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Solubilité de l'oxalate plombique

On précipita, avec de l'oxalate ammonique et de l'ammoniaque, une solution étendue d'acétate plombique. Après avoir laissé le tout longtemps en repos, on le jeta sur un filtre. La liqueur filtrée traitée par le sulfide hydrique présentait les mêmes caractères que celle du n° 35, b ; c'estrà-dire qu'on ne s'apercevait de sa teinte brune qu'en la regardant, de haut en bas, dans un tube d'essais. On obtint le même résultat dans une autre expérience, où on ajouta au mélange du nitrate ammonique.

37. Solubilité du sulfate plombique dans l'eau pure, § 57, d. On prit du sulfate plombique parfaitement bien lavé et encore

humide, sur lequel on versa de l'eau, avec laquelle on le laissa en digestion pendant cinq jours , à une température de 40° à 45° en ayant soin de le remuer fréquemment. Gr. 84,42 de la liqueur filtrée à 4 4 ° C laissèrent gr. 0,0037 de sulfate plombique ; ce qui prouve que 4 partie de ce sel estsoluble dans 22846 parties

d'eau pure à 44°.

Cette solution , traitée par le sulfide hydrique et introduite dans un tube d'essais, vue par transmission, paraissait presque incolore, tandis qu'en la regardant, de haut en bas, on voyait bien qu'elle était brune.

38. Solubilité du sulfate plombique dans l'eau chargée d'acide

sulfurique , § 57, d.

On précipita, avec un excès d'acide sulfurique pur étendu d'eau , une solution très-étendue d'acétate plombique ; puis on chauffa doucement et on laissa le tout en repos pendant quelques jours. Gr. 80,34 de la liqueur filtrée laissèrent gr. 0,0 023 de sulfate plombique, en sorte que 4 partie de sel est soluble dans 36504 parties de liqueur.

Cette solution, traitée par le sulfide hydrique, paraissait presque incolore en la regardant, de haut en bas, dans le tube d'essais.

39. Solubilité du sulfate plombique dans l'eau chargée de sels ammoniacaux et d'acide sulfurique libre.

On versa de l'acide sulfurique en excès dans une solution trèsétendue d'acétate plombique , à laquelle on avait ajouté une quantité assez forte de nitrate ammonique. La liqueur, filtrée au bout de quelques jours et traitée par le sulfide hydrique , ne paraissait guère plus colorée que de l'eau pure lorsqu'on la regardait , de haut en bas, dans le tube d'essais.

40. Action de la calcination sur le sulfate plombique, § 57, d. En déterminant le poids atomique du soufre , MM. Erdmann et

Marchand prétendent avoir trouvé que le sulfate plombique perd un peu d'acide sulfurique lorsqu'on le calcine au rouge. Journ. fur PracU Chemie , XXXI , s. 335. Afin d'apprendre jusqu'à quel point cette assertion était fondée , et si on pouvait encore doser le plomb sous forme de sulfate, sans courir trop de chances d'erreur, nous prîmes gr. 2,2454 de sulfate plombique . absolument pur, que nous chauffâmes au rouge vif sur une lampe à alcool à double courant; le poids du sel ne varia point, en sorte que la perte qu'il a éprouvée par la calcination, si tant est qu'il y en ait eu une, ne s'est pas élevée au-dessus de gr. 0,0004 .

44. Action du sulfide hydrique sur les solutions de plomb -, § 57, f.

On sait que les solutions plombiques qui contiennent beaucoup d'acide libre ne sont pas précipitées par le sulfide hydrique si on ne les étend pas d'eau. M. Triboulet, ayant annoncé dans lesArchiv. de Pharm., XXIX, s. 234, que le sulfide hydrique ne précipitait

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tout le plomb contenu dans une solution d'acétate potassique qu'après qn'on y avait ajouté de l'ammoniaque , nous voulûmes nous assurer de la rectitude de cette assertion. Nous partageâmes en deux portions une solution concentrée d'acétate potassique, à laquelle on avait ajouté de l'acétate plombique, et qu'on acidifia avec une goutte d'acide acétique. On ajouta à la portion a un excès de sulfide hydrique dissous dans l'eau , tandis que dans la portion 6 on fit passer un excès de sulfide hydrique gazeux. Dans l'un et l'autre cas, la précipitation du plomb fut si complète, que la liqueur filtrée n'était pas le moins du monde altérée par une addition de sulfhydrate ammonique. Il est done positif que l'expérience de M. Triboulet l'a amené à une musse conclusion , due sans doute à ee que l'acétate potassique dont il s'est servi contenait un peu de fer.

