jusqu'à ce que l'eau qui s'écoule du filtre n'ait plus une réaction acide.

On mêle la liqueur filtrée avec les eaux de lavage , et on pèse le tout , qui correspond donc à 20 grammes de terre.

«c. On prend quelque peu de cette liqueur, dans laquelle on décèle Y acide sulfurique avec du chlorure barytique.

g. Dans une seconde portion on Recouvre Yoxydç ferreux par le cyanoferrate potassique.

y. Dans unç troisième on trouve l'oxyde ferrique à Yqï^Q du cyanoferrite potassique.

3. On prend une autre portion plus forte que les précédentes, q peu près les £ du tout , qu'on évapore à sec après y avoir ajouté de l'acide nitrique. On verse sur le résidu du chloride hydrique concentré , qui décèle Y acide silicique s'il laisse un résidu blanc iMelubl*

c On fttrelt liqueur obtenue e»^ pour te séparer d'avec l'acide silicique qu'elle a pu déposer, et on la divise en deux portions : oaet 66 représentent : aa} les 7, et 66, -du tout.

aa. On verse dans cette solution de l'ammoniaque en quantité suffisante» pour que le précipité qu'elle y produit ne se redissolve plus par l'agitation; puis on y ajoute un peu d'acide acétique et un. grand excès d'acétate sodique. Dans le cqs où la liqueur ne contient pas de fer, il faut y verser du chlorure ferrique jusqu'à œ qu'elle dçvioquçt d'un bea,u rougp. On fait bouillir quelque temps >.Qt on fi^re tout chaud. Le précipité contient toujours tout l'acide phosphorique existait dans la solution.. Après l'avoir lavé avec c|e l'eau chauçle > on le met avec le filtre dans une capsule de porcelaine , où on dissout le précipité avec un peu de chloride hydrique. On, étend d'eau la solution à laquelle ou ajouta de l'^mmpniaque en excès, puis du sulfhydra^e ammoniquç en, excès.

On filtre pour, séparer le sulfure ferreux, qu'on lave avec de l'ea,u additionnée d'un peu de sulfhydrate ajmmojuque* On concentre la liqueur filtrée à laquelle on ajoute un peu de sulfate mpgnésique, aprè^ quoi on la, remue fortement; s'il s'y fpjçme alors, un précipité cristallin, il inique . Jn ipéspAçe de Yaçide phosphorique.

tya#£ la liqueur qp'on a sé&prfc d'avec le pçécjf it4 tome par son ébullition, avec, dç l'acétate sodiqu#, on, verse, «te l'oxtâta ammonique pour y déceler Yoooyde colcique. On filtre et on verte

dans la liqueur claire du phosphate sodique pour y trouver Vosayde mfiqnésique.

bb. On évapore presque sec cette portion de la liqueur, dont on étend ensuite le résidu avec de l'eau. On verse dans cette solution un excès d'eau de baryte , et on y décèle la présence des oxydes potassique et sodique de la même manière que dans la sor lution aqueuse. On décèle dans le précipité formée par l'eau de baryte le manganèse à l'aide du chalumeau et de la soude, et Yalumimzn faisant bouillir ce précipité avec de l'oxyde potassique , et en versant dans cette solution du chlorure ammonique.

On introduit le reste de la solution acide pouvant bien faire la moitié de sa masse totale primitive dans un flacon bien fermé , sur lequel on écrit : solution II; elle sert à en faire l'analyse quantitative.

e. Analyse dès parties constituantes du sol qui sont insolubles dans

Peau et dans les acides étendus. »

La partie de la terre qui ne se dissout pas dans l'eau et dans le chloride hydrique est essentiellement composée d'argile , de débris de rochers et autres substances composées de cette nature. Dans beaucoup de cas, il suffît de séparer, à l'aide de l'eau qui les tient en suspension , les parties les plus fines de la terre d'avec celles qui le sont moins pour pouvoir reconnaître, à l'aide du microscope, la nature de ces dernières. Lorsqu'on désire connaître exactement la composition de ces particules-là , il faut les désagréger. Dans beaucoup de cas , on atteint ce but en chauffant cette partie de la terre avec de l'acide sulfurique concentré, tandis que dans d'autres il devient nécessaire de la fondre avec des alcalis de la manière que nous allons indiquer.

