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Oxyde chromique

a. Dissolution.

Il y a beaucoup de composés chromiques solubles dans l'eau. L'hydrate chromique et la plupart des sels chromiques insolubles dans l'eau se dissolvent dans le chloride hydrique. Après avoir été chauffé au rouge , l'oxyde chromique et beaucoup de ses sels deviennent insolubles dans les acides. Lorsqu'on a affaire à des composés chromiques modifiés de cette manière , il faut d'abord les fondre avec du carbonate sodique , § 20 a , pour pouvoir les dissoudre ensuite dans le chloride hydrique. La petite quantité d'oxyde chromique qui passe à l'état d'acide par la fusion avec le carbonate alcalin au contact de l'air, repasse à l'état d'oxyde lorsqu'on le chauffe avec du chloride hydrique. On facilite beaucoup cette réduction en ajoutant un peu d'alcool au mélange.

b. Dosage.

C'est toujours tel quel, qu'on pèse l'oxyde chromique, § 50. On lui fait prendre cette forme en le précipitant à l'état d'hydrate qu'on calcine ensuite , ou bien en calcinant tout d'abord le composé auquel on a affaire.

On peut transformer en Oxyde chromique pur.

a. Par précipitation.

Tous les composés chromiques solubles dans l'eau , ainsi que ceux qui abandonnent leur acide lorsqu'on les dissout dans le chloride hydrique.

b. Par calcl nation.

«. Tous les sels chromiques à oxacide volatil , quand ils ne renferment pas d'autres matières fixes.

p. Tous les sels chromiques à acide organique.

On analyse les combinaisons de l'oxyde chromique avec les acides chromique , phosphorique , borique et silicique , suivant les méthodes indiquées pour chacun de ces acides dans la partie II de cette section.

Dosage de l'oxyde chromique.

a. Par précipitation.

On chauffe à 400° la solution chromique, qui ne doit pas être trop concentrée, et on y verse de l'ammoniaque en léger excès. On continue à tenir le mélange pendant près d'une demi-heure à une chaleur voisine de l'ébullition, on filtre et lave bien avec de l'eau chaude le précipité , qu'on dessèche et calcine suivant le § 34 ou § 32. Il faut faire bien attention de ne chauffer que très- lentement l'oxyde chromique , et de fermer le creuset , parce qu'il y 6 toujours projection de substance lorsque l'oxyde entre en incandescence , au moment où il passe de sa variété solubie, à l'insolu* ble. On ne doit jamais filtrer la liqueur précipitée avant qu'elle soit parfaitement incolore. On éprouverait de grandes pertes si on la filtrait quand elle est encore rougeâtre , ce qui prouve qu'elle n'a point encore été assez longtemps chauffée. Les caractères du précipité et de son résidu se trouvent au § 50. Cette méthode donne des résultats très-exacts lorsqu'on la suit avec toutes les précautions voulues.

b. Par calcina tion.

a. On a un sel chromique à acide volatil. Même traitement que les composés aluminiques correspondants, § 78.

p. On a un sel chromique à acide organique. Même traitement que les composés magnésiqued correspondants, § 77.

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