49. Caractères du mercure à la température ordinaire, et en présence de l'eau bouillante , § 58 , a.

Il était nécessaire de savoir de quelle quantité diminue le poids du mercure métallique lorsqu'on le dessèche ou qu'on le fait bouillir avec de l'eau peur arriver à connaître la meilleure manière de dessécher ce métal. C'est ce qui nous engagea à entreprendre les expériences que nous allons décrire.

Dans un verre de montre bien propre, nous mîmes gr. 6,444 8 de mercure bien pur, sur lequel nous versâmes de l'eau , que nous enlevâmes aussitôt par décantation , et avec du papier buvard , jusqu'à ce que le métal fut de nouveau très-sec; il pesait alors gr. 6, 444 2; exposé pendant quelques heures au contact de l'air, il ne pesait plus que gr. 6,4444. Nous exposâmes ensuite ces gr. 6,4444 de mercure sous une cloche au-dessus d'un vase plein d'acide sulfurique, et à 47° G; son poids n'avait absolument pas changé au bout de vingt-quatre heures. Nous introduisîmes ladite quantité de mercure dans un ballon avec de l'eau distillée que nous fîmes bouillir très-fortement pendant un quart d'heure. Reporté alors dans le verre de montre , le mercure pesait , après avoir été desséché soigneusement aveo du papier buvard, gr. 6,4402. Ayant découvert que des traces de mercure étaient

restées attachées au bord d'un morceau de papier buvard * nous répétâmes l'expérience avec lesgr. 6*4493 de Mercure qui, après avoir bouilli ericore une fois, pendant un quart d'heure , avee de l'eau, n'avaient perdu que gn 0,0004:

Les gr. 6,4398 de mercure qui restèrent encore, exposés, pendant six jours au contact de l'air, durant les chaleurs de l'été $ ne perdirent que gr. 9,0095.

43: Action du sulfure mercurique sur l'hydrate* potassique) le sulfhydrate ammonique ; etc. j § 59 * *.

a. Lorsqu'on fait bouillir avec de la lessive de potasse pure du sulfure mercurique récemment précipité * il ne s'en dissout pas la moindre trace ; aussi le ehlofide hydrique versé dans la liqueur filtrée n'y produit-il ni un précipité) .ni même une simple coloration;

6. Le sulfure mercurique se dissout tout entier dans la lessive de potasse caustique $ à laquelle on ajoute du sUlfide hydrique ) du sulfhydrate ammonique, ou du soufre.

6; Lorsqu'on fait digérer le sulfure mercurique avec du sulfhydrate ammonique jaune eu incolore * il ne s'y en dissout pas la moindre trace j non plus que dans le cyanure potassique* En versant du chloride hydrique dans la liqueur filtrée, celle du sulfhy* drate ammonique laissa déposer du soufre parfaitement pur, tandis que celle du cyanure potassique ne se troubla pas du tout.

d. Lorsqu'on expose au contact de l'air du sulfure mercurique humecté avee de l'eau j il ne s'altère point $ et il ne se produit alors» ni oxyde mercurique^ ni acide sulfurique;

44. Action de la calcination sur l'oxyde cuivrique, § 89 , o.

On prit de l'oxyde cuivrique pur) préparé avec du nitrate cuivrique, et on le calcina au rouge dans un creuset de platine qu'on laissa refroidir sur de l'acide sulfurique; Gr; 3,5490 d'oxyde cuivrique calciné au rouge vif le plus intense possible sur une lampe de Berzelius ne changèrent pas de poids:

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