On dessèche avec soin le résidu bien lavé qui a été obtenu en 6. On le détache du filtre et on le réduit en poudre aussi fine que possible dans un mortier d'agate. On met cette poudre dans une capsule de verre , de porcelaine , ou mieux , de platine » et on verse sur elle six & dix ibis autaut d'acide sulfurique concentré et pur, avec lequel on la fait bouillir, sous une cheminée qui tire

bien , jusqu'à ce que tout l'acide sulfurique ait disparu , et que le résidu soit presque sec. On chauffe ce résidu avec du chloride hydrique , puis od l'étend d'eau , et on le chauffe encore une fois, après quoi on le filtre , et on lave avec soin ce qui reste sur le filtre.

Dans l'une des moitiés de la liqueur, on cherche à déceler les oxydes de fer, manganèse , aluminium , calcium , magnésium , potassium, sodium, et l'acide phosphorique , comme en 6, à ceci près qu'on n'a pas cette fois à séparer l'acide silicique. On conserve la seconde moitié de cette solution acide pour l'analyser quantitativement. On l'enferme dans une fiole qui ferme hermétiquement, et sur laquelle on écrit : Solution III.

On dessèche dans le filtre où il se trouve , le résidu insoluble dans le chloride hydrique , et formé d'acide silicique seul ou mélangé avec une partie du minéral non décomposé. Ensuite on le détache du filtre, et on le fait bouillir avec une solution étendue de potasse caustique, ou bien avec du carbonate sodique; s'il se dissout en entier, il n'était formé que d'acide silicique; dans le cas contraire , c'est une preuve que le minéral n'était pas parfaitement décomposé.

Pour connaître les parties constituantes de cette portion du sol , on filtre la solution ci-dessus , et on lave bien le résidu. On conserve la totalité de la liqueur filtrée sous le nom de Solution IV , afin d'y doser l'acide silicique.

Quant au résidu , on le dessèche, le pèse, et le divise en deux parties égales a a et 6 b , qu'on désagrège , a a avec du carbonate sodique ; b b avec de l'hydrate barytique , d'après le § 20 , « et p.

Après avoir séparé , à la manière ordinaire , l'acide silicique contenu dans ces deux analyses, on pèse avec soin la solution chlorhydrique qu'on prépare avec elles , et on emploie la moitié de a a à la recherche du fer, du manganèse , de l'alumine, de la chaux , de la magnésie et de l'acide phosphorique. On se sert de la moitié de 6 6 pour y déceler la présence des oxydes potassique et sodique ; comparez b.

On conserve avec soin la seconde moitié de chacune de ces

analyses pour le dosage quantitatif, en appelant celle de a a : solution Y, et celle de 6 b : solution VI.

d. Analyse des substances organiques contenues dans le sol.

Si les opérations a et 6 ont fait découvrir dans le sol des substances organiques et qu'on veuille connaître leur nature, il faut soumettre à l'analyse de nouvelles portions de terre. Comme on ne peut arriver au but qu'en faisant le dosage quantitatif de ces substances , nous renvoyons au § 4 83 de e à t.

9, Analyse quantitative des sol».

Lorsqu'on a traité la terre d'après la méthode indiquée au §482, l'analyse quantitative est toute préparée , puisqu'on a déjà en dissolution tous les corps correspondants à un poids connu de terre , ce qui permet d'en calculer , sans peine , les parties constituantes en centièmes.

a. Dosage de l'eau.

On dessèche au bain d'eau 40 gr. de terre, jusqu'à ce que son poids ne change plus ; la perte qu'elle éprouve correspond à la quantité d'eau qui s'y trouvait. La terre , ainsi desséchée , sera employée en g.

b. Dosage des parties constituantes de la terre solubles dans l'eau.

On emploie pour cela la solution I , § 482. On la partage en la mesurant, ou la pesant , en quatre parties qu'on appelle a , p , y et S ; « , p et y doivent représenter à peu près -J et S % f , du volume total de la solution.

a. On évapore au bain d'eau, et dessèche à 400° le résidu, jusqu'à ce qu'il ne perde plus , après quoi on le pèse. On note avec soin le résultat obtenu , qui représente le poids de toutes les substances solubles dans Veau. On calcine ce résidu d'abord au rouge vif, puis à une température moins élevée , mais plus longtemps , après quoi on le pèse quand il est froid.

La perte éprouvée par le résida , pendant cette calcination , est attribuée au départ des substances organiques, de V acide nitrique et de l'ammoniaque , dans le cas où l'analyse qmtlits^ye a décelé ces matières-là dans le sol.

Quand la terre contient une quantité sensible d'ammoniaque , on peut doser ce composé dans une partie spéciale de la solution qu'on fait bouillir avec de la soude caustique , dans une cornue , dont on dirige les vapeurs dans du chloride hydrique qui absorbe toute l'ammoniaque , qu'on en sépare ensuite sous forme de chloro-platinate.

On dose dans p V acide sulfuriqufi et le chlore d'après le § 432.

Après avoir évaporé très-fortement la solution, on dose dans y, suivant W g 405 , II, 6, /i, VacÀd* caifontque qui peut s'y ffacontrer.

a. On évapore à sec avec du chloridf hydrique, et dose ¥ acide mUtique d'tprèt le § 4t# , IIt a. te divise la solution acide obtenue de cette manière, en deux parties égales, dans l'une desquelles on dose les alcalis. Voy. § 477, A» 2 , 6.

La seconde partie sert à doser l 'acide phosphorique d'après le § 404 , II, d, ou bien le fer, le manganèse, l'alumine, la chaux et la magnésie , puisque le premier ne peut pas se trouver dans une solution aqueuse en présence des seconds. Voy. première section , chap. Y.

c. Dosage des parties constituantes solubles dans le chloride hydrique

étendu.

On emploie dans ce but la solution II du § 482. Pour y doser l'acide silicique, on y verse de l'acide nitrique avec lequel on l'évaporé , après quoi on traite le résidu par le chloride hydrique. On divise en trois portions a , p et y la solution ainsi obtenue.

Dans « , on dose V acide sulfurique d'après le § 4 00,

Dans |3 , les alcalis d'après le § 477 , À, 2 , 6.

On traite y d'après le § 4 82 , b , c , aa.

On calcine au rouge le phosphate magnésico-ammonique , qu'on

pèse sous forme de pyrophosphate mngaésiqu*, à l'aide duquel on calcule le poids de l'acide phosphorique.

On dissout dans du chloride hydrique le sulfure ferreux * on fait bouillir cette liqueur avee de l'acide nitrique , et on la réunit are* la première liqueur filtrée, qui contient avec l'excès employé d'acétate sodique , aussi la chaux et la magnésie. C'est dans cette solution qu'on dose , d'après tes principes développés au chap. V , le fer, le manganèse, l'alumine, la magnésie et la chaux.

Pour doser l'acide carbonique des parties du sol qui sont insolubles dans l'eau , on se sert d'une certaine quantité pesée de là terre préalablement bien lavée , § 4 82 , b , qu'on traite suivant le §405, H, 6, p.

a . feoèage d* partiel eoattituiitei inttftublei dam l'èâtt et dan* tel

acides éttodai,

ce. ta terre a été complètement décomposée par F acide butfurique concentré.

On divise la solution ÏIÎ , § 482 , en deux parts , et on âftecte Tune d'elles au dosage des alcalis. On emploie l'autre partie , d'un côté, au dosage de V acide phosphorique , et de l'autre , à celui du fer, du manganèse, de l'alumine, de la chaux et de la magnésie , § 483, c, pety.

On dose, d'après le § 4 06 , II » a , l'acide silkique dissous dans la soude caustique ou carbonatée.

p. La tom n'a pas été complètement décomposée par l'acide $ulfurique concentré.

On verse la moitié de la solution III dans la solution Y, ai en dose dans ee mélange l'acide phosphorique, U fer, le mange* nèse, ï alumine, laohaw* et la magnésie d'après le § 483, c, 7.

On verau la solution VI dans l'autre moitié de la solution III , et on dose dans cette liqueur les oxydes potassique et sediqw d'après le 8 477, À, *, 6.

On dose dans la solution IV V acide silicique qui s'est séparé pendant la traitement par l'acide sulfurique. Afin d'obtenu la totalité d» cet acide qui existe en d , on ajoute le poids de l'acide

silicique qu'on vient de trouver à celui qu'on a obtenu , en traitant par le chloride hydrique la masse désagrégée par le carbonate sodique. Il est clair que pour pouvoir effectuer cette addition , il faut avoir calculé auparavant , en centièmes , leur rapport avec la quantité de terre dont ils proviennent.

e. Dosage de l'acide humique.

Suivant que l'analyse qualitative a fait découvrir dans le sol plus ou moins d'acide humique, on en prend de gr. 40 à 4 00, qu'on chauffe pendant quelques heures entre 80° et 90° avec une solution de carbonate sodique, après quoi on filtre. En versant dans la solution du chloride hydrique , jusqu'à ce qu'elle devienne faiblement acide , on en précipite tout l'acide humique sous forme de flocons bruns , qu'on jette sur un filtre pesé , où on les lave , après quoi on les dessèche avec le filtre , et les pèse ensemble. On calcine le tout , et soustrait du poids des cendres obtenues celui des cendres du filtre. Le reste représente le poids des cendres de l'acide humique, qu'on soustrait du poids brut de ce dernier. Après cette opération , on a le poids de l'acide humique pur.

/. Dosage de l'humine.

On prend une quantité de terre égale à celle dont on s'est servi en e , et on la fait bouillir pendant quelques heures avec de la lessive de potasse caustique , dans une capsule de porcelaine , en ayant soin de remplacer l'eau à mesure qu'elle s'évapore. On étend d'eau , filtre et lave le précipité. Quand la terre contient beaucoup d'humine, on ne verse d'abord, sur le filtre, que la solution surnageant le précipité , qu'on fait bouillir avec une seconde solution toute fraîche de potasse caustique, après quoi on verse le tout sur le filtre.

On dose dans la liqueur filtrée la totalité de l'acide humique, comme en «.

En soustrayant du poids de l'acide humique obtenu en f, par l'altération de l'humine sous l'influence des alcalis caustiques,

celui de l'acide obtenu en a , on a pour différence un certain poids qui sert à trouver celui de l'humine existant dans la terre.

g. Dosage des débris organiques qui ne sont pas encore transformés en humine, acide humique et produits analogues.

On prend la terre desséchée en a , correspondant à gr. 4 0 de terre fraîche , et on la chauffe dans une capsule de platine , jusqu'à ce que toutes les parties organiques qu'elle contient soient brûlées. On humecte le résfdu avec une solution de carbonate ammonique , on évapore , calcine au rouge faible , et on pèse. Tout ce que la terre a perdu pendant cette caicination provient des substances organiques qui s'y trouvaient. Il suffît de soustraire de cette perte le poids correspondant à l'humine et à l'acide humique trouvé pour arriver à savoir combien la terre contenait de matière organique non décomposée.

h. Dosage de l'azote du sol.

On l'effectue d'après la méthode indiquée au § 449. On prend pour ce dosage d'autant plus de terre qu'elle contient moins d'azote. Il faut qu'on obtienne dans cette analyse au moins gr. 0,400 de chloro-platinate ammonique , si on veut pouvoir tirer des conclusions positives de ce dosage.

Comme on a dosé en g l'azote avec les substances organiques , il ne faut pas inscrire dans l'analyse le poids de ce principe à part, mais bien le donner à titre de renseignement sur la nature des débris organiques contenus dans le sol.

t. Dosage des substances cireuses et résineuses.

Ces matières n'existent guère que dans certaines terres, telles que celle de bruyère ou de tourbe. Quand on veut les doser séparément , on dessèche au bain d'eau gr. 4 00 de terre , qu'on fait bouillir à plusieurs reprises avec de l'alcool fort. On introduit les liqueurs filtrées dans une cornue , où on les évapore jusqu'à moitié , après quoi on laisse refroidir. Si la liqueur contient de la cire, elle s'en sépare alors; on la recueille sur un filtre pesé, où on la

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lave avec de l'alcool froid , après quoi on la dessèche et la pèse avec le filtre.

On ajoute de l'eau à la liqueur filtrée , qu'on évapore jusqu'à ce qu'on en ait chassé tout l'alcool ; on lave avec de l'eau la résine qui s'en sépare , on la dessèche et la pèse.

Pour peu que la quantité de cire et de résine qu'on a trouvée soit considérable , on doit ia soustraire du poids de l'acide mimique, parce qu'on les a dosées plus haut, en même temps que lui.

p. BxpMltte» 4e* résultats.

Lorsqu'on expose le résultat de l'analyse des terres, il faut essentiellement tenir compte des trois points suivants :

a. Il faut qu'on puisse comparer sans peine entre elles les données de plusieurs analyses.

b. On doit pouvojr les comparer facilement aussi avec les analyses de cendres.

c. Il faut que l'analyse donne une idée aussi exacte que possible de la composition du sol.

Pour que l'exposition d'une analyse réponde à ces trois conditions de perfection , il faut qu'elle soit triple ; car une seule ne saurait atteindre au but. Ce calcul est long et difficile ; mais il l'est bien moins que l'analyse elle-même , et il faut d'ailleurs le faire toujours , puisqu'il rend l'analyse plus utile, en la mettant mieux à la portée de tous.

Nous proposons donc trois méthodes po r exposer les résultats de l'analyse :